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Sri Lanka

en cinghalais Sri Lankā, jusqu'en 1972 Ceylan

Nom officiel : République démocratique socialiste du Sri Lanka

Carton de situation - Sri Lanka
Drapeau du Sri Lanka
Drapeau du Sri Lanka

État insulaire d'Asie du Sud, le Sri Lanka est situé dans l'océan Indien, au sud-est de l'Inde, dont il est séparé par le golfe de Mannar et le détroit de Palk.
Le Sri Lanka est membre du Commonwealth.

  • Superficie : 66 000 km2
  • Nombre d'habitants : 21 273 000 (estimation pour 2013)
  • Nom des habitants : Sri Lankais
  • Capitales : Colombo (commerciale) et Sri Jayawardenepura Kotte (administrative et législative)
  • Langues : cinghalais et tamoul
  • Monnaie : roupie du Sri Lanka
  • Chef de l'État : Maithripala Sirisena
  • Chef du gouvernement : Ranil Wickremesinghe
  • Nature de l'État : république
  • Constitution :
    • Adoption : 17 août 1978
    • Entrée en vigueur : 7 septembre 1978
    • Révisions : 19 amendements entre novembre 1978 et avril 2015
Pour en savoir plus : institutions du Sri Lanka

GÉOGRAPHIE

Formée de plateaux et de collines entourant un massif montagneux central, l'île possède un climat tropical chaud, où la hauteur de pluies varie avec l'exposition à la mousson (l'Ouest est plus humide). L'agriculture, ressource presque exclusive, associe cultures vivrières (riz) et commerciales (caoutchouc et surtout thé). Mais la vie sociale et économique a été désorganisée par la lutte entre majorité cinghalaise, bouddhiste, et minorité tamoule, hindouiste (environ 20 % de la population, concentrés dans le Nord). Ce conflit a aussi provoqué un déclin du tourisme, affecté par ailleurs par le tsunami meurtrier du 26 décembre 2004.

1. Le milieu naturel

L'île du Sri Lanka est, géologiquement, un fragment du Deccan dont elle a été séparée au miocène par une transgression marine (aujourd'hui le détroit de Palk). À l'exception des calcaires miocènes du nord, elle est formée de roches précambriennes (gneiss, quartzites, ardoises, calcaires cristallins). Le relief est constitué par plusieurs niveaux de pénéplaines, comprenant les plateaux ondulés du nord et le Massif cinghalais au sud, culminant au Pidurutalagala (2 524 m). Sur le littoral s'étendent des plaines alluviales et lagunaires, de faible largeur. Situé entre 6° et 10° de latitude nord, le Sri Lanka a un climat équatorial, à faibles variations thermiques. Mais sa position dans l'aire des moussons entraîne des contrastes saisonniers. La zone humide, au sud, reçoit généralement plus de 2,50 m de précipitations, distribuées sur toute l'année, mais surtout en été (période de la mousson du sud-ouest) ; la végétation naturelle est une forêt équatoriale sempervirente. La zone sèche, au centre et au nord, reçoit moins de pluies (1,427 m à Anuradhapura), parce que le flux humide de la mousson du sud-ouest y est intercepté par le Massif cinghalais et la péninsule du Deccan ; la saison pluvieuse, comme dans le Tamil Nadu, est celle des cyclones d'automne, et la saison sèche dure de 4 à 8 mois ; la végétation y juxtapose forêts décidues, savanes arborées et brousses à plantes xérophiles. Le Massif cinghalais présente un étagement de climats tempérés et reçoit de très fortes pluies (jusqu'à 7 m au pic d'Adam).

2. La population

L'insularité et la position géographique du Sri Lanka – sur de très anciennes routes commerciales maritimes – expliquent pour beaucoup la diversité et la complexité du pays. S'il appartient sans conteste au monde indien, le Sri Lanka a gardé une grande ouverture sur le monde. Il reste aussi la seule trace de l'importance du bouddhisme dans le sous-continent (mis à part les populations tibéto-birmanes himalayennes) : les Cinghalais, peuple indo-aryen venu peut-être du Bengale, qui observent cette religion, forment en effet les trois quarts de la population. Le reste des Sri Lankais est constitué de Tamouls : cette population dravidienne et à majorité de religion hindouiste s'est établie de longue date dans le nord du pays (dans l'est habitent des musulmans, qui se disent également tamouls). Les influences coloniales (portugaises, hollandaises et britanniques) ont introduit le christianisme ; l'islam du Kerala indien est pratiqué par 6 % de la population. Les Britanniques ont attiré, à partir du xixe s., une nouvelle immigration tamoule en provenance de l'Inde pour les besoins des plantations de thé.

