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Ellen Johnson Sirleaf

Ellen Johnson-Sirleaf
Ellen Johnson-Sirleaf

Économiste et femme politique libérienne (Monrovia 1938).

1. L'opposante condamnée à l'exil

Diplômée de l'Université Boulder du Colorado et titulaire d'une maîtrise d'administration publique à Harvard (1971), elle est secrétaire d'État aux Finances (1972-1973) puis ministre des Finances (1979-1980) sous la présidence de William Tolbert, jusqu'à ce que le coup d'État de Samuel Doe (12 avril 1980) la contraigne à l'exil. De retour au Liberia en 1985, elle se présente aux élections sénatoriales mais est incarcérée à deux reprises pour avoir critiqué le régime du président Doe et quitte une nouvelle fois le pays.

Après avoir occupé plusieurs fonctions aux Nations unies, à la Banque mondiale et dans diverses institutions financières privées, elle rentre au Liberia en 1997. Devenue l'une des plus virulentes adversaires de l'ex-chef de guerre Charles Taylor (après l'avoir momentanément soutenu contre Samuel Doe en 1989 au début de la guerre civile), elle se présente face à lui à l'élection présidentielle de 1997 mais n'obtient que 10 % des voix.

2. La première femme élue à la tête d'un État africain

De nouveau candidate à l'élection présidentielle de 2005, sous la bannière du parti de l'Unité, elle l'emporte face à George Weah, star du football, avec 59,4 % des suffrages. Elle devient ainsi la première femme élue au suffrage universel à la tête d'un État africain et prend ses fonctions le 16 janvier 2006.

Ayant fait de la lutte contre la corruption sa priorité, celle que l'on surnomme la « Dame de fer » engage de profondes réformes institutionnelles. Elle parvient à effacer la dette du pays – un pays dont l'économie est anéantie et la majorité des infrastructures détruites –, et s'efforce avec succès d'attirer les investisseurs pour la reconstruction et la relance du secteur minier, l’un des principaux atouts du Liberia.

3. Colauréate du prix Nobel de la paix 2011

À la veille de l'élection présidentielle du 11 octobre 2011 lors de laquelle elle brigue un second mandat, elle reçoit avec Leymah Gbowee, une compatriote, et la Yéménite Tawakkul Karman, le prix Nobel de la paix « pour leur lutte non violente pour la sécurité et les droits des femmes ».

En tête du premier tour du scrutin avec près de 44 % des suffrages devant le chef de l’opposition Winston Tubman (32,7 %) elle est élue au second tour avec plus de 90 % des voix mais un taux de participation de 38,6 % contre plus de 71 % au premier, son principal adversaire s’étant retiré de la course et ayant appelé au boycott de l’élection.

Pour en savoir plus, voir l'article Liberia.