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Jan Fabre

Plasticien, metteur en scène et chorégraphe belge (Anvers 1958).

D'abord auteur pour le théâtre, puis promoteur de performances dans lesquelles il exhibe son propre corps, Jan Fabre affiche une volonté de provocation qui demeurera son image de marque de créateur. Dans les pièces qu'il met en scène à partir des années 1980 s'imbriquent étroitement théâtre, chorégraphie et parfois opéra. En 1986, il fonde à Anvers sa compagnie (Troubleyn) et bouscule aussitôt les genres établis. Ses audaces scéniques lui valent la réputation d'« enfant terrible » de la nouvelle culture flamande et, en France notamment, lui conquièrent un nombreux public d'amateurs. William Forsythe lui apporte sa propre onction en l'invitant à collaborer avec le prestigieux Ballet de Francfort (1989).

Oscillant de l'attraction à la répulsion, dans des dramaturgies où le mouvement (dansé ou non comme dans de fréquentes reptations) se veut expression de la frénésie ou de la panique, Jan Fabre pratique une forme de cynisme esthétique dont il donne lui-même une définition en comparant son travail à une « recherche de la beauté en tant qu'hommage à l'absence et à l'indicible ». Après avoir créé l'événement à la Biennale de Venise de 1984 avec une pièce de quatre heures et demie dédiée à la mémoire de Michel Foucault (le Pouvoir des folies théâtrales), il fait de chaque création un procédé hyperbolique pour abattre les clichés relatifs à l'image du corps dans notre société (Sweet Temptations, 1991; Da un'altra faccia del tempo, 1993; Glowing Icons, 1997; Je suis sang, 2001; l'Histoire des larmes, 2005; l'Orgie de la tolérance, 2008).