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Robert Edwin Peary

La conquête du pôle Nord
La conquête du pôle Nord

Explorateur polaire américain (Cresson Springs, Pennsylvanie, 1856-Washington 1920), conquérant du pôle Nord.

Officier de marine, Peary fait preuve d'une extraordinaire ténacité pour parvenir à son but, l'un des derniers grands objectifs de l'exploration, la conquête du pôle Nord. Il commence par se donner, très longuement, une solide expérience de l'Arctique en séjournant chez les Esquimaux du nord-ouest du Groenland à partir de 1892. Parti de la région du détroit de Smith, il étudie le nord de la grande île jusqu'au fjord Independence, puis revient à son point de départ en traversant l'inlandsis. Une série de conférences relatant ce voyage lui permet de trouver les fonds nécessaires à une deuxième expédition, qu'il entreprend en 1893. Il va séjourner dans l'Arctique vingt-cinq mois avec sa femme (qui donnera alors naissance à une fille). Il parvient de nouveau au fjord Independence en 1894, mais son retour est très difficile.

Peary démontre que le Groenland est une île

En 1896, Peary présente à l'American Geographical Society son projet de raid vers le pôle en utilisant l'itinéraire qui commence au détroit de Smith et dont il connaît bien maintenant les premières étapes. L'année suivante, il se voit confier un yacht par un Anglais, le Windward : avec ce petit navire, il étudie le littoral de l'île d'Ellesmere et celui de la terre de Grant, qui lui fait suite vers le nord (1898). Il atteint l'extrémité septentrionale du Groenland en 1900, démontrant ainsi que cette région est une île, et fait ensuite plusieurs pointes vers le nord, sur la banquise. Sa renommée, sans cesse accrue, permet d'obtenir des souscripteurs américains les sommes nécessaires à la construction d'un navire conçu pour l'exploration polaire, le Theodor-Roosevelt, capable de résister aux glaces de l'hivernage et de constituer la base de départ de raids en traîneau sur la banquise : avec lui, Peary réussit à franchir, en 1905, le canal de Robeson, le plus étroit passage entre le Groenland et la terre de Grant. Le navire est pris par les glaces sans dommage à l'extrémité nord-est de cette dernière, près du cap Sheridan. Un raid avec les traîneaux permet à Peary de battre l'ancien record de Nansen en parvenant à 87° 6' de latitude (21 avril 1906).

Le premier au pôle Nord

Désormais, il est prêt pour la dernière étape : en septembre 1908, le Theodor-Roosevelt est de nouveau au cap Sheridan. L'hivernage est consacré à la préparation minutieuse de l'expédition et, en février, les explorateurs gagnent le cap Columbia, extrémité nord de la terre de Grant, partie la plus septentrionale de l'archipel arctique, un peu à l'ouest du cap Sheridan. De là, le 1er mars 1909, six groupes de traîneaux se mettent en marche : cinq ont pour seule tâche d'établir des dépôts de vivres successifs pour préparer le retour de celui qui est dirigé par Peary. On est retardé par des chenaux d'eau libre. Le 1er avril, au-delà de 87° de latitude, le détachement de Peary, désormais isolé, continue vers le nord. Il comprend le domestique Henson et quatre Esquimaux. La dernière étape commence le 6 avril ; le soir, le but tant attendu, le pôle Nord, est atteint. Après une petite cérémonie, où l'on brandit la bannière étoilée, le retour se fait sans difficulté. Tout le monde est au cap Columbia le 23 avril. Mais, au retour, cette victoire allait être ternie par la polémique avec un autre Américain, Frederick Cook, qui allait prétendre, sans preuves sérieuses, être parvenu au pôle dès le 21 avril 1908.