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CC.OO.

sigle de Comisiones obreras, Commissions ouvrières

Organisation syndicale espagnole

Les commissions ouvrières apparaissent pour la première fois au Pays basque lors des grandes grèves du début des années 1960 en tant qu'organisations clandestines dans un pays soumis à la dictature du général Franco et ne reconnaissant pas la liberté syndicale. Organisations nées spontanément pour faire pièce aux syndicats officiels franquistes, elles se développent rapidement à Madrid, à Valence, dans les Asturies, en Andalousie, puis en Catalogne et se fédèrent. Les membres du parti communiste espagnol, toujours interdit, y prennent de plus en plus une place prépondérante mais veillent à ce que les objectifs des CC.OO. demeurent exclusivement économiques et non politiques. C'est là une des raisons de leur succès. Les responsables des CC.OO. se font élire dans les comités d'entreprise, organisent des grèves, étendent leur influence dans le monde ouvrier et dans l'opinion publique où une partie du clergé catholique les soutient désormais malgré ou à cause des arrestations de leurs leaders dont le charismatique Marcelino Camacho. Après la mort du général Franco (novembre 1975), et la légalisation des syndicats en 1977, les CC.OO. se retrouvent en compétition avec l'Unión general de trabajadores (U.G.T.), socialiste. Les CC.OO., qui rassemblent aux diverses élections professionnelles un peu plus du tiers des suffrages des salariés sont, depuis le début des années 1980, la deuxième organisation syndicale espagnole. Toujours de culture communiste, ses dirigeants prennent bien soin de marquer leurs distances à l'égard d'un mouvement communiste espagnol affecté par de nombreuses scissions.