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Oiseau rapace diurne, parfois domestiqué pour la chasse, et d'une taille plutôt petite, tel que le hobereau, le pèlerin, l'émerillon, le gerfaut, le lanier et le sacre, ou la crécerelle, non utilisée en fauconnerie.

L'art de dresser et d'utiliser les oiseaux de chasse (faucons ou autres rapaces diurnes) est une pratique très ancienne, puisqu'on en trouve déjà des traces en Inde plusieurs siècles avant le début de l'ère chrétienne. Apparue très tôt en Grèce, en Inde et en Perse, la chasse au vol connut une grande vogue en Europe, du VIe au XVIIe s., puis y déclina. Monarques et seigneurs s'y adonnèrent avec passion, notamment tout au long du Moyen Âge. En France, cet engouement dura jusqu'au règne de Louis XIII. Les faucons étaient des animaux de luxe que certains seigneurs portaient parfois sur le poing au cours de cérémonies officielles. Actuellement, ce « noble sport » n'est plus pratiqué que par quelques amateurs, en Europe et aux États-Unis, ainsi qu'en Afrique du Nord, au Proche-Orient et en Asie centrale.
On distinguait alors très nettement la fauconnerie noble, ou chasse de haut vol, n'utilisant que des faucons, et l'autourserie ou fauconnerie de bas vol, pour laquelle on avait recours à d'autres oiseaux, tels qu'autours ou éperviers. Les faucons femelles étaient lancés sur des oiseaux de forte taille, comme les hérons ; les mâles ou tiercelets étaient utilisés contre les pigeons, perdrix, etc. Comme autres oiseaux dressés à la chasse, citons l'aigle royal (contre le renard, en Asie centrale) le hibou grand duc, le grand corbeau, les pies-grièches (contre les moineaux), etc.
Pour se procurer des faucons vivants, il faut les capturer sur leur aire, lorsqu'ils sont encore jeunes (selon leur âge on les appelle alors « niais » ou « branchiers »), ou au piège s'ils sont adultes (« hagards »).
Le dressage du faucon comprend plusieurs stades. La première phase du dressage consiste à habituer l'oiseau à son maître. Relié à une perche ou à un bloc de bois par une lanière, ou tenu à la longe par son dresseur, le faucon ne doit jamais être mis dans une cage : il pourrait s'y blesser en se jetant contre les barreaux. L'oiseau est d'abord habitué à rester immobile. On lui entoure la tête d'une petite coiffe de cuir fin (le chaperon), qui l'aveugle et lui fait perdre toute combativité, et l'on entrave ses pattes par des lanières. Le fauconnier porte l'oiseau ainsi « armé » le plus longtemps possible avant de commencer à le nourrir : au début, il lui offre la viande directement, puis il l'habitue progressivement à venir la chercher sur sa main, en volant et à l'appel. Après cette première phase, le dresseur entreprend d'« introduire » l'animal, c'est-à-dire de le faire voler en liberté, puis chasser. Pour cela, il l'habitue à venir chercher sa nourriture sur un leurre, armature de cuir et d'acier garnie de plumes ou d'ailes de volaille ; l'oiseau reconnaît rapidement cette proie et se précipite sur elle, mais il faut éviter avant tout qu'il ne l'entraîne pour la dévorer au loin. Maître et nourriture devant toujours être associés pour l'oiseau, le dresseur doit assister au repas de son élève. La dernière phase du dressage consiste à remplacer le leurre par un gibier vivant, maintenu au début près du faucon par un lien, puis lâché, petit à petit, jusqu'à ce que l'élève soit capable de le capturer en plein vol. Diverses méthodes (sifflets, appâts) servent à compléter le dressage. En fin de dressage, le faucon sait se précipiter sur la proie en vue dès qu'on lui retire son chaperon.
Le faucon a un caractère doux, et, bien qu'il soit peu sociable avec ses congénères, il s'attache assez vite à son maître ; il peut, dans les meilleures conditions, voler librement au bout de 4 à 5 semaines. Le temps de dressage est un peu plus long pour les autours et les éperviers, qui sont plus farouches.
Le faucon est souvent employé avec un chien ; les Bédouins utilisent à la fois faucon et saluki (sorte de lévrier) pour chasser la gazelle. Les grandes espèces de faucons furent les plus appréciées : pèlerin, sacre, lanier, gerfaut, que des navires allaient chercher dans l'Arctique.
Le faucon pèlerin, aujourd'hui beaucoup plus rare, était également le plus utilisé. On le dresse surtout pour chasser la perdrix, le canard et le faisan, parfois même le lapin. La femelle, plus puissante, s'attaque même aux corneilles et aux freux. Les autours chassent aussi les faisans et les canards, qu'ils attaquent par en dessous (bas vol), à l'encontre du faucon, qui plonge sur sa proie (haut vol) ; ils peuvent également chasser le lapin et le lièvre. L'épervier, plus petit, ne peut guère être lancé que contre des oiseaux de taille modeste, tels que grives, merles ou cailles. Enfin, le gerfaut, très prisé autrefois, n'est plus utilisé de nos jours. L'aigle, particulièrement difficile à dresser, est néanmoins encore employé en Asie centrale, où l'on pratique, dans les steppes, la fauconnerie à cheval.
De nos jours, la fauconnerie a trouvé une utilisation pratique : l'éloignement, à l'aide des faucons, des étourneaux volant au-dessus des aérodromes, dangereux pour la sécurité des avions.