(Dunfermline, Écosse, 1600-exécuté à Whitehall, Londres, 1649), roi d'Angleterre, d'Écosse et d'Irlande (1625-1649), second fils de Jacques Ier et d'Anne de Danemark.
Devenu roi en 1625, il continue la guerre contre l'Espagne, et épouse Henriette-Marie, sœur de Louis XIII, Buckingham demeurant tout-puissant. À l'extérieur, ce sont les défaites de Cadix (1625) et de La Rochelle (1628). À l'intérieur, les Parlements successifs résistent aux exigences financières du roi. En 1628, le Parlement lui remet la pétition de Droit, qui limite sévèrement la prérogative royale. Charles Ier renvoie alors celui-ci et gouverne seul pendant onze ans. Après l'assassinat de Buckingham, le roi s'entoure de nouveaux conseillers, Laud et Strafford, partisans d'une politique sans compromis. L'absolutisme de Laud l'amène à vouloir étendre à l'Écosse presbytérienne la liturgie anglaise. La révolte des Écossais (1638) oblige le roi à réunir le « Court Parlement » (1640). Refusant l'aide financière qui lui est demandée, il est presque immédiatement dissous. Mais les Écossais continuent d'avancer. Débordé, le roi appelle le « Long Parlement », qui envoie Strafford (1641) puis Laud (1645) à la mort ; il est soupçonné d'avoir favorisé la révolte irlandaise par ses complaisances envers les catholiques. Le Parlement durcit alors son attitude, au point que le roi rompt avec lui (1642). La première guerre civile commence. L'armée royale est écrasée à Naseby (1645), et Charles Ier se rend aux Écossais (1646). Livré au Parlement anglais, il s'évade en 1647, déclenchant une seconde guerre civile, terminée par le rapide triomphe de l'armée de Cromwell. Ce dernier obtient du Parlement épuré (« Parlement croupion ») la mise en jugement du roi, qui est condamné à mort et décapité (janvier 1649).