mediaContent,habsons,idMedia=1102334,,Interview de Miles Davis
Interview de Miles Davis
« C'était bien alors, mais ça ne l'est plus maintenant »
Le trompettiste de jazz américain Miles Davis parle de l’évolution de sa musique, et affirme son droit à changer, à subir des influences successives. Toute son œuvre confirme ce propos, puisqu'il a travaillé avec les grands musiciens de son époque, de ses débuts à sa mort en 1991, et qu'il a joué aussi bien avec Charlie Parker et Dizzie Gillespie en 1944, qu'avec Sarah Vaughn, Thelonious Monk et jusqu'à Michaël Jackson, Sting ou Prince, sans pour autant négliger la musique indienne, latino-américaine ou les apports de l'électronique.
Institut des Archives Sonores
« I can’t be labeled like that, I mean I can’t stay. You know if it’s something nice, I can’t stay with that. It’s nice, it was good then. I had a good first wife, that was good then, but it’s not now. So all of it goes together, you know what I mean ? If I did a composition that was good, great. But I can’t stay there, I can’t do ten like that. Right now I’m listening to Ravel ! See, when you have an ear, like the people I work with... they can turn on Ravel any time, they don’t need a radio. You know, the memory. »Traduction :
« Je ne peux pas être étiqueté comme ça. Je veux dire que je ne peux pas en rester là. Vous savez, si c'est quelque chose de sympa, je ne peux pas en rester là. C'est sympa, c'était bon alors. J'ai eu une bonne première femme, c'était bien alors, mais ça ne l'est pas maintenant. Ainsi, tout cela va ensemble, vous voyez ce que je veux dire ? Si j'ai fait une composition qui était bonne, génial. Mais je ne peux pas en rester là. Je ne peux pas en faire dix comme ça. En ce moment, j'écoute du Ravel ! Vous voyez, quand vous avez l'oreille, comme les gens avec qui je travaille... Ils peuvent brancher Ravel n'importe quand, ils n'ont pas besoin de radio. Vous savez, la mémoire... »