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Épreuve de ski nordique comprenant une course de fond entrecoupée de tirs à la carabine.

L'arme est une carabine 22 long rifle (5,6 mm) et les cibles sont situées à 50 mètres. Les séries de tirs s'effectuent alternativement couché et debout. Le diamètre des cibles varie en fonction de la position du tireur : 4 cm en position couchée et 11 cm en position debout.
La discipline alterne des phases d'effort intense et des phases de calme et concentration où la précision est indispensable.
L'épreuve est notée en fonction du temps. Des pénalités en temps ou en parcours supplémentaires à parcourir sont imposées en cas de cible manquée. Dans les épreuves individuelles, une pénalité d'une minute est imposée si le concurrent ne fait pas mouche, et une pénalité de deux minutes est imposée s'il manque la cible. Dans la course individuelle courte et le relais, le fait de manquer la cible est pénalisé par l'obligation pour l'athlète de parcourir à skis une boucle de pénalité de 150 m pour chaque cible manquée, ce qui prend entre 20 et 30 secondes.
Le biathlète porte sa carabine sur son dos, dans un harnais. Il entrepose ses cartouches dans la cartouchière, ou magasin.
Les épreuves hommes comprennent une course de sprint de 10 km avec deux séries de tirs, une poursuite de 12,5 km, une course de 15 km départ groupé, une course de 20 km en individuel avec quatre séries de tirs ainsi qu'un relais 4 × 7,5 km avec deux séries de tirs.
Dans la course de sprint de 10 km hommes, les concurrents s'arrêtent deux fois sur le pas de tir et visent chaque fois cinq cibles, une série couchée, l'autre debout.
Dans la course de 15 km départ en ligne (mass start) et dans le 20 km hommes, les concurrents s'arrêtent quatre fois sur le pas de tir et tirent chaque fois sur cinq cibles, en alternant les séries de tir debout et couché.
Dans la course de relais 4 × 7,5 km hommes, chaque concurrent parcourt 7,5 km et tire une fois en position couchée, une fois en position debout.
Les épreuves femmes comprennent une course de sprint de 7,5 km avec deux séries de tirs, une poursuite de 10 km, une course de 12,5 km départ groupé, une course de 15 km en individuel avec quatre séries de tirs ainsi qu'un relais 4 × 6 km avec deux séries de tirs.
Dans la course 7,5 km dames, les concurrentes s'arrêtent deux fois sur le pas de tir et visent chaque fois cinq cibles, une série couchée, l'autre debout.
Dans la course de 12,5 km départ en ligne (mass start) et dans le 15 km dames, les concurrentes s'arrêtent quatre fois sur le pas de tir et tirent chaque fois sur cinq cibles, en alternant les séries de tir debout et couché.
Dans la course de relais 4 × 6 km femmes, chaque concurrente parcourt 6 km et tire une fois en position couchée, une fois en position debout.
Les origines du biathlon sont liées à des pratiques de chasse et a une base militaire : les soldats scandinaves étaient entraînés à skier tout en portant des carabines et à s'arrêter périodiquement pour tirer. Des épreuves semblables au biathlon se déroulaient déjà en Scandinavie au XVIIIe s.
Le premier biathlon moderne a vraisemblablement été organisé en 1912 lorsque l'armée norvégienne a organisé la course Forvarsrennet à Oslo. Cette manifestation annuelle se composait initialement d'une course de ski de fond de 17 km assortie de pénalités de deux minutes pour la partie de l'épreuve consacrée au tir.
Lors des premiers jeux Olympiques d'hiver, à Chamonix, le biathlon, sport de démonstration, est présenté par des patrouilles militaires. Le biathlon figure comme sport de démonstration jusqu'en 1936.
Les premières tentatives d'introduire une épreuve combinée d'hiver structurée selon le pentathlon moderne remontent à 1948, lorsque le pentathlon d'hiver fut disputé comme sport de démonstration aux jeux Olympiques de Saint-Moritz. Il réunissait alors ski de fond et de descente, tir, escrime et équitation. Les premiers championnats du monde de biathlon se sont tenus en 1958 à Saalfelden, en Autriche. Ce sport a rapidement été inscrit au programme olympique, puisqu'il est apparu pour la première fois à Squaw Valley en 1960. Le biathlon féminin a fait ses débuts olympiques comme sport médaillé à part entière à Albertville en 1992.
Jusqu'en 1980, où a été introduite une deuxième épreuve individuelle, les épreuves de biathlon étaient composées d'une course hommes individuelle et d'un relais hommes. En 2002, une nouvelle épreuve de poursuite de 12,5 km pour les hommes et de 10 km pour les femmes a été ajoutée au programme olympique.
Le Norvégien Ole Björndalen domine la discipline. Son palmarès – il est quatre fois champion olympique et a été champion du monde à onze reprises – en fait le grand biathlète de l'histoire et même d'un des plus grands skieurs toutes disciplines confondues. Le Français Raphaël Poirée a été l'un de ses concurrents le plus redoutable, avec huit titres de champion du monde et trois Coupes du monde.
En France, le biathlon dépend de la fédération française de ski, ce qui lui procure des revenus suffisants pour subsister. Il s'agit d'une discipline confidentielle, qui regroupe environ 200 licenciés. Les biathlètes français sont pour la plupart d'entre eux des militaires de carrière.
Bien que son réservoir d'athlètes soit très restreint, la France a souvent brillé dans les compétitions internationales. Dès les premiers jeux Olympiques, en 1992, l'équipe féminine de relais, composée d'Anne Briand, de Véronique Claudel et de Corinne Niogret, remporte la médaille d'or. Deux ans après, aux Jeux de Lillehammer, l'équipe de France de biathlon rapporte trois des cinq médailles françaises de ski : le relais masculin est troisième, tout comme le relais féminin, et Anne Briand est médaillée d'argent au 7,5 km. En 2002, aux Jeux de Salt Lake City, Raphaël Poirée est deuxième de la poursuite en 12,5 km, derrière Björndalen, et le relais français, composé de Gilles Marguet, Julien Robert, Vincent Defrasne et Raphaël Poirée, est médaillé de bronze. En 2003, aux Championnats du monde, Sandrine Bailly et Sylvie Becaert sont chacune championnes du monde, la première en poursuite, la deuxième en sprint. Aux Jeux de Turin, en 2006, Vincent Defrasne est champion olympique de poursuite et Florence Baverel est championne olympique en sprint. Lors des Championnats du monde de 2007, Raphaël Poirée est titré sur 20 km. Aux Jeux de Vancouver, en 2010, Vincent Jay est champion olympique en 10 km sprint.