En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêts, réaliser des statistiques ainsi qu’interagir avec des réseaux sociaux.

Pour en savoir plus et paramétrer les cookies

Identifiez-vous ou Créez un compte

Joy Division

Groupe britannique de rock new wave formé en 1977 à Manchester par Ian Curtis, mort en 1980, (chant), Peter Hook (basse), Bernard Dicken-Albrecht (guitare) et Steve Morris (batterie).

Fin 1976, en pleine vague punk, Bernard Dicken-Albrecht et Peter Hook, deux amis d'enfance, enthousiasmés par un concert des Sex Pistols dans leur ville, décident de s'initier à la musique. Ils recrutent Ian Curtis, jeune ouvrier de Macclesfield et apprenti chanteur et forment avec lui Warsaw. Après plusieurs concerts dans les clubs de Manchester et des changements de batteurs réguliers, la formation se stabilise avec l'arrivée de Steve Morris en août 1977. L'histoire d'un des plus sinistres et des plus géniaux groupes de rock est en marche. Le 25 janvier 1978, le quatuor fait sa première apparition sous le nom de Joy Division (du nom des quartiers de prostituées dans les camps de concentration). En avril, le groupe participe à un concours organisé par les labels indépendants londoniens Stiff Test et Chiswick. Dix-sept groupes locaux sont présents, à l'affût d'un premier contrat. Joy Division, qui est programmé en fin de soirée et ne joue que dix minutes, se fait remarquer par Tony Wilson, le présentateur de So It Goes, seule émission musicale de la chaîne de télévision locale. Rob Gretton, enthousiasmé lui aussi, se propose comme manager.

Factory Records sous haute tension. Fin 1978, Tony Wilson, qui vient de créer sa maison de disques, Factory Records, signe Joy Division. Unknown Pleasures paraît en juin 1979. Un album sous haute tension. She's Lost Control, Disorder, New Dawn Fades, Insight posent les bases d'un style sombre, émotionnel, né sur les ruines du punk, avec des textes très angoissés sur la souffrance morale et le désespoir. Qualifiée de « dansante » par ses créateurs, la musique de Joy Division se meut sur des rythmes hypnotiques et minimalistes. Ce premier album inaugure la collaboration du groupe avec le producteur Martin Hannett, qui s'efforce de donner à chaque élément un son nouveau. Le single Love Will Tear Us Apart (avril 1980) se classe bien dans le Top 10 britannique, et le groupe entame une tournée anglaise, avant sa première tournée américaine — en première partie des Buzzcocks — prévue pour la fin de l'année. Mais Ian Curtis, très angoissé, victime de nombreuses crises d'épilepsie, termine rarement les concerts. Le 18 mai 1980, âgé à peine de 23 ans, il se pend dans sa cuisine de Macclesfield. Le second album, Closer, sort pourtant en juillet suivant et atteint la sixième place du Top 20 en Angleterre. Joy Division est en quelque sorte crédibilisé par le suicide de son chanteur, Ian Curtis, qui devient l'artiste maudit et le poète d'une génération sacrifiée. Still (1981) regroupe quelques titres inédits en studio et les chansons du dernier concert du groupe, le 2 mai 1980 à Birmingham (dont une version de Sister Ray du Velvet Underground). Joy Division a inventé un son original et intense, a créé un climat lourd, presque religieux. La basse, très mélodique, y règne en maître, s'envole dans les aigus, abandonnant son rôle rythmique, soutenue par la batterie lancinante de Steve Morris. Morris, Dicken-Albrecht et Hook ont tenté de continuer l'expérience, mais dans une direction bien différente, en fondant New Order.