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The Rolling Stones

Groupe britannique de rock fondé en juillet 1962 à Londres par Mick Jagger, né à Dartford en 1943 (chant, harmonica, guitare, claviers), Keith Richards, né à Dartford en 1943 (chant, guitare), Lewis Brian Hopkin-Jones, dit Brian Jones, né à Cheltenham en 1942 et mort à Hartfield en 1969 (guitare, claviers, anches), remplacé par Mick Taylor, né à Welwin City en 1948 (guitare), puis, en 1974, par Ron Wood, né à Londres en 1947 (guitare), William Perks, dit Bill Wyman, né à Londres en 1936, remplacé en 1994 par Daryl Jones (basse), Ian Stewart (piano) et Mick Avory, remplacé par Charlie Watts, né à Londres en 1941 (batterie).

Les Rolling Stones sont restés fidèles au pacte qu'ils ont symboliquement signé dès le début des années 1960 : jouer le blues et le rock and roll comme si leur vie en dépendait. On croit que chaque tournée mondiale sera la dernière. Mais les légendes ne meurent pas…

Des débuts fracassants

Les Rolling Stones, voulant rendre hommage à Muddy Waters, s'inspirent du titre de l'un des blues de ce dernier pour se trouver un nom. Leur histoire commence véritablement le 23 janvier 1963, lorsque Mick Jagger, Keith Richards, Brian Jones, Bill Wyman et Charlie Watts obtiennent un engagement fixe pour le Crawdaddy, un club londonien du quartier de Richmond. Peu après, à l'initiative d'Andrew Loog Oldham (né en 1944), qui est devenu le manager du groupe, celui-ci signe un contrat chez Decca et, le 10 mai 1963, enregistre Come on (de Chuck Berry) et I Wanna Be Loved (de Willie Dixon [1915-1992]), qui vont faire une entrée remarquée dans les hit-parades. Le 1er novembre paraît le deuxième 45-tours, avec I Wanna Be Your Man (spécialement composé par… John Lennon et Paul McCartney). Enfin, en avril 1964, sort le premier album, tout simplement baptisé The Rolling Stones : il sera numéro 1 des ventes pendant onze semaines…

Dès lors, la machine s'emballe. Cheveux longs, moues dédaigneuses, déclarations misogynes, abus des substances illicites… le quintette londonien se forge, avec la complaisance des médias, une image qui apparaît comme l'antithèse de celle des Beatles – comme sa version « satanique ». Mais, au-delà des apparences, les chansons se succèdent en suivant une même ligne directrice : exalter les racines du blues (I Just Want to Make Love to You, I'm a King Bee, Walking the Dog, Little Red Rooster…).

Le nouveau mythe du rock

L'année 1965 marque un tournant dans la carrière des Rolling Stones, dans la mesure où elle consacre la suprématie du tandem Jagger-Richards, qui s'est mis à composer, et par là même la fin du leadership de Brian Jones, qui était à l'origine du groupe. Ainsi, paru en juillet 1965, Out of Our Heads retient surtout l'attention de la critique et du public par ses compositions originales, telles que The Under Assistant West Promotion Man et The Spider and the Fly. Quant à la chanson (I Can't Get No) Satisfaction, dont la sortie a anticipé celle de Out of Our Heads de quelques semaines, elle connaîtra un succès planétaire.

Les Rolling Stones entrent dans la seconde moitié des années 1960 en hommes riches, grâce à leur nouvel homme d'affaires, Allen Klein (né en 1931), mais grâce surtout à l'omniprésence de leurs chansons dans les hit-parades. Les talents d'auteurs-compositeurs de Jagger et de Richards, appelés à juste titre les Glimmer Twins (les « Jumeaux étincelants »), franchit un nouveau cap avec les albums Aftermath (1966), Between the Buttons (1967), voire Their Satanic Majesties Request (id.), l'hymne psychédélique qui stupéfie le monde entier. Les Rolling Stones atteignent à la consécration définitive – le statut unanimement reconnu de plus grand groupe de rock du monde – avec Beggars Banquet (1968), puis, après la mort de Brian Jones, avec Let it Bleed (1969), Sticky Fingers (1971) et Exile on Main Street (1972) – sans omettre les manifestes en forme de singles que sont Jumpin' Jack Flash et Honky Tonk Women.

