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Panthéon

La nouvelle église Sainte-Geneviève (actuel Panthéon), à Paris
La nouvelle église Sainte-Geneviève (actuel Panthéon), à Paris

Monument de Paris, sur la montagne Sainte-Geneviève (Ve arrondissement), construit à partir de 1764 par Soufflot comme église dédiée à la patronne de la capitale et transformé à la Révolution en temple laïque et républicain.

1. Édifice religieux ou laïc selon les régimes

Il est construit pour remplacer l'église de l'abbaye Sainte-Geneviève, à la suite d'un vœu de Louis XV (lors de sa maladie, à Metz, en 1744) et grâce à des fonds rassemblés par la loterie. Œuvre novatrice de Soufflot, l'édifice est achevé par Maximilien Brébion et Jean-Baptiste Rondelet vers 1790.

Après la mort de Mirabeau (avril 1791), l'église devient, par décision de l'Assemblée constituante (4 avril 1791), Panthéon des hommes illustres. Transformé par Quatremère de Quincy, l'édifice est doté de l'inscription fameuse « Aux grands hommes la patrie reconnaissante » ; dans la crypte, qui consacre l'identité nouvelle du monument, sont déposés Mirabeau (remplacé par Marat en septembre 1794, lui-même expulsé en février 1795), Voltaire, Rousseau, etc.

Redevenu église Sainte-Geneviève en 1806 par la volonté de Napoléon Ier qui y fait inhumer une quarantaine de dignitaires morts en fonction (dont quatre Italiens, un Suisse et un Néerlandais), il retrouve son statut de Panthéon en 1830, avec l'arrivée sur le trône de Philippe II d'Orléans.

Une nouvelle fois rendu au culte après le coup d'État du 2 décembre 1851, l'édifice est affecté définitivement à la sépulture des grands hommes en 1885, à l'occasion des funérailles nationales de Victor Hugo.

2. Une vocation honorifique, commémorative et pédagogique

Si le centenaire de la Révolution est célébré par le transfert des cendres de trois chefs révolutionnaires Lazare Carnot, La Tour d'Auvergne, Marceau, les années suivantes voient entrer Sadi Carnot, Zola, Marcellin Berthelot.

Éclipsé après la Première Guerre mondiale par l'Arc de triomphe de l'Étoile, sous lequel repose le Soldat inconnu depuis 1920, le Panthéon voit son ancrage idéologique à gauche accentué à la suite du transfert des cendres de Jaurès en 1924.

La IVe République honore deux scientifiques membres de la Résistance, Jean Perrin et Paul Langevin (1948), ainsi que deux artisans de l'émancipation des peuples, Félix Éboué et Victor Schoelcher (1949).

La Ve République, qui confie au président de la République, sur proposition Premier ministre ou du ministre de la Culture, le pouvoir de décider qui peut rentrer au Panthéon, voit plusieurs panthéonisations. La plus emblématique d'entre elles est, sous l'impulsion du général de Gaulle, celle de Jean Moulin, immortalisée par le discours d'André Malraux, le 19 décembre 1964. François Mitterrand honore René Cassin (1987), Jean Monnet (1988), Nicolas de Condorcet, l'abbé Grégoire, Monge (1989) et Pierre et Marie Curie 1995, tandis que Jacques Chirac fait entrer André Malraux (1996) et Alexandre Dumas (2002) et rend hommage aux Justes de France par une inscription dans la crypte.

Nicolas Sarkozy rend hommage à Aimé Césaire (2011). François Hollande choisit quatre héros de la Résistance : Pierre Brossolette, Geneviève de Gaulle-Antonioz, Germaine Tillion et Jean Zay (2015).

3. Architecture et beaux-arts

Bâti sur un plan en croix grecque, l'édifice est surmonté d'un dôme entouré de 32 colonnes (hauteur 83 m). La façade s'ouvre par un péristyle à colonnes corinthiennes surmonté d'un fronton de David d'Angers. À l'intérieur, la coupole est peinte d'une Apothéose de sainte Geneviève par Gros ; les pendentifs sont de Gérard. Le décor mural (à partir de 1877 : Vie de sainte Geneviève, etc.) est dû à Jean-Paul Laurens, Bonnat, Cabanel et surtout Puvis de Chavannes.

Pour en savoir plus, voir les articles architecture et patrimoine de Paris, histoire de Paris.