Conflits qui opposèrent les Italiens aux Éthiopiens (1894-1896 et 1935-1936), puis aux Alliés (1940 -1941).
Le protectorat italien sur l'Éthiopie, établi aux termes du traité d'Uccialli (1889), est dénoncé par Ménélik en 1893. Bien que victorieuse à Coatit et à Addigrat (janvier-mars 1895), l'Italie est contrainte de signer la paix à Addis-Abeba (26 octobre 1896) après les échecs d'Amba Alagi (7 décembre 1895) et d'Adoua (1er mars 1896).
Le 3 octobre 1935, l'armée italienne de Mussolini attaque l'Éthiopie à partir de la Somalie et de l'Érythrée. Elle occupe dès le 5 octobre Adoua, puis Aksoum et Maqalié. Les succès éthiopiens lors des deux batailles du Tembien ne peuvent empêcher le débordement et la rupture du front (février 1936). L'ultime résistance des Éthiopiens sur les avant-postes italiens, au lac Ashangi (avril), échoue sur les lignes principales. Le négus s'enfuit à Djibouti (1er mai), Addis-Abeba tombe le 5 mai, et les forces italiennes venant d'Érythrée réalisent la jonction avec celles provenant de Somalie (10 mai 1936).
Dès août 1940, les Italiens occupent la Somalie britannique, Kassala (Soudan) et menacent Nairobi (Kenya). Les troupes anglaises du Kenya ripostent en Somalie italienne, prennent Kismayou et Mogadiscio (14 et 24 février 1941), entrent à Addis-Abeba (5 avril), font la jonction avec les forces de Platt, qui, parties du Soudan, ont envahi l'Érythrée, et contraignent l'armée italienne à la capitulation (19 mai 1941).