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îles Maldives

en divehi Divehi raajje

Nom officiel : République des Maldives

Carton de situation - îles Maldives
Drapeau des Maldives
Drapeau des Maldives

État insulaire d'Asie du Sud, les Maldives sont situées dans l'océan Indien, à 650 km environ à l'ouest et au sud-ouest de Colombo, capitale commerciale du Sri Lanka.
Les Maldives sont membre du Commonwealth.

  • Superficie : 300 km2
  • Nombre d'habitants : 345 000 (estimation pour 2013)
  • Nom des habitants : Maldiviens
  • Capitale : Malé
  • Langue : divehi
  • Monnaie : rufiyaa (roupie des Maldives)
  • Chef de l'État : Abdulla Yameen Abdul Gayoom
  • Chef du gouvernement : Abdulla Yameen Abdul Gayoom
  • Nature de l'État : république à régime présidentiel
  • Constitution :
    • Adoption : 7 août 2008
Pour en savoir plus : institutions des îles Maldives

GÉOGRAPHIE

Les Maldives, ou Maldipa (« île de Mal »), constituent avec leurs voisines Minicoy et les Laquedives l'un des archipels situés au sud-ouest de l'Inde et de Sri Lanka. À quatre cent miles environ de Colombo, elles s'étendent en latitude de 7° 10′ nord à 0° 40′ sud. Extrêmement émietté, l'archipel compte de dix à douze mille îles, îlots et récifs, dont 222 sont habités. Chaque atoll est un groupe d'îles émergeant sur une couronne de récifs à fleur d'eau.

Ce sont exclusivement des formations coralliennes, reposant, comme les Laquedives, sur des hauts fonds de l'océan Indien, qui pourraient résulter d'un soulèvement volcanique ou du prolongement sous-marin de la très vieille chaîne des Aravalli. Elles sont constituées par un groupe de dix-sept atolls, qu'un vaste récif-barrière enveloppe complètement et protège de la houle. Soumises à un climat équatorial humide et aux températures modérées, elles sont affectées par le rythme annuel de la mousson, qui joue un très grand rôle dans la vie des habitants.

La population, originaire du Sri Lanka, a été profondément influencée par les commerçants arabes, qui introduisirent dans l'archipel l'islam et l'écriture. La culture du cocotier (production de coprah) et d'autres arbres fruitiers constitue l'essentiel de l'activité agricole. La pêche, qui a bénéficié d'une importante modernisation, est devenue une source de revenus d'exportation non négligeable. En dépit des risques écologiques et d'acculturation qu'il présente, c'est toutefois le tourisme qui procure, aujourd'hui, la majeure partie du produit intérieur brut des Maldives. La construction d'un aéroport à Malé a stimulé le développement de complexes hôteliers : 68 îles sont ainsi dévolues au tourisme. En 2004, un raz de marée consécutif à un séisme enregistré au large de Sumatra détruit les infrastructures d'une vingtaine d'îles et submerge de nombreux îlots.

HISTOIRE

Sous protectorat britannique à partir de 1887, indépendantes depuis le 26 juillet 1965, les Maldives ont un gouvernement républicain depuis le 11 novembre 1968. Les Britanniques conservent cependant le droit d'utiliser une base aérienne sur l'île de Gan dans l'atoll d'Addu. En 1975, Amir Ibrahim Nasir, le président de la République, écarte son Premier ministre et cumule les deux fonctions. Démissionnaire en 1978, il est remplacé par Maumoon Abdul Gayoom.

1. Le régime autoritaire de Maumoon Abdul Gayoom

Le coup d'État de 1988, sans doute fomenté par A. I. Nasir, est rapidement déjoué grâce à l'intervention de l'Inde, qui confirme ainsi son rôle de « gendarme de l'océan Indien ». Dirigeant d'une main de fer l'archipel, où les partis politiques sont interdits et toute forme d'opposition sévèrement réprimée, M. A. Gayoom, nommé unanimement seul candidat par le Parlement (ce choix est entériné par un référendum populaire en vertu d'une réforme constitutionnelle de 1998), est reconduit pour un sixième mandat consécutif en 2003. Cette année-là, la mort en prison d'un jeune homme accusé de détenir de la drogue provoque dans la capitale, Malé, des émeutes populaires et contraint le président à accepter l'instauration de réformes démocratiques.

