Résultats 141-160 de 94895 pour Larousse encyclopédie Delta 1986

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citoyenneté

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Personnages en papier journal
Personnages en papier journal

Résumé du dossier

La citoyenneté désigne la situation des personnes à qui on a, dans un État, reconnu la plénitude de leurs droits civiques. La majorité est l’âge auquel, selon la loi, une personne peut exercer pleinement ses droits (majorité civile) ou est reconnue responsable de ses actes (majorité pénale). Ainsi, le citoyen, qui élit ses représentants, a le libre choix de sa vie et dispose de droits tout en ayant des devoirs : il peut être désigné comme juré dans un procès et est tenu d’honorer cette nomination ; il doit payer ses impôts ; le vote, qui est un droit, est aussi pour lui un devoir, sans être, en France, obligatoire. La citoyenneté est généralement liée à la nationalité. Elle peut aussi être obtenue par naturalisation. Un citoyen d’un pays de l’Union européenne a des droits dans les autres pays de la Communauté européenne. Il a le droit de circuler librement dans chacun d’eux, peut y postuler aux emplois de la fonction publique et doit y disposer d’équivalences pour valider ses diplômes. Il a le droit d’y voter et d’être élu aux élections européennes et municipales. La France a supprimé le service militaire obligatoire, mais les Français doivent néanmoins participer à la défense nationale en cas de conflit.

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décolonisation

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Gandhi
Gandhi

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Issue des mouvements nationalistes qui émergent à la suite des deux grandes guerres mondiales du xxe siècle, la décolonisation est due à l’affaiblissement et à la perte d’influence des anciennes grandes puissances coloniales et est soutenue par les deux grandes puissances montantes et antagonistes que sont les États-Unis et l’URSS. Les leaders des mouvements de libération réclament l’application du droit des peuples à l’autodétermination, se référant à la Charte des Nations unies (1945). La première phase de la décolonisation (1945-1954) concerne surtout l’Asie, où les puissances coloniales, qui ont subi la domination nipponne, voient se dresser des régimes nationalistes, lorsque le Japon est contraint de capituler. La seconde phase de la décolonisation (1955-1966) touche essentiellement l’Afrique, où l’évolution politique est influencée par les événements survenus en Asie et par l’émergence des thèmes tiers-mondistes, animé par les leaders nationalistes du monde arabe et de l’Asie du Sud-Est. Tandis que la Grande-Bretagne utilise le cadre du Commonwealth pour la décolonisation de ses anciens territoires, la France crée, dans le même but, l’Union française (1946), devenue ensuite la Communauté (1958), ce qui ne permet pourtant pas toujours d’éviter les guerres de libération. Les pays qui naissent de la décolonisation se retrouvent presque tous dans le tiers-monde, ensemble géographique, économique et politique, et tentent de défendre le principe du non-alignement à l’égard des blocs de l’Est et de l’Ouest pendant toute cette période qui est précisément celle de la guerre froide.

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justice

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Allégorie de la Justice
Allégorie de la Justice

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La justice regroupe des principes universels qui exigent le respect du droit et de l’équité. Ces principes s’inspirent de l’habeas corpus (1679), qui avait pour objet de garantir la liberté individuelle face à l’arbitraire. Dans ce cadre, chaque accusé a le droit d’avoir un procès et d’être défendu par un avocat. Les débats du procès doivent être contradictoires et la défense, comme l’accusation, doivent avoir accès au dossier qui explicite les charges retenues contre l’accusé. Les représentants de l’État doivent être impartiaux. Les délits (vols, trafics de drogue, etc.) sont en France passibles du tribunal correctionnel et les peines maximales encourues sont de cinq ans. Les crimes (homicides, violences physiques et viols, terrorisme, …) sont jugés par une cour d’assises, composée par trois magistrats professionnels et neuf jurés. La cour d’appel, saisie par la défense ou l’accusation, peut confirmer ou infirmer un jugement. La cour de cassation peut casser un jugement, mais seulement si les règles de procédure n’ont pas été respectées. Les crimes contre l’humanité sont imprescriptibles. Les amendes, notamment pour infraction au code de la route, sont notifiées par un tribunal de police. Le conseil des prud’hommes est compétent pour les litiges qui surviennent dans le monde du travail. La justice des mineurs est rendue par une juridiction particulière. Selon la gravité des actes, les mineurs sont jugés par le juge des enfants, par un tribunal pour enfants ou par la cour d’assises des mineurs.

