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Révolution française

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Ouverture des états généraux à Versailles, le 5 mai 1789
Ouverture des états généraux à Versailles, le 5 mai 1789

Résumé du dossier

À la fin du xviiie siècle, la bourgeoisie, dont le rôle économique s’est accru, aspire au pouvoir. Les idées des Lumières (Rousseau, Voltaire), qui combattent l’absolutisme, se propagent et la Constitution américaine fait souffler un vent de liberté sur l’Europe. À la même époque, la France connaît une crise économique grave demandant une réforme fiscale. La convocation des États généraux de 1789 est nécessaire. Réunis le 5 mai, ils se proclament Assemblée nationale constituante. Une monarchie constitutionnelle est instaurée, tandis que sont abolis les privilèges et qu’est proclamée la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen. En 1791, le roi Louis XVI s’enfuit mais est arrêté à Varenne. L’Assemblée législative élue en 1791 adopte un certain nombre de décrets auxquels le roi s’oppose par son droit de veto (Constitution civile du clergé,…). Finalement, une insurrection renverse la royauté : la république est proclamée (20 septembre 1792) ; le roi est jugé et exécuté (21 janvier 1793). La période qui suit, dite « de la Terreur », voit s’opposer, au sein de la → Convention, nouvelle assemblée, et du Comité de Salut public, Girondins (droite de la Convention) et Montagnards (gauche). Son action permet de contenir l’ennemi (victoires de Fleurus,…) et de juguler les insurrections intérieures (Vendée). Avec les chutes successives des Girondins, des Hébertistes, de Danton et ses amis, et de Robespierre, la Terreur prend fin et le Directoire est instauré (26 octobre 1795). Pendant cette période, la vie politique est marquée par de nombreux succès militaires, qui donnent au général Bonaparte l’occasion de se faire connaître. Par le coup d’État du 18 Brumaire et la mise en place du Consulat, celui-ci sonnera le glas de la révolution.

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Amérique

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Gauchos
Gauchos

Résumé du dossier

Le continent américain s’étend de l’Arctique aux abords de l’Antarctique. Le Grand Nord Canadien, les Rocheuses, l’Amazonie et la Patagonie sont peu peuplés. Les populations américaines sont issues des migrations européennes et d’Amérindiens, premiers habitants du continent, qui représentent un pourcentage marginal dans les populations du Canada, des États-Unis ou du Brésil, tout en demeurant nombreux dans celles du Mexique, de l’Amérique centrale et des pays andins. L’Amérique compte une forte minorité de Noirs, descendants d’esclaves originaires d’Afrique. Ils sont majoritaires aux Antilles. La population américaine est essentiellement urbaine et se regroupe dans des grandes villes, constituées, notamment en Amérique du Nord, d’un centre d’affaires, entouré de quartiers résidentiels. Le niveau de développement de l’Amérique du Nord et de celle du Sud est très inégal. L’Amérique latine, située au sud des États-Unis, comprend des pays en développement (P.E.D.) connaissant une forte croissance démographique. Une partie de la population de ces pays vit pauvrement. Le Brésil est le plus grand pays d’Amérique latine. Il tire avantage des richesses de son sous-sol et de sa production agricole diversifiée. Mais son niveau de vie est contrasté entre la misère des populations du Nordeste et des habitants des favelas et le modernisme des quartiers d’affaires. Le Mexique a un niveau de développement moins développé que ses deux partenaires anglo-saxons de l’ALENA (les États-Unis et le Canada). Dans ces deux pays, la population est à 80 % urbaine et, en moyenne, dispose de revenus élevés et d’équipements modernes.
Les États d'Amérique :

Les États d'Amérique
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évolution

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Buffon
Buffon

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Jusqu’au xixe siècle, la conception dominante en biologie est celle d’une création originelle des espèces conforme au mythe biblique. Les premières bases évolutionnistes sont posées à la fin du xviiie par Buffon. Au début du xixe siècle, Jean-Baptiste Lamarck élabore une première théorie de l’évolution fondée sur l’hérédité des caractères acquis, mais c’est Charles Darwin qui apporte une contribution fondamentale à la compréhension des mécanismes évolutifs avec son ouvrage de De l’origine des espèces... Il y explique l’évolution par le jeu de la sélection naturelle opérant sur les variations dues au hasard. Pour lui, les variations sont de faible ampleur et leur accumulation progressive est responsable de l’évolution. Cinquante ans plus tard, Hugo de Vries avance une conception nouvelle (mutationnisme) de l’évolution, dans le cadre de laquelle la sélection se ferait par saut brusque. La découverte des lois de Gregor Mendel sur l’hérédité a permis de reformuler la théorie de Darwin (néodarwinisme) en donnant une explication quant à l’apparition et à la transmission héréditaires des variations spontanées observées dans les populations naturelles. De même, à la fin du xxe siècle, s’élabore une théorie (néomutationnisme) qui, sans contredire le darwinisme, tend à réduire l’importance de la sélection naturelle. Dans la théorie de Kimura Motoo, dite « neutraliste », les mutations génétiques s’avèrent neutres vis-à-vis d’elle. C’est en se maintenant aux cours des générations que celles-là constituent un facteur d’évolution. Cent cinquante ans après Darwin, les thèses qui s’opposèrent à lui (créationnisme) ont encore des partisans, qui agissent en groupes de pression.