La répartition de la population est très disparate : on compte 800 habitants par km2 dans la région de Colombo et de Jaffna, tandis que le reste de l'île a moins de 100 habitants par km2. Colombo rassemble la quasi-totalité de l'industrie et des services. L'évolution démographique du Sri Lanka est sensiblement différente de celle du reste de l'Asie du Sud : l'ambitieuse politique sociale mise en place dès l'indépendance a permis le ralentissement rapide de la croissance de la population. La qualité du réseau de soins, le bon niveau d'éducation (seulement 10 % d'analphabètes) ont incité les Sri Lankais à réduire leur fécondité. Le pays est dominé par le conflit entre Cinghalais et les rebelles séparatistes tamouls (Tigres de libération de l'Eelam tamoul ), établis dans le nord et l'est du pays, autour de Jaffna.

3. L'économie

La politique volontariste du Sri Lanka, dès l'indépendance, a mis un terme au système colonial qui privilégiait les plantations destinées à l'exportation et les importations de denrées alimentaires. La priorité accordée à la riziculture a permis, grâce à l'utilisation systématique de nouvelles variétés et à une politique hydraulique ambitieuse, d'atteindre 90 % de l'autosuffisance en riz. La nationalisation des plantations de thé (dont le Sri Lanka est le troisième producteur mondial), de noix de coco et d'hévéas (pour la production de caoutchouc) a été mal gérée : les rendements sont nettement inférieurs à ceux de leurs concurrents. La part de ces produits dans les exportations est passée de 95 % en 1970 à seulement 31 % en 1991, au profit du secteur industriel. Celui-ci, qui compte maintenant pour le quart du produit intérieur brut, est dominé par le textile et la confection. Les infrastructures de transport permettent un important commerce intérieur, les réseaux routier et ferroviaire étant assez denses. Mais le Sri Lanka a pris du retard dans le développement de ses équipements électriques. L'énergie hydroélectrique, tributaire de la météorologie, contribue pour un tiers de l'énergie totale utilisée. L'essor du tourisme a été freiné par les troubles politiques mais il fournit toujours 4 % des entrées de devises, bien que le secteur ait été touché de plein fouet par le tsunami de 2004, qui a fait 30 000 victimes dans l'est du pays. Ce sont cependant les rapatriements de capitaux des émigrants (Tamouls fuyant la guerre et populations pauvres partant vers les pays du golfe Persique) qui constituent une source de devises non négligeable, de l'ordre de 20 %. Le Sri Lanka a su attirer la confiance des investisseurs étrangers ; certains voient dans ce pays un potentiel de développement digne de celui des « dragons » de l'Asie du Sud-Est. Cependant, la dette extérieure s'accroît ; la fragilité politique grève la croissance économique et le pays est encore trop tributaire de la variation des cours mondiaux.

HISTOIRE

Les premières traces de vie humaine datent du Xe millénaire avant J.-C. environ. Mais c'est vers le ve siècle avant J.-C. qu'arrivent des émigrants aryens venus du nord de l'Inde ; selon la légende, les Sinhalas (de simha, lion), qui donneront leur nom à l'île, ont à leur tête le prince Vijaya. Ils repoussent les premiers habitants, les Veddas, et pratiquent la riziculture irriguée. Peu après apparaissent les premiers Tamouls venus du sud de l'Inde. Cinghalais et Tamouls vont se livrer des guerres incessantes.

1. L'introduction du bouddhisme

C'est au iiie siècle avant J.-C. que Ceylan entre dans l'histoire avec le roi Tissa (250-210 avant J.-C.) qui, de sa capitale d'Anuradhapura, introduit le bouddhisme (à l'instigation, dit-on, de l'empereur Ashoka) et établit son contrôle sur toute l'île. Les rivalités avec les Tamouls tournent à l'avantage de ces derniers ; il faut la victoire de Dutugumunu (ou Dutthagamani) sur le roi tamoul Elara (vers 100 avant J.-C.) pour rétablir la suprématie cinghalaise. La monarchie favorise la religion, développe le pays, construit monuments, temples, systèmes d'irrigation.

Après l'effacement du bouddhisme en Inde, Ceylan devient le conservatoire de l'orthodoxie, d'où partiront les missionnaires vers l'Asie du Sud-Est. Le renforcement de la puissance dravidienne au sud de l'Inde, et par conséquent dans le nord de l'île, menace Anuradhapura, capitale du monde cinghalais pendant un millénaire.

En 993, un roi cola, Rajaraja, s'empare de Ceylan ; la monarchie cinghalaise se réfugie dans les régions montagneuses du sud. Mais, en 1070, le prince cinghalais Vijayabahu reconquiert l'île et établit la capitale à Polonnaruwa, stratégiquement mieux située. Son successeur, Parakramabahu Ier (1153-1186), restaure l'unité religieuse et entreprend un vaste programme de construction. Mais sa politique de grandeur et les aventures militaires dans lesquelles il se lance ruinent le royaume.

