Consulter aussi dans le dictionnaire : différenciation
Apparition, au cours du développement d'un individu animal ou végétal pluricellulaire, d'un nombre croissant de types différents de cellules, de tissus et d'organes, constituant des structures vivantes, toujours plus complexes.

Il n'y a différenciation que si une cellule mère se partage en deux cellules filles différentes l'une de l'autre (augmentation du nombre des types cellulaires de l'individu) ou si, d'une génération cellulaire à l'autre, les différences avec une cellule embryonnaire banale ne cessent d'augmenter (maturation). Chez les plantes, la différenciation accompagne la croissance et se localise d'abord au niveau des méristèmes (sommets des tiges et rameaux, zone subterminale des racines, ébauches foliaires et florales), puis, chez les espèces vivaces, au niveau des assises génératrices (ou cambium) disposées en manchons autour des axes.
Chez les embryons animaux, c'est parfois dès le stade à huit cellules que l'on peut distinguer deux types cellulaires : les micromères autour du « pôle animal », les macromères, plus gros, plus riches en réserves nutritives, autour du « pôle végétatif ». Chez les vertébrés, la peau et le système nerveux, notamment, sont issus des micromères tandis que les macromères fournissent, notamment, le tube digestif.