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Albert, comte de Mun

Homme politique français (Lumigny, Seine-et-Marne, 1841-Bordeaux 1914).

Sorti de Saint-Cyr (1862), il participe à la guerre franco-allemande (1870-1871) et est fait prisonnier à Metz. Pendant sa captivité en Allemagne avec René de La Tour du Pin, il découvre le catholicisme social allemand. Ayant rejoint Paris en mars 1871, A. de Mun participe à la répression de la Commune, mais en tire la conclusion qu'il faut combler l'abîme qui sépare la classe ouvrière de la bourgeoisie catholique. Il fonde, en 1871, avec La Tour du Pin, les Cercles catholiques d'ouvriers, associations ouvrières encadrées par une élite catholique aristocratique ; paternalistes d'inspiration et évoluant vers le système corporatiste, ces cercles prépareront les catholiques à lutter sur le terrain syndicaliste. En 1886, il jette les bases de l'Association catholique de la jeunesse française (ACJF).

Membre de l'Union de Fribourg, A. de Mun contribue à l'élaboration de l'encyclique Rerum novarum de Léon XIII (1891).

Ayant démissionné de l'armée (1875), il est élu député en Bretagne (1876) et sera presque constamment réélu jusqu'en 1914. C'est en vain qu'il essaie de constituer un parti catholique. Quoique monarchiste, il accepte de suivre Léon XIII en se ralliant au régime républicain. Orateur écouté, A. de Mun contribue au vote de la législation protectrice des travailleurs et lutte contre la politique anticléricale de la IIIe République. La menace d'une guerre franco-allemande le renforce dans son nationalisme. (Acad. fr., 1897.)

Pour en savoir plus, voir l'article IIIe République.