Officier aux brillants états de service, il est poussé par Clemenceau qui voit en lui un rempart pour la République radicale. Ministre de la Guerre (1886-1887), le général Boulanger pratique une politique de défense républicaine nationaliste et démagogique qui le rend très populaire. Il devient alors le « syndic de tous les mécontents », qui comptent sur lui pour obtenir la révision de la Constitution républicaine. Mis d'office à la retraite (1888) par le gouvernement inquiet, il est triomphalement élu dans plusieurs départements et à Paris même (27 janvier 1889). Mais ses hésitations devant la prise du pouvoir font le jeu du gouvernement. Traqué par le ministère de l'Intérieur, dépassé par ses troupes, qui l'abandonnent peu à peu, Boulanger s'enfuit en Belgique, où il se suicide sur la tombe de sa maîtresse, Marguerite de Bonnemains.
Pour en savoir plus, voir les articles boulangisme, histoire de la France, IIIe République.
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