Renouvelé en janvier 2005, le Parlement voit une montée de l'opposition ; il vote en juin pour la levée de l'interdiction des partis politiques. Lors du référendum organisé le 19 août 2007, les Maldiviens se prononcent pour le maintien du système présidentiel prôné par le parti Dhivehi Rayyithunge (DRP).

À la suite de la ratification, le 7 août 2008, par le président Gayoom d'une nouvelle Constitution instaurant pour la première fois l'élection présidentielle au suffrage universel direct, des élections sont organisées les 8 et 28 octobre 2008. Le président sortant M. A. Gayoom, qui visait un septième mandat à la tête du pays, avec 46,7 % des suffrages est évincé par le candidat du parti démocratique des Maldives (MDP) et ex-prisonnier politique Mohamed, dit Anni Nasheed, élu au second tour avec 54,2 % des voix.

2. Une transition démocratique difficile

Cependant, après la restauration de la démocratie et les premières élections pluralistes de l’histoire du pays en 2009, les relations avec l’opposition se détériorent. Cette dernière, conduite par le DRP de M. A. Gayoom, fait obstruction au Parlement dont elle a conservé le contrôle, forçant le gouvernement à démissionner en juin 2010. Le président doit par la suite faire face à une vague de mécontentement due à l’augmentation des prix alimentaires (mai 2011) auxquels s’ajoute la mobilisation de certains groupes religieux conservateurs hostiles à ses positions libérales. Ces mouvements sont bientôt rejoints par une partie des forces de police et de l’armée, alors que le président entre en conflit ouvert avec l’institution judiciaire et les partisans de l’ancien président Gayoom. En politique étrangère, les Maldives rétablissent leurs relations diplomatiques avec Israël et accueillent, en 2010, des négociations entre le gouvernement afghan et d’anciens talibans.

En février 2012, sous la pression de ces derniers et des militaires, M. Nasheed est ainsi poussé à la démission avant d’être remplacé par le vice-président Mohamed Waheed. En vue de pacifier la situation politique, une commission d’enquête nationale est chargée de faire la lumière sur les circonstances qui ont débouché sur ce transfert de pouvoir.

L’élection présidentielle de septembre 2013 est un désaveu pour M. Waheed qui n’obtient que 5 % des voix. Avec 45,5 % des suffrages, M. Nasheed vient en tête du premier tour du scrutin, annulé cependant par la Cour suprême qui allègue des fraudes. De vives tensions s’ensuivent, mais une nouvelle élection est finalement organisée en novembre conduisant à la victoire au second tour d’Abdulla Yameen Abdul Gayoom — demi frère de l’ancien président M. A. Gayoom et candidat du parti progressiste des Maldives (PPM) – avec 51,3 % des voix face à M. Nasheed. Soucieux d’éviter de nouveaux troubles, ce dernier reconnaît sa défaite. À la suite de cette élection controversée et depuis l'arrivée au pouvoir de M. Waheed, l'opposition est constamment affaiblie : en mars 2015, M. Nasheed est arrêté puis condamné à 13 ans de prison au terme d'un procès dénoncé par la communauté internationale. À la suite d'un attentat visant la vedette présidentielle en septembre, le vice-président, Ahmed Adeeb, soupçonné d'en être à l'origine, est démis de ses fonctions puis emprisonné. Après avoir fait adopter une loi antiterroriste, destitué le chef de la police en octobre, le président Yameen décrète l'état d'urgence en novembre.

Membre de l'Association de l'Asie du Sud pour la coopération régionale (SAARC), les Maldives attirent régulièrement l'attention des pays riches sur les menaces de disparition de l'archipel dues au réchauffement climatique. Le 1er janvier 2015, elles prennent la tête de l'AOSIS, l'Alliance des petits États insulaires.