Avocat au parlement de Paris (1785), il publie de violents pamphlets contre la monarchie, notamment la France libre (1789). Orateur populaire, il décide la foule, réunie dans le jardin du Palais-Royal, à prendre les armes (12 juillet 1789). Animateur du club des Cordeliers, aux côtés de Danton, il fonde un journal, les Révolutions de France et de Brabant (novembre 1789) où il exprime ses idées républicaines. Secrétaire de Danton (août 1792), il est élu député de Paris à la Convention nationale où il siège avec les Montagnards. Désapprouvant les excès de la deuxième Terreur, il fonde, sous l'influence de Danton, le Vieux Cordelier (décembre 1793) où il attaque les hébertistes, et fait campagne pour la clémence. Compromis dans les menées des indulgents, il est arrêté (mars 1794), condamné à mort et guillotiné avec Danton (5 avril).