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Angela Merkel

Angela Merkel
Angela Merkel

Femme politique allemande (Hambourg 1954).

1. Venue de l'Est

Née à l'Ouest, elle grandit à l'Est où sa famille s'installe à Quitzow en 1954, puis à Templin en 1957 ; son père, pasteur protestant, estimait que la République démocratique allemande (RDA) avait davantage besoin de pasteurs que la RFA. Elle étudie la physique à l'Université de Leipzig et entre en 1978 à l'Académie des sciences de RDA. En 1986, elle passe sa thèse de doctorat. Plutôt apolitique pendant les années passées en RDA, dont elle estime qu'elles ont « autant de valeur » que celles d'un citoyen de RFA, elle appartient à un groupe d'étudiants religieux et est favorable, dans les années 1980, à Solidarność.

2. Plus jeune ministre de l'histoire de l'Allemagne

Sa carrière est celle d'un outsider soudainement projeté sur le devant de la scène politique. Membre du mouvement Renouveau démocratique (1989-1990), elle est appelée par le nouveau et dernier chef de gouvernement de la République démocratique allemande, Lothar de Maizière, pour être sa porte-parole adjointe. Élue députée dès les premières élections de l'Allemagne réunifiée (décembre 1990), elle est ministre de la Condition féminine et de la Jeunesse (1991-1994), puis ministre de l'Environnement (1994-1998) dans le gouvernement Kohl.

3. Première chancelière allemande

Après avoir adhéré à la Christlich-Demokratische Union (CDU) en août 1990, elle en devient vice-présidente (1991-1998) puis secrétaire générale (1998-2000) avant de remplacer Edmund Schaüble à la présidence fédérale en avril 2000 et d'être régulièrement réélue à cette fonction depuis. En novembre 2005, à la suite de la victoire de la CDU-CSU aux élections législatives, elle est élue première chancelière d'Allemagne, succédant à Gerhard Schröder.

À la suite de la victoire de la CDU-CSU et des libéraux du Freie Demokratische Partei (FDP) aux élections législatives de 2009, elle dirige une « coalition noire-jaune », depuis le 28 octobre 2009. Une alliance qui cependant ne tarde pas à s’effriter avec l’effondrement du FDP aux scrutins régionaux de 2011 et par les revers électoraux de la CDU – dont une défaite historique dans le Land du Bade-Wurtemberg, ravi par les Verts – un échec qui se confirme à l’issue de la plupart de ces élections malgré le ralliement de la chancelière à l’abandon progressif de l’énergie nucléaire.

Ce passage à vide est toutefois de courte durée pour la chancelière qui conserve une forte popularité malgré les critiques concernant les conséquences sociales de sa politique de rigueur et alors que son adversaire social-démocrate ne parvient pas à offrir une alternative crédible. Elle remporte ainsi haut la main les élections législatives de septembre 2013. Une victoire en demi-teinte cependant dans la mesure où son allié libéral est éliminé du Bundestag, ce qui l’oblige à négocier avec le SPD en vue de former une nouvelle « grande coalition ». Elle est réélue à la tête du gouvernement pour un troisième mandat consécutif le 17 décembre.

Pour en savoir plus, voir l'article Allemagne : vie politique depuis 1949.