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Christine Angot

Écrivaine française (Châteauroux 1959).

Née Schwartz, elle grandit avec sa mère et sa grand-mère – son père, traducteur auprès des institutions européennes, ayant quitté le domicile conjugal avant sa naissance. Après une enfance à Châteauroux, elle suit sa mère à Reims où elle intègre un lycée privé de jeunes filles. Son père la reconnaissant officiellement, elle prend son nom d’état civil.

Après le baccalauréat, elle suit parallèlement des études d’anglais et de droit. Abandonnant l’anglais, elle poursuit le droit et passe un DEA. Obtenant une bourse, elle entre à Bruges dans une école de droit international. Mais en cours d’année elle quitte subitement l’établissement, désireuse de se consacrer à l’écriture qu’elle pratique alors impérieusement. « Je ne pouvais, dit-elle, être plus forte que [mon père]. Je ne pouvais pas parler quarante langues. Mais je pouvais parler la mienne, ma langue. L’écriture permet ça, se forger sa langue. La vraie matière brute de mes livres, c’est ma langue. »

Soutenue dans sa démarche par son mari, encouragée par quelques lecteurs attentifs (dont l’écrivain Pascal Quignard), elle persévère malgré les refus des maisons d’édition de publier ses écrits. C’est Gérard Bourgadier, éditeur à L’Arpenteur (filiale de Gallimard), qui fait paraître son premier livre en 1990, Vu du ciel. Le roman raconte l’histoire d’une fillette violée qui, assassinée, devient un ange gardien. Suivent Not to be (1992), Léonore, toujours (1994), Interview (1995), les Autres (1997) et Sujet Angot (1998), dans lesquels se fait jour un glissement de la fiction à l’autobiographie, un glissement volontairement équivoque, l’auteure allant jusqu’à mettre en scène un personnage homonyme qu’elle ne reconnaît cependant pas comme son double.

Elle remporte son premier succès d’envergure avec l’Inceste (1999). Le thème du livre, mais aussi le style de l’écriture – heurté, énergique, malmenant les règles syntaxiques – interpellent. Depuis, jouant habilement de la médiatisation de son personnage provocateur, elle occupe le devant de la scène littéraire : Quitter la ville (2000), Pourquoi le Brésil ? (2002), Peau d’âne, la peur du lendemain (2003), les Désaxés (2004), Rendez-vous (2006, prix de Flore), le Marché des amants (2008).

Christine Angot est également l’auteure de pièces de théâtre, qui prennent souvent la forme du monologue (Nouvelle vague, 1996 ; l’Usage de la vie, 1997 ; Normalement, id., avec Mathilde Monnier ; la Fin de l’amour, 2000 ; la Place du singe, 2005, avec Mathilde Monnier).