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Afrique : géographie physique

Massif du Drakensberg
Massif du Drakensberg

  • Superficie : 30 310 000 km2
    (soit 20 % de la superficie des terres émergées)

Traversée presque en son milieu par l'équateur et comprise en majeure partie entre les tropiques, l'Afrique est un continent chaud. Les climats et les types de végétation s'individualisent en fonction des variations pluviométriques plutôt que thermiques. En dehors des extrémités nord et sud, au climat méditerranéen, le trait dominant est la chaleur constante. Climat et végétation sont étroitement liés, et ce sont les précipitations – plus que les températures – qui déterminent le rythme des saisons. L'apparition d'une saison sèche et son allongement, quand on s'éloigne de l'équateur, entraînent le passage du climat équatorial et de la forêt dense aux climats tropicaux, qui s'accompagnent de forêts claires, puis de savanes et de steppes. Le désert apparaît près des tropiques (Sahara, Kalahari). Plus de la moitié de l'Afrique est privée d'écoulement vers la mer, qu'atteignent souvent difficilement les grands fleuves (Nil, Congo, Niger, Zambèze). Le continent africain est formé de vastes plaines et bassins recouvrant les parties affaissées de son socle. La présence de plateaux limités par de vigoureux abrupts rompt, par endroits, la monotonie du relief.

1. La géologie

La plus grande partie du continent repose sur un socle précambrien rigide, constitué de roches cristallines et métamorphiques. Ce bouclier affleure sur de très vastes étendues, dont une grande partie n'a pas été recouverte par les mers depuis le début de l'ère primaire, période qui voit une transgression marine envahir le nord-ouest du continent ; les dépôts de sédiments ainsi apportés sont à l'origine de formations sableuses, gréseuses et calcaires des grands reliefs sahariens (Tibesti, Ennedi et Hoggar). Les mouvements tectoniques consécutifs à l'orogenèse hercynienne ont contribué à façonner les immenses cuvettes du Kalahari, du Sahara, du Congo et du Tchad.

Au jurassique, l'Afrique orientale est soumise aux fluctuations du niveau marin et, au crétacé, la plate-forme saharienne est recouverte d'une étroite mer joignant l'Europe au golfe de Guinée. Ailleurs prédominent les formations de sédiments continentaux. Au miocène, le continent est affecté d'importantes poussées tectoniques. Une série de dépressions allongées, appelée Rift Valley, s'ouvre depuis la mer Morte jusqu'au Mozambique. Les grands lacs longilignes Turkana, Tanganyika et Malawi se sont logés dans ce fossé d'effondrement. D'imposants volcans, comme le Kilimandjaro (Tanzanie), le Nyiragongo (République démocratique du Congo) et le mont Kenya (Kenya) se sont érigés. Dans le nord-est du continent, cette grande fracture méridienne s'ouvre au triangle des Afars, à la convergence des fossés de la mer Rouge et du golfe d'Aden. Au sud de l'équateur, ces deux fractures se dédoublent de part et d'autre du lac Victoria.

Les contrecoups de cette orogenèse tertiaire se ressentent dans toute l'Afrique. C'est en particulier à cette époque que se forment le plateau de l'Adamaoua, le mont Cameroun et les îles volcaniques de São Tomé et Príncipe, Bioco et le pointement volcanique des îles du Cap-Vert. Les chaînes de l'Afrique du Nord se sont formées à l'ère tertiaire. Seul l'Anti-Atlas marocain date de l'ère primaire. Deux chaînes principales sont séparées de hautes plaines : l'Atlas saharien, à la lisière du désert, et l'Atlas tellien, formation reliée aux montagnes du sud de la péninsule Ibérique. Au quaternaire alternent les épisodes froids et chauds qui contribuent à former les grands déserts de sable et les paysages tabulaires de cuirasses ferrallitiques.

2. Le relief

L'Afrique, dont Madagascar est la seule grande île, présente une morphologie relativement plane le long des 8 000 km qui séparent le cap Bon du cap de Bonne-Espérance. En raison de la rigidité du socle, la plus grande partie du continent est constituée de surfaces tabulaires (plaines et plateaux étagés) plus ou moins élevées. Elles sont limitées par des versants escarpés, comme le Drakensberg en Afrique du Sud. La grande cuvette du Kalahari est bordée de plateaux qui s'élèvent jusqu'à 3 000 m et dominent, de manière abrupte, les zones littorales. Les plateaux, appelés hamada au Sahara, sont fréquemment surmontés de reliefs isolés (les inselbergs), buttes tabulaires ou dômes, témoins des couches géologiques antérieures. Ils sont parfois recouverts de « croûtes » d'argiles extrêmement dures qui empêchent toute culture : ces latérites résultent de la précipitation (solidification) du fer contenu dans le sol.

L'Afrique est bordée d'étroites plaines côtières, le plus souvent rectilignes, couvertes de marécages et de mangroves dans les zones deltaïques. Les côtes dominent des plates-formes continentales généralement étroites, dont la topographie, sur la façade occidentale, détermine le phénomène océanographique de barre, gros rouleaux rectilignes déferlant sans cesse.

2.1. L'Afrique de l'Ouest, du Centre et du Nord-Est

L'Afrique de l'Ouest, du Centre et du Nord-Est est un vaste ensemble d'altitude en général peu élevée (entre 200 et 500 m), où dominent d'immenses étendues de plateaux, souvent recouverts en Afrique occidentale par des cuirasses ferrugineuses. La partie centre-nord et nord-est correspond au plus grand désert du monde, le Sahara, avec ses étendues de pierrailles ou regs, comme au Tanezrouftet au plateau du Tademaït, et ses champs de dunes (grand erg occidental, grand erg oriental, etc.). D'autres régions, dans les cuvettes du Tchad, du Niger ou du