Homme politique français (Guérigny 1894-San Vito, près de Turin, 1955).
Proche de Léon Blum, il rompit en 1933 et défendit un néo-socialisme que résume la formule « ordre, autorité, nation ». Chef du Parti socialiste de France (1933), il refuse de « mourir pour Dantzig » (1939), ce qui le mena à la collaboration. Dirigeant en 1940 le quotidien L'Œuvre, fondateur du Rassemblement national populaire (1941), il devint secrétaire d'État au Travail (1944). Condamné à mort par contumace (1945), il parvint à se réfugier dans un monastère italien.