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électricité

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Centrale hydroélectrique
Centrale hydroélectrique

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Le courant électrique est constitué par un déplacement d’électrons. Sa production peut être assurée par un générateur. Un circuit électrique est formé d’une chaîne d’éléments conducteurs (dipôles) comprenant au moins un générateur, produisant le courant, et des récepteurs, qui le consomment. Ces éléments peuvent être reliés l’un à la suite de l’autre (ils sont dits « en série ») ou reliés l’un à l’autre par leurs deux bornes (ils sont alors dits « en parallèle »). L’intensité d’un courant est la quantité d’électricité débitée par unité de temps. La tension électrique entre deux points est liée au travail produit par le champ électrique entre ces deux points. Si le générateur est une pile, le courant produit est dit « continu ». L’alternateur est une machine tournante qui crée un courant à l’intérieur d’une bobine (par le phénomène d’induction électromagnétique). L’électricité que nous utilisons est ainsi produite dans des alternateurs mis en rotation sous l’effet de l’énergie mécanique (hydroélectricité, énergie éolienne), ou de l’énergie thermique (centrales thermiques, centrales nucléaires, centrales géothermiques), ou encore de l’énergie solaire. Le transport et la distribution de l’électricité se font par des lignes électriques. Pour limiter les déperditions en cours de transport, ceux-ci se font à très haute tension. Des transformateurs sont ainsi utilisés pour amener l’énergie électrique à très haute tension, puis ramenée à moyenne et à basse tension pour être distribuée aux utilisateurs.

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immunité

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Origine d'une allergie
Origine d'une allergie

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Résistance à un agent infectieux (microbes ou virus) ou toxique (venins et toxines) d’un organisme vivant qui sait distinguer les éléments qu lui appartiennent (« soi ») de ceux qui lui sont étrangers (« non-soi »), l‘immunité peut être naturelle ou acquise. Dans le premier cas, ce sont les mécanismes de défense naturels qui agissent de façon immédiate. La peau, les muqueuses, les enzymes et les sucs digestifs sont les premières de ces barrières. Si elles sont franchies, des cellules sanguines s’emploient à détruire l’« ingérant » : c’est la phagocytose. Dans le second cas, l’immunité acquise est plus efficace que l’immunité naturelle, qu’elle suit et renforce. Elle est spécifiquement dirigée contre l’agent pathogène impliqué : elle est réalisée par les globules blancs appelés lymphocytes. Chaque lymphocyte ne réagit qu’à un seul antigène. En même temps qu’est donnée la réponse immunitaire, sont produites des cellules mémoires spécifiques de l’agent pathogène. Celles-ci restent très longtemps dans l’organisme : si celui-ci rencontre de nouveau le même agent pathogène, elles vont déclencher une réponse immunitaire spécifique très efficace et beaucoup plus rapide que lors de la première rencontre. La vaccination se fonde sur ce principe. Il arrive que le système immunitaire ne sache plus différencier le soi et le non-soi, il se retourne alors contre les propres cellules de l’organisme provoquant des maladies auto-immunes. Dans le cas des allergies, le système immunitaire réagit de manière excessive à des antigènes normalement inoffensifs.

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judaïsme

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Andrea del Sarto, le Sacrifice d'Abraham
Andrea del Sarto, le Sacrifice d'Abraham

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Le judaïsme est chronologiquement la première des grandes religions monothéistes précédant le christianisme et l’islam. Son histoire plonge ses racines dans celles très anciennes du peuple hébreu. Ses principales étapes sont : l’appel du Dieu unique fait à Abraham, la sortie d’Égypte sous la conduite de Moïse et l’Alliance du peuple hébreu avec son Dieu sur le mont Sinaï ; l’installation en Palestine des descendants d’Abraham et les règnes des grands rois David et Salomon ; les Prophètes et l’exil en Assyrie et à Babylone ; la guerre avec les Romains suivie de la Diaspora. Ces deux derniers événements douloureux semblent avoir donné au judaïsme proprement dit sa pleine unité, les deux destructions du Temple de Jérusalem, qui leur sont liées, ayant scellé l’adhésion du peuple juif à l’Alliance. Fondamentale pour le judaïsme est la Loi : dans sa double expression, écrite (la Bible hébraïque, qui contient la Torah) et orale (la Mishna, compilation de traités et de leurs commentaires élaborée par les écoles mésopotamienne et palestinienne, qui constitueront le Talmud). Les communautés de la Diaspora seront souvent en butte aux persécutions et à l’antisémitisme, dont l’expression la plus monstrueuse se fera jour sous le nazisme sous la forme de la Shoah.