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lutte du Sacerdoce et de l'Empire

Conflit qui opposa, en Allemagne et en Italie, l'autorité pontificale (Sacerdoce) et le pouvoir impérial (1157-1250).

La papauté s'était engagée dans la querelle des Investitures (1076-1122). Après la trêve du concordat de Worms (1122), la lutte entre le Sacerdoce et l'Empire se ralluma lorsque Frédéric Ier Barberousse (1155-1190) voulut renforcer l'autorité impériale, alors que la papauté entendait affirmer la suprématie de l'Église sur le pouvoir temporel. À la diète de Besançon (1157), le cardinal Bandinelli affirma que les empereurs ne détenaient leur couronne qu'en beneficium (fief) de l'Église. Frédéric Ier riposta en apportant son soutien à l'antipape Victor IV contre Alexandre III (Bandinelli) [1159]. Mais, en 1198, la double élection royale allemande du Hohenstaufen Philippe de Souabe et du Welf Otton IV de Brunswick permit au pape Innocent III de faire jouer son droit à confirmer l'élection du roi des Romains et d'arracher à ce dernier des concessions territoriales importantes en Italie. Alors s'ouvrit un nouveau cycle d'excommunications des empereurs (Otto IV en 1210, Frédéric II en 1227 puis en 1239), de formation de ligues urbaines en Italie (Ligue lombarde), soutenues le plus souvent par le pape, et de luttes entre les Guelfes et les Gibelins. Après la mort de Frédéric II (1250), le Saint Empire romain germanique entra dans une période d'anarchie, le Grand Interrègne (1250-1273).