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Jean-Marie Le Pen

Front national, 1998
Front national, 1998

Homme politique français (La Trinité-sur-Mer 1928).

Les guerres d'Indochine et d'Algérie, auxquelles il participe comme officier de réserve volontaire, constituent certainement l'élément déterminant de la carrière politique de Jean-Marie Le Pen, entièrement vouée à la défense des idées nationalistes, dans la lignée d'un Drumont ou d'un Maurras.

Lancé en politique par Pierre Poujade, le défenseur des petits commerçants et artisans, il est élu député en 1956, puis de nouveau en 1958. Il consacre ces années à la défense de l'Algérie française puis soutient activement la candidature de Jean-Louis Tixier-Vignancour à la présidentielle de 1965. Il connaît ensuite une traversée du désert et fonde une société qui édite des « documents historiques », textes et disques, souvent consacrés à l'Allemagne nazie. Un héritage inespéré va lui permettre de se lancer à plein temps dans la politique.

Il fonde le Front national (FN) en 1972, et en devient le président inamovible. En 1999, une scission à l'intérieur du parti donne lieu à la création du Mouvement national républicain, présidé par Bruno Mégret. Tribun exceptionnel, J.-M. Le Pen n'est pas desservi par ses écarts de langage empreints d'antisémitisme ni par les condamnations en justice dont il fait l'objet à plusieurs reprises et dont l'une lui vaut un an d'inéligibilité et d'être déchu en avril 2000 de ses deux mandats de conseiller régional de Provence-Alpes-Côte-d'Azur et de député européen (1984-2003, réélu depuis 2004).

Sa progression aux élections présidentielles est régulière. Partant de 0,7 % en 1974, il recueille 14,3 % des voix en 1988, 15 % en 1995 et surtout 16,8 % au premier tour de 2002, devant le candidat socialiste, Lionel Jospin, ce qui lui permet d'être présent au second, où il confirme l'audience de son parti en attirant sur son nom 5,5 millions d'électeurs. En revanche, il ne recueille en 2007 que 10,4 % des voix, un score inférieur à celui de 1988.

Conformément à son annonce faite en 2008, il quitte la présidence du parti à laquelle est élue, lors du congrès des 15 et 16 janvier 2011, sa fille Marine Le Pen. Élu président d'honneur du FN – poste créé par lui-même –, il conserve un rôle actif au sein du parti.

En mai 2015, à la suite d'une crise familiale et politique provoquée par la réitération de ses propos polémiques tenus en 1987, le président d'honneur du FN est suspendu de sa qualité d'adhérent du parti, mais il obtient gain de cause en justice. En septembre, à la suite de son exclusion décrétée par le bureau exécutif, le fondateur du FN annonce la création d'un « Rassemblement bleu blanc rouge », distinct du FN.

Pour en savoir plus, voir les articles Front national (FN), populisme, Ve République, France : vie politique depuis 1958.