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hormone antimüllérienne (AMH)

Follicule ovarien
Follicule ovarien

Hormone responsable de la régression des canaux de Müller (structures qui sont à l'origine de l'utérus et des trompes de Fallope) au cours du développement embryonnaire.

L’hormone antimüllérienne ou AMH a été découverte par Alfred Jost dans les années 1950 mais isolée et purifiée en 1984. Son gène a été séquencé et cloné en 1986 et celui de son récepteur en 1994.

Chez l’homme, l’AMH est sécrétée dans les testicules par les cellules de Sertoli dès la différenciation sexuelle embryonnaire (→ appareil génital), pendant toute la vie fœtale et l’enfance jusqu’à la puberté, avant d’être en partie inhibée par la synthèse massive de testostérone ; chez l’homme adulte, elle représente un marqueur de la spermatogenèse.

Chez la femme, l’AMH est sécrétée après la naissance par la granulosa des follicules ovariens en croissance ; marqueur du capital ovulaire (voir ovocyte), elle devient pratiquement indétectable après la ménopause.

1. Fonctions de l'AMH

L’hormone antimüllérienne possède un rôle complexe :

• chez l’embryon, elle induit la régression des canaux de Müller (ébauche des organes génitaux féminins internes) entre la 8e et la 10e semaine ;

• chez la femme adulte, dans l’ovaire actif, elle contrôle la production de follicules ovariens et inhibe certaines enzymes, sauf dans le seul follicule en croissance au cours d’un cycle (celui qui produit un ovule) ;

• chez l’homme adulte, elle inhiberait la production d’androgènes par les testicules.

2. Utilisation diagnostique de l'AMH

Le taux sanguin d'hormone antimüllérienne (AMH) est corrélé au nombre de follicules antraux (en croissance) détecté à l’échographie et à l’âge de la patiente (il diminue avec l’âge). C’est un marqueur de la réserve ovarienne et donc un indicateur du potentiel reproductif féminin. Son dosage est indiqué dans le bilan d’une stérilité, avec des résultats normaux de l’ordre de 2,5 à 7 ng/ml de sang chez la femme et une valeur plancher de 1 ng/ml pour espérer une réponse ovarienne au traitement.

Chez l’homme, le dosage de l'AMH dans le liquide séminal est indiqué en cas d’azoospermie.