Le groupe de la mondialisation

Dès le milieu des années 1970, les Rolling Stones tendent à appliquer les recettes qui les ont hissés au sommet. Le guitariste Mick Taylor, qui a succédé à Brian Jones, est encore présent pour les sessions de Goat's Head Soup (1973) et de It's Only Rock'n'Roll (1974). Puis il laisse la place à Ron Wood, transfuge des Faces (groupe fondé en 1969), qui inaugure sa collaboration avec les Stones pour l'enregistrement de Black and Blue (1976). Les albums des années 1978-1986 n'appartiennent certes pas au meilleur de la formation londonienne, mais ils comprennent plusieurs réussites : Some Girls (1978), avec Miss You, est reconnu comme le dernier grand classique, même si Emotional Rescue (1980), avec She's So Cold, Tatoo You (1981), avec Start Me Up, Undercover (1983), avec She Was Hot, et Dirty Work (1986), avec Harlem Shuffle, surclassent d'une façon générale la production du moment.

Alors que les albums solos de Mick Jagger et de Keith Richards avaient fait craindre la fin prématurée de la légende, les Rolling Stones, en 1989, sont toujours en pleine activité. Eux qui viennent d'entrer dans le Rock and Roll Hall of Fame (« temple-musée » à la gloire du rock, Cleveland, Ohio) livrent l'excellent Steel Wheels. De Sad Sad Sad à Slipping Away, en passant par Mixed Emotions, l'alchimie Rolling Stones fonctionne de nouveau à merveille. Un signe : la tournée mondiale qui suit la parution de l'opus va battre tous les records – notamment ceux de la durée et de la rentabilité (records qui seront eux-mêmes battus ensuite par le groupe !).

Après le départ de Bill Wyman, le 6 janvier 1993, les Rolling Stones, qui ont pris Darryl Jones (né en 1961) comme bassiste, continuent d'enregistrer – Voodoo Lounge (1994), Bridges to Babylon (1997), A Bigger Bang (2005) – et de parcourir le monde. Véritables dieux vivants en Europe, aux États-Unis et au Japon, ils le deviennent aussi en Amérique du Sud – un million de personnes assistent à leur concert de Rio de Janeiro, en février 2006 – et en Chine. Sir Mick Jagger, Keith Richards et Charlie Watts comptent plus de 190 ans à eux trois. Mais, depuis longtemps déjà, ils ont découvert le secret de l'éternelle jeunesse…

Leur carrière se poursuit au rythme des tournées, des sorties de singles et des albums live, Shine a Light en 2008 et Hyde Park en 2013. En 2012, le groupe a célébré ses 50 ans d'activité et a sorti pour l'occasion une compilation intitulée Grrr ! ainsi que les rééditions d'Exile on Main St. et de Some Girls, suivies d'une tournée aux États-Unis et en Grande-Bretagne.

La mort mystérieuse de Brian Jones

Dans la nuit du 2 au 3 juillet 1969, Brian Jones fut retrouvé noyé dans la piscine de sa propriété de Cotchford Farm, à Hartfield (Sussex). Le musicien avait passé la soirée avec sa nouvelle amie, Anna Wohlin, un dénommé Frank Thorogood, qui dirigeait des travaux de maçonnerie dans le manoir, et la compagne de celui-ci. Que s'est-il réellement passé après le dîner ? Selon l'autopsie, Brian Jones avait bu de l'alcool, et absorbé des amphétamines et des tranquillisants, ce qui aurait provoqué un malaise, puis la noyade.

Il existe d'autres versions, cependant. Thorogood lui-même aurait avoué, sur son lit de mort, qu'il avait tué Brian Jones – qui lui reprochait des malfaçons – en lui maintenant la tête sous l'eau. Selon d'autres rumeurs, il s'agirait d'un suicide, faisant suite à l'éviction de Brian du groupe dont il était le cofondateur.