la Meije

Sommet cristallin des Alpes françaises (aux confins des Hautes-Alpes et de l'Isère), dans le nord du massif de l'Oisans, au-dessus de la vallée de la Romanche ; 3 983 m.

Dominant la vallée des Étançons au S. et celle de la Romanche au N., la Meije se présente comme une gigantesque arête orientée O.-E. et comprenant successivement la brèche de la Meije (3357 m), le Grand Doigt (3761 m), le Grand Pic de la Meije, point culminant ; l'arête s'abaisse ensuite à la brèche Zsigmondy (3870 m) et se redresse au pic Central, ou Doigt de Dieu (3974 m) ; au-delà de la brèche Joseph-Turc (3842 m) se dresse enfin la Meije orientale (3891 m).

ALPINISME

La première ascension du Grand Pic a été faite par E. Boileau de Castelnau avec les guides P. Gaspard, père et fils, le 16 août 1877, par le promontoire et le glacier Carré, itinéraire devenu classique, de même que la traversée complète des arêtes sommitales (L. Purtscheller, E. et O. Zsigmondy, 1885). D'autres voies, souvent difficiles, ont été tracées sur les versants de la Meije ; l'arête ouest (dite « de la Brèche »), par C. Verne, P. Gaspard, père et fils, M. Gaspard, J. B. Rodier (1885) ; le versant nord et le couloir Gravelotte, par E. Gravelotte, M., C. et D. Gaspard et J. Turc (1898) ; la directissime de la face sud du Grand Pic, par P. Allain et R. Leininger (1935) ; la face sud du pic Central, par J. Walden et V. Chaud (1951) ; la première hivernale directe de la face nord du Grand Pic, par J. C. Marmier et Ch. Exigea (1973). La Meije est une des montagnes les plus célèbres et les plus fréquentées des Alpes ; les refuges du Promontoire (face sud) et de l'Aigle (face nord) en facilitent l'accès.