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Requiem

Wolfgang Amadeus Mozart
Wolfgang Amadeus Mozart

Œuvre de Wolfgang Amadeus Mozart (1791).

Circonstances de la création

Le Requiem est une commande du comte Walsegg qui avait perdu sa femme en février 1791. À cette époque (mai 1791), Mozart est devenu vice-maître de chapelle en la cathédrale Saint-Étienne à Vienne. La commande fait l'objet d'un contrat écrit passé avec un représentant du comte en présence d'un avocat de Vienne. Cette réalité historique attestée est donc loin de toutes les légendes qui ont entouré la création de l'œuvre, notamment celle qui voudrait que Mozart aurait écrit sa propre messe des morts.

Mozart commence à composer à l'automne 1791. À sa mort, le 5 décembre 1791, seuls l'Introït et le Kyrie sont entièrement achevés. Mais toute la partition est esquissée d'une façon très complète jusqu'à la fin de l'Offertoire.

À la mort de son mari, Constance Mozart se trouve dans une situation financière délicate. Mozart a touché, à titre d'avance, la moitié de la somme promise au contrat, et cet argent a été dépensé. Afin de pouvoir honorer la commande et toucher l'autre moitié de la somme, Constance fait appel à quelqu'un en mesure de finir la composition, dans un style qui puisse passer pour celui de Mozart. Ce sera son élève Franz Xaver Süssmayr, qui a collaboré, la même année, avec le maître pour la Clémence de Titus. Une étude des « petits papiers » autographes de Mozart ainsi que de l'œuvre elle-même montrent que Süssmayr était au courant des « secrets de fabrication » de Mozart.

L'œuvre

Œuvre de l'extrême fin d'une vie consacrée à la recherche de la beauté et de la vérité, le Requiem est l'une des très rares partitions de Mozart où transparaît une individualisme « romantique » qui n'est pas facilement compatible avec l'aspect hiératique de la musique liturgique. Mozart a déployé dans la partition des inspirations diverses : on y trouve des passages écrits dans la tradition du grégorien ; d'autres passages, par leur tonalité de ré mineur, renvoient à des œuvres tel Don Giovanni, où il est question de la souffrance rédemptrice ; quant à la tonalité de sol mineur, celle de l'Offertoire, elle renvoie, selon Alfred Einstein, à la Passion du Christ dans un parallèle entre la montée au calvaire et la mort du chrétien.

Tout cet ensemble contribue à faire du Requiem une œuvre qui dépasse le cadre liturgique. La musique, à la fois ténébreuse et lumineuse, s'adresse à tout homme qui, confronté à la mort, ne peut admettre que celle-ci soit une fin irrémédiable.