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portes et fortifications

Plan et coupe d'un bastion
Plan et coupe d'un bastion

Ouvrage de défense militaire.

Portes des villes

Autrefois, ouvertures aménagées dans l'enceinte d'une ville pour permettre le passage, les portes de villes, où aboutissaient les caravanes, ont joué dans l'Orient ancien un rôle important ; elles avaient un aspect monumental défensif : porte d'Ishtar à Babylone, porte du Roi à Boǧazköy. En Grèce, les portes donnaient accès à une colline fortifiée sur laquelle s'élevaient les bâtiments sacrés (Mycènes, Athènes). Plusieurs portes de l'enceinte romaine d'Aurélien sont conservées (porte Latine, porte Majeure, porte St-Sébastien). Le système de fortification médiéval est complexe (créneaux, mâchicoulis, archères), comme le montre la porte de la Craffe à Nancy. Quelques portes appartenant à l'architecture militaire sont l'œuvre de Vauban, telle la porte de France à Montlouis.

Fortifications en France

En France, les principaux systèmes de fortification furent les suivants :
– système de Vauban ou des places. Les places, échelonnées en profondeur sur deux lignes, doivent barrer les voies d'invasion en retardant la pénétration ennemie ;
– système Montalembert. Il s'agit de forts détachés, autonomes, autour des places, au lieu des « dehors » (lunettes, redoutes, flèches) jusque-là tributaires du soutien du corps de place ; l'usage du tracé perpendiculaire ou polygonal est systématisé ;
– système Séré de Rivières ou des rideaux fortifiés. Deux rideaux défensifs de forts de liaison s'appuient, à leurs extrémités, sur les grandes places des Hauts de Meuse et des Côtes de Moselle. Des forts d'arrêt sont placés sur les voies ferrées et une ceinture fortifiée entoure Paris ;
– système des régions fortifiées. Ils répondent, au lendemain de la Première Guerre mondiale, aux problèmes de couverture, de mobilisation et de protection des régions frontières. Il s'agit d'une fortification concentrée comprenant des fronts de 80 km et des flancs d'environ 40 km qui constitueront, dans les secteurs de Metz-Thionville-Longwy, de la Lauter et des basses Vosges (1930-1936), les parties solides de la ligne Maginot.