Après le xiiie siècle, le système hydraulique se dégradant, la pression tamoule devenant plus pesante, la population cinghalaise reflue vers le sud, de capitale en capitale ; la dernière sera Kandy.

2. La période coloniale

2.1. Comptoirs portugais et hollandais

Depuis des siècles, les Arabes venaient commercer sur les côtes de Ceylan, qu'ils appelaient « Sarandib » (les Grecs lui avaient donné le nom de « Taprobane »). En 1505, les premiers Portugais débarquent à Colombo. Le royaume voisin de Kotté se désintègre, tandis que les nouveaux venus ouvrent un fort et un comptoir pour les épices sur le site de l'actuelle capitale commerciale ; ils tentent de christianiser le pays. Ils se heurtent à la résistance des rois de Kandy qui les chassent de Colombo en 1656, avec l'aide des Hollandais. Mais ces derniers s'y installent à leur tour. La monarchie cinghalaise, repliée dans les hautes terres, abandonne en fait les côtes à l'étranger. En 1796, les Hollandais seront évincés par les Anglais.

2.2. La colonisation britannique

Avec l'arrivée des Anglais, Ceylan entre dans une nouvelle ère : les gouverneurs envoyés de Londres étendent leur emprise sur l'île entière, après avoir pris Kandy en 1815. Ils installent une administration, tracent routes et voies ferrées, établissent une économie de plantations, développent la culture du théier qui va devenir la principale ressource du territoire, mais aussi une nouvelle source de problèmes avec l'importation de nombreux travailleurs tamouls de l'Inde du Sud.

Les Sri Lankais n'admettent toutefois pas sans résister cette colonisation. De violentes révoltes éclatent en 1818 et en 1848. Par ailleurs, la présence britannique contribue à la naissance d'une bourgeoisie nationale qui sera rapidement atteinte par les idées nationalistes, comme en Inde voisine. Prenant les devants et profitant du calme relatif dans la colonie, Londres lui accorde dès 1931 l'autonomie interne, comptant sur la fidélité à la Couronne d'une élite formée à son image, et que l'on surnomme les « sahibs bruns » (Brown Sahibs).

Les familles d'hommes politiques et les partis qui marqueront la période d'après l'indépendance font leur apparition : Don Stephen Senanayake, Solomon W. R. D. Bandaranaike, ou le Lanka Sama Samaja Party (LSSP) trotskiste.

La Seconde Guerre mondiale interrompt ce processus, et Ceylan accède à l'indépendance le 4 février 1948 comme membre du Commonwealth.

3. L'indépendance

Le premier gouvernement est constitué par les conservateurs du parti national uni (UNP), dont les chefs se succèdent au pouvoir : Don Stephen Senanayake, son fils Dudley puis son neveu John Kotelawala, proaméricains, favorables à la libre entreprise. En 1951, Solomon W. R. D. Bandaranaike quitte l'UNP et fonde le parti de la Liberté du Sri Lanka (SLFP), plus nationaliste et à gauche. Il fait campagne pour le bouddhisme, la langue cinghalaise, les nationalisations, tire profit des rivalités ethniques et remporte les élections de 1956.

Entre-temps, D. S. Senanayake est mort (1952) et les rivalités ébranlent l'UNP. Très vite de violents incidents raciaux éclatent, les Tamouls s'opposant au remplacement de l'anglais par le cinghalais comme langue officielle. Solomon W. R. D. Bandaranaike adopte une diplomatie neutraliste et obtient l'évacuation des bases britanniques, mais il est assassiné en1959 par un extrémiste bouddhiste.

Sa veuve Sirimavo Bandaranaike prend la tête de la coalition lors des élections de mars 1960. L'UNP sort vainqueur, mais, incapable d'obtenir une majorité stable, il organise en juillet un nouveau scrutin, qui ramène au pouvoir le SLFP. Sirimavo Bandaranaike devient la première femme Premier ministre au monde. Elle renforce le contrôle de l'économie, développe le système de protection sociale, mais doit faire face à une situation économique difficile, à la montée du chômage et à la poussée démographique, à l'opposition de l'UNP, à l'hostilité des Tamouls à l'officialisation du cinghalais (appliquée en 1961). Elle instaure le contrôle de l'information et de l'éducation. En politique étrangère, elle se pose en champion du non-alignement.

L'UNP remporte les élections de mars 1965 et Dudley Senanayake prend la tête du gouvernement. Les grandes puissances occidentales lui accordent d'importants crédits. En échange, il lève une partie des contrôles économiques, adopte une politique plus libérale et indemnise les compagnies pétrolières nationalisées. Pour apaiser les Tamouls, il reconnaît le tamoul comme langue nationale (1966).

4. La montée des violences, sur fond de crise économique

En 1970, Sirimavo Bandaranaike bat à nouveau l'UNP à la tête d'un Front uni comprenant le SLFP, le LSSP et le parti communiste prosoviétique. Un an plus tard, en avril 1971, le pays connaît une grave crise avec l'insurrection fomentée par le Front de libération du peuple (Janata Vimukhti Peramuna, JVP, né en 1965-1966) à la tête d’un mouvement de jeunes extrémistes, en rupture de ban avec les trois mouvances prosoviétique, prochinoise et trotskiste de la gauche sri-lankaise et accusant cette dernière de s’être compromise avec le pouvoir.

La répression, rapide et brutale, fait des milliers de morts et des dizaines de milliers de prisonniers. Une législation d'exception est promulguée. Sirimavo Bandaranaike prend des mesures radicales (nationalisation des plantations, extension du secteur d'État), mais les difficultés économiques s'accentuent. Corruption, pénurie de biens de consommation, chômage s'intensifient, tandis que l'état d'urgence suscite une opposition profonde.

En 1972, Ceylan abandonne son statut de dominion et devient la République du Sri Lanka ; les institutions ne changent guère, mais ce nouveau statut permet de prolonger la durée de la législature de deux ans, jusqu'en 1977.

C'est en politique étrangère que Sirimavo Bandaranaike remporte ses principaux succès, en particulier avec la réunion de la conférence au sommet des pays non-alignés (août 1976), dont elle devient la présidente. Mais le mécontentement s'accroît. Pour faire face à la remontée de l'UNP, qui s'est donné un nouveau chef, Junius Richard Jayawardene, Sirimavo Bandaranaike donne un coup de barre à droite. Le LSSP quitte la coalition en 1975.

5. 1977-1993 : l'UNP aux prises avec le séparatisme tamoul

Les élections de juillet 1977 sont un triomphe pour Junius Richard Jayawardene ; le SLFP perd même le titre de parti officiel d'opposition au profit du Front de libération tamoul uni (TULF), fusion de deux mouvements nationalistes favorables soit au fédéralisme, soit même à l'indépendance. La gauche est éliminée du Parlement. Jayawardene instaure un régime présidentiel. Le Sénat est aboli et le système uninominal à un tour cède la place à la proportionnelle.

Le 7 septembre 1977, le Sri Lanka devient République démocratique socialiste. Le 4 février 1978, Jayawardene est proclamé président de la République. Il met fin à la législation d'exception, promulguant toutefois en 1979 de nouveaux textes restrictifs des libertés. Sirimavo Bandaranaike et son neveu Felix Dias Bandaranaike sont déchus, pour abus de pouvoir, de leurs droits civiques pour sept ans et l'ancien Premier ministre expulsé du Parlement.

Jayawardene fait des concessions aux Tamouls, tentés par la lutte armée pour obtenir un État séparé (Tamil Eelam), et promulgue une réforme décentralisatrice. Le cycle des attentats et de la répression se poursuit dans la région tamoule du Nord, tandis que des violences ethniques ont lieu en 1980 et 1981. Mais les décisions les plus importantes concernent l'économie vigoureusement orientée vers le libéralisme. L'industrialisation reçoit un coup de fouet avec l'ouverture de zones franches autour de Colombo par la Greater Colombo Economic Commission (GCEC).

Le 20 octobre 1982, Jayawardene organise une élection présidentielle anticipée, à l'issue de laquelle il est réélu. En décembre, il fait voter par référendum la reconduction pour six ans sans élections du Parlement.

5.1. Le séparatisme tamoul et la spirale de la violence

Les ambiguïtés de la politique menée par les autorités cinghalaises vis-à-vis de la communauté tamoule ne font qu'encourager la militarisation des groupes séparatistes. À partir de 1983, le pays sombre dans la violence interethnique entre Cinghalais et Tamouls.

Les Tigres de libération de l'Eelam tamoul (LTTE), qui disposent d'appuis à l'étranger et surtout dans l'État indien voisin du Tamil Nadu, tiennent tête aux troupes gouvernementales. Disposant de nombreuses armes modernes, ils parviennent à mener des actions de guérilla efficaces et à semer la terreur parmi les populations cinghalaises. Ils contraignent toutefois la population tamoule à prendre parti, ce qui provoque de nombreux départs des jeunes hommes vers l'Occident ou le sud de l'Inde.

L'armée cinghalaise s'avère incapable d'écraser les Tigres tamouls et le gouvernement de Colombo, constatant l'échec militaire et politique (des négociations avaient été entamées avec les Tamouls), se voit forcé, en 1987, d'appeler le « grand frère » indien à la rescousse : l'accord signé en juillet entre le Premier ministre indien Rajiv Gandhi et le président Jayawardene permet l'envoi immédiat de forces indiennes pour mettre un terme aux activités des séparatistes. Mais cette tentative de règlement reste un cuisant échec pour l'Inde, dont l'armée s'enfonce dans une guerre qu'elle conçoit davantage dans le cadre de sa politique de puissance régionale que dans une perspective de pacification : sans avoir remporté aucune victoire patente, elle se retire en mars 1990.

Le séparatisme tamoul n'est pas le seul élément du déchirement du pays : le Front de libération du peuple (JVP) reprend sa lutte entamée au début des années 1970 et multiplie en 1989 les attentats contre l'État, déconsidéré par son impuissance face à l'Inde, et sa puissance économique. La répression sanglante des autorités permet la fin du mouvement, mais atteint également d'authentiques démocrates et fait, dans le Sud, plusieurs milliers de dizaines de victimes cinghalaises.

Le nouveau président de l'UNP, Ranasinghe Premadasa, élu à la présidence de la République en décembre 1988, tente de régler la question tamoule. Mais la trêve qu'il obtient est de courte durée, et les combats reprennent de plus belle. On assiste alors à une radicalisation de la violence de part et d'autre : tandis que les Tigres tamouls s'en prennent aux milices musulmanes, l'armée ratisse les régions orientales et exécute sommairement les jeunes suspects. L'émigration reprend, alors qu'on évalue à plusieurs dizaines de milliers le nombre de morts.

6. Le retour du SLFP (1994-2001)

Le déchaînement meurtrier semble atteindre son paroxysme avec l'assassinat du président Ranasinghe Premadasa le 1er mai 1993, attribué à un séparatiste tamoul.

Des élections, organisées en août 1994, permettent le retour au pouvoir du SLFP à travers une coalition de gauche, l'Alliance du peuple, dirigée, d'août à novembre, par la fille de Sirimavo Bandaranaike, Chandrika Bandaranaike Kumaratunga, nommée Premier ministre. Élue à la présidence de la République en novembre – sa mère lui succédant au poste de Premier ministre –, Chandrika Kumaratunga mène des négociations avec les LTTE et obtient un cessez-le-feu en 1995, rompu au terme de quatorze semaines. Elle lance alors des opérations militaires de grande envergure – permettant, dans un premier temps, la prise de bastions importants aux séparatistes, qui répliquent par de sanglants attentats.

La population ne soutient que mollement le gouvernement, l'empêchant de mener à bien sa politique de réforme constitutionnelle qui octroierait plus d'autonomie aux régions et, notamment, à la minorité tamoule dans le cadre d'un État quasi fédéral. Au lendemain d'un attentat suicide perpétré à Kandy – lieu saint du bouddhisme – le mouvement des LTTE est interdit en janvier 1998. En août, l'état d'urgence est étendu à l'ensemble du pays, les élections provinciales reportées.

Fin 1999, en pleine campagne électorale, le pays est à nouveau frappé par des attentats meurtriers, dont l'un blesse Chandrika Kumaratunga, néanmoins réélue avec 51 % des suffrages devant son principal opposant, Ranil Wickremesinghe (UNP), discrètement soutenu par les LTTE. Alors que l'armée cinghalaise essuie une série de revers face aux Tigres tamouls, un nouveau processus de négociations se met en place sous la médiation de la Norvège en février 2000.

À quelques semaines des élections générales d'octobre 2000, Sirimavo Bandaranaike est remplacée à la tête du gouvernement par Ratanasiri Wickremanayake, choisi par l'Alliance du peuple pour conduire la campagne électorale. La coalition remporte 107 des 225 sièges du Parlement et obtient finalement la majorité absolue grâce au soutien de deux petits partis. La tentative présidentielle de faire passer son projet de réforme constitutionnelle – ce qui nécessite une majorité des deux tiers au Parlement – se heurte en août 2001 à l'obstruction de l'opposition. Un recours au référendum est alors envisagé puis abandonné.

7. Alternance et entrée en vigueur d'un cessez-le feu

Après une alliance éphémère en septembre-octobre 2001 avec le Front de libération du peuple (JVP, fraction radicale de gauche devenue nationaliste et populiste), la présidente dissout le Parlement. L'UNP remporte les élections anticipées du 5 décembre 2001 et son leader, Ranil Wickremesinghe, qui a fait sa campagne sur le thème de la paix et de la reprise économique, devient Premier ministre.

Soutenu par une majorité au Parlement, il entame, début 2002, des négociations avec les séparatistes tamouls, qui aboutissent à la signature d'un accord de cessez-le-feu permanent entrant en vigueur le 22 février 2002 et prévoyant l'ouverture de négociations de paix en septembre en Thaïlande, sous le parrainage de la Norvège. Le LTTE autorise dès avril le retour de 100 000 musulmans dans les places fortes rebelles du nord et de l'est de la péninsule de Jaffna, d'où ils avaient été chassés mais suspend les négociations accusant le gouvernement de ne pas tenir ses promesses.

Les négociations de paix reprennent le 1er novembre 2003 et permettent au LTTE de remettre ses propositions concernant le partage du pouvoir dans l'attente d'un règlement définitif. Mais, dès le 6, le processus de paix est torpillé par la présidente Kumaratunga et le SLFP, qui reprochent au gouvernement d'avoir fait trop de concessions au LTTE et rejettent les propositions de paix de ce dernier. Celles-ci prévoient la mise en place dans un cadre fédéral d'une autorité intérimaire d'auto-gouvernement (ISGA) dans le nord-est de l'île, à majorité tamoule.

L'Alliance pour la liberté du peuple uni (UPFA), la coalition menée par la présidente et formée notamment, autour du SLFP, de divers partis de gauche dont en particulier le Front de libération du peuple (JVP), remporte les élections législatives anticipées du 2 avril 2004 en obtenant une majorité relative au Parlement, avec 105 sièges contre 82 pour son rival, le Front national uni, alliance menée par l’UNP de Ranil Wickremesinghe. Mahinda Rajapakse devient Premier ministre. Mais le SLFP, sort affaibli du scrutin, passant de 77 à 60 sièges tandis que l’UPFA doit largement sa victoire à son partenaire du JVP, qui double sa représentation en obtenant 40 sièges et qui entre pour la première fois au gouvernement, exigeant par ailleurs une révision totale de l'accord de cessez-le-feu avec le LTTE et rejetant la médiation de la Norvège.

8. L'escalade de la violence

Un attentat-suicide au cœur de la capitale, le 7 juillet 2004, rompt la trêve en vigueur depuis plus de deux ans. Le 26 décembre 2004, un tsunami déferle sur les côtes sri lankaises, faisant plus de 30 000 morts et plus d'un demi-million de personnes déplacées et sans abri. La mise en place de l'aide humanitaire internationale envenime les relations entre le gouvernement et les séparatistes tamouls, qui entendent garder l'exclusivité de l'aide reçue de la diaspora dans les zones qu'ils contrôlent.

L'année 2005 est marquée par une série d'assassinats, dont, le 12 août, celui du ministre des Affaires étrangères, Laksman Kadirgamar – proche de la présidente Kumaratunga. Impliqué, le LTTE accuse le gouvernement d'aider la fraction sécessionniste du colonel Karuna. Le 17 novembre, le Premier ministre sortant, Mahinda Rajapakse, candidat du SLFP – avec le soutien notamment, à la fois du JVP et du « parti de l’Héritage national cinghalais » (Jathika Hela Urumaya, JHU), fondé en avril 2004 par des moines bouddhistes, tous deux résolument hostiles à toute concession au LTTE – est élu à la présidence de la République à une très faible avance sur son rival M. Wickremesinghe, partisan du dialogue avec les séparatistes.

En 2006, la recrudescence des hostilités entraîne l'ajournement sine die des négociations de paix prévues en avril à Genève, le LTTE refusant d'y participer. En juin, les négociations ouvertes à Oslo entre le gouvernement et le LTTE échouent du fait de l'inscription de ce dernier sur la liste des mouvements terroristes par l'Union européenne. Le bombardement le 15 juin par les forces aériennes sri lankaises de positions rebelles sur la côte Nord, en représailles à un attentat qui leur est attribué et ayant tué 64 civils, précipite le Sri Lanka dans la guerre civile.

Les attentats se multiplient et de violents affrontements, dans le nord et le nord-est, opposent le LTTE à l'armée qui reprend, en septembre, le contrôle de la région de Trincomalee (où les combats ont fait, en juillet-août, des centaines de victimes, dont de nombreux civils). Dressant le constat d'échec du processus de paix, le leader du LTTE, Velupillai Prabhakaran, affirme en novembre 2006 que le cessez-le feu de février 2002 est mort et que les Tamouls n'ont d'autre choix que l'indépendance.

De son côté, poussé par les partisans de la guerre, le gouvernement rompt officiellement le cessez-le-feu en janvier 2008. Armée et séparatistes se livrent en toute impunité à de nombreuses exactions (enlèvements, disparitions, enrôlements d'enfants) et cherchent à dresser les différentes communautés – Cinghalais bouddhistes, chrétiens, musulmans, Tamouls bouddhistes – les unes contre les autres.

9. La défaite des Tigres et la fin de la guerre civile

Aboutissement de sa vaste offensive déclenchée en janvier 2008, l'armée s'empare, en janvier 2009, de Kilinochchi, « capitale » politique du LTTE, puis de la Passe de l'Éléphant, bastion stratégique des Tigres pour contrôler la péninsule de Jaffna. L'ensemble de la région est dès lors isolée et alors que la situation humanitaire se dégrade de jour en jour – suscitant la réaction tardive de l'ONU qui dénonce des exactions dans les deux camps –, le président M. Rajapakse opte pour un « assaut final » contre la guérilla.

Le 17 mai, les derniers combattants du LTTE, cernés dans une étroite zone côtière dans le nord-est de l'île, cessent le combat et le lendemain, le gouvernement annonce la mort de leur chef V. Prabhakaran, lors d'un échange de tirs avec l'armée. La guerre civile prend ainsi fin après avoir fait plus de 70 000 morts et entraîné, dans ses dernières phases, le déplacement de quelque 400 000 personnes.

10. L’après-guerre et les défis de la reconstruction

Fort de sa victoire militaire, M. Rajapakse avance la date du scrutin présidentiel (prévu en 2011) dans le but d’aborder en position de force les élections législatives d’avril et l’emporte le 27 janvier 2010 avec 57,88 % des voix, réalisant ses meilleurs scores dans les provinces du Sud, du centre et de l’Ouest. Soutenu notamment par R. Wickremesinghe et l’UNP, par l’Alliance nationale tamoule, mais aussi par le Front de libération du peuple (JVP), retourné dans l’opposition, ainsi que par l’ex-présidente C. Kumaratunga, le général Sarath Fonseka, ancien chef d’état-major devenu le principal rival du chef de l’État après avoir été son proche allié dans la guerre contre les Tigres, obtient 40,15 % des suffrages suffrages (mais entre 50 % et plus de 60 % dans les provinces tamoules du Nord et de l’Est), un résultat qu’il rejette alors qu’il est accusé de conspiration contre le président puis arrêté en vue d’être traduit devant une cour martiale. Celle-ci le démet de son rang militaire et le condamne à deux ans et demi de détention pour corruption.

10.1. Le renforcement du pouvoir présidentiel

Au nom de la défense de la sécurité nationale, plusieurs officiers sont limogés et, tandis que plus d’une centaine d’administrateurs civils sont également démis de leurs fonctions, le président élu obtient de la Cour suprême le report du début de son mandat au mois de novembre 2010, avant de dissoudre le Parlement. L’Alliance pour la liberté du peuple uni (UPFA), reformée autour du parti pour la Liberté du Sri Lanka (SLFP) et conduite par le président élu, l’emporte très largement avec 144 sièges sur 225. L’opposition regroupée surtout autour de l’UNP et de son chef R. Wickremesinghe recule avec 60 députés, le JVP ne remporte que 4 sièges sur les 7 de l’Alliance nationale démocratique créée par S. Fonseka, tandis que l’Illankai Tamil Arasu Kadchi (ITAK), désormais le principal parti de l’Alliance nationale tamoule (TNA) parvient à faire élire 14 députés. Dès le mois de septembre 2010, le président élu est encore conforté par la suppression de la limitation du nombre de mandats présidentiels par le parlement.

10.2. Des négociations sans lendemain avec la minorité tamoule

En janvier 2011, le gouvernement ouvre avec les représentants de la minorité tamoule de difficiles négociations, alors qu’un rapport des Nations unies rendu public en avril 2011 fait état de possibles crimes de guerre commis par l’armée sri-lankaise dans les derniers mois de son offensive. Au cœur des discussions en vue d’une réconciliation figure l’application du 13e amendement constitutionnel qui prévoyait, dans le cadre des accords indo-sri-lankais de 1987, la reconnaissance du tamoul comme l’une des deux langues officielles et une dévolution de certains pouvoirs aux conseils provinciaux. Mais son entrée en vigueur avait été suspendue dès 1989 dans les territoires à dominante tamoule, la fusion des deux provinces du Nord et de l’Est décidée en 1988 ayant été de son côté officiellement abolie en octobre 2006.

Deux ans après la fin de la guerre, célébrée avec faste par le pouvoir en place, plus de 370 000 personnes déplacées sont retournées dans le Nord, mais la province reste sous l’administration du gouverneur, le général Chandrasiri. Entre mars et octobre 2011, des élections locales marquées par de nombreuses irrégularités, des intimidations et de violents incidents se déroulent dans le pays. Le parti présidentiel s’impose de nouveau assez largement devant l’UNP, à l’exception de la province du Nord où la TNA enlève 65 % des sièges.

Sans adversaire de poids et soutenu par une grande partie de la population, le président souffle le chaud et le froid : si l’état d’urgence, en vigueur presque sans interruption depuis 1971, est finalement officiellement levé fin août 2011, plusieurs décrets présidentiels donnent aux forces de l’ordre des pouvoirs considérables au nom de la lutte antiterroriste, particulièrement dans la province du Nord.

10.3. La militarisation du Nord

La militarisation de cette dernière et certaines formes de « cinghalisation » contredisent la volonté affichée par le gouvernement de parvenir à une pacification pérenne, ainsi que le préconise la Commission sur les « leçons retenues et la réconciliation » (Lessons Learnt and Reconciliation Commission, LLRC), dont le rapport final est rendu public en novembre. La création de bases militaires entraîne l’accaparement de terres privées et publiques et de nouveaux déplacements de populations ; simultanément, les immixtions de l’armée dans les activités agricoles et commerciales sont dénoncées par les représentants tamouls. Certains de ses membres sont par ailleurs accusés d’être impliqués dans des disparitions forcées.

Dénonçant les ingérences américaines ou onusiennes et niant les accusations d’atteinte aux droits humains et à la liberté d’expression en provenance d’ONG et de la diaspora tamoule, M. Rajapakse rejette sur la TNA et sur son leader, Rajavarothiam Sampanthan, la responsabilité du blocage des négociations. Il invite ainsi ce dernier à rejoindre la Commission parlementaire spéciale composée de représentants du gouvernement et de l’opposition, et chargée de faire des propositions concernant une éventuelle dévolution des pouvoirs aux provinces.

De leur côté, les représentants de la TNA exigent du gouvernement des engagements clairs, à commencer par la démilitarisation des anciennes zones de guerre et des garanties pour la réinstallation sur leurs terres des personnes déplacées. En position de force – comme en témoigne encore la victoire relative de l’UPFA au Conseil provincial dans la province orientale en septembre 2012 –, le pouvoir semble bien détenir les cartes maîtresses dans un jeu très inégal.

10.4. La défaite de Mahinda Rajapakse

À la suite de résultats décevants pour sa coalition à plusieurs élections provinciales en 2014, le président décide de convoquer une élection présidentielle anticipée le 8 janvier 2015, en misant sur la faiblesse et les divisions de l’opposition.

M. Rajapakse tente de vanter ses réussites économiques depuis 2010 – avec l’appui financier de la Chine ce qui suscite les inquiétudes de l’Inde et creuse la dette du pays – mettant en avant le développement des infrastructures telles que la nouvelle liaison ferroviaire express entre le sud et le nord du pays.

Cherchant également à discréditer ses adversaires, il est cependant pris de court par les contestations dans son propre camp. Choisi au dernier moment comme candidat de l’opposition, son ancien allié Maithripala Sirisena, ministre de la Santé dans le gouvernement sortant ayant rompu avec le pouvoir en novembre, est élu avec 51,28 % des suffrages.

Suivi par d’autres ministres et parlementaires, ce membre éminent du SLFP, dont il était le secrétaire général jusqu’à sa défection, a bénéficié de l’appui, notamment, de l’ancienne présidente C. B. Kumaratunga, de l’UNP de R. Wickremesinghe, de l’Alliance nationale tamoule, ainsi que du Congrès musulman du Sri Lanka. Il l’emporte ainsi largement dans les provinces du Nord et de l’Est, mais également dans la capitale Colombo avec 55,9 % des voix, celles du Sud et du Centre restant majoritairement acquises à Rajapakse. Mais si les minorités apportent leur soutien à M. Sirisena, ce dernier – originaire du Centre-Nord avec sa base électorale à Polonnaruwa – reçoit aussi celui des nationalistes bouddhistes du Jathika Hela Urumaya (parti de l’Héritage national, JHU).

Plusieurs facteurs contribuent à cette victoire, due davantage à l’agrégation des mécontentements qu’à l’adhésion à un programme alternatif clair : l’autoritarisme croissant du président sortant accompagné d’atteintes portées à l’indépendance du pouvoir judiciaire ; le népotisme couplé à la corruption ; la militarisation et la marginalisation des provinces du Nord, ainsi que la renaissance des tensions intercommunautaires, avec notamment des affrontements entre groupes extrémistes bouddhistes et musulmans.

Nommé Premier ministre, R. Wickremesinghe fait son grand retour sur la scène politique, mais cette nouvelle coalition hétéroclite se trouve face à des défis complexes et susceptibles d'être la source d’importantes divisions. À commencer par celles qui ne tardent pas à se manifester au sein du SLFP et de l'UPFA dont la présidence revient à Maithripala Sirisena en vertu de sa victoire. Si ce dernier veut éviter le risque d’une scission et rechercher l'unité nationale, les élections, prévues en avril 2016, sont finalement avancées au mois d'août 2015 afin de consolider le nouveau pouvoir dont le programme réformiste est inauguré en avril par l’adoption du 19e amendement limitant les prérogatives présidentielles et renforçant l'indépendance de la justice.

Tentant de prendre sa revanche sous la bannière de l'UPFA où il compte toujours de nombreux partisans et espérant s’imposer comme Premier ministre malgré l'opposition du président à cette éventualité, M. Rajapakse essuie pourtant une nouvelle défaite, sa liste venant par ailleurs de justesse en tête du scrutin dans le district de Kurunegala.

Bénéficiant notamment du ralliement de plusieurs leaders de l'UPFA (qui recule de 144 à 95 sièges) l'UNP l'emporte avec 106 représentants sur 225. L'alliance tamoule ITAK vient en troisième position avec 16 sièges devant le JVP (6). Le 21 août, R. Wickremesinghe est reconduit au poste de Premier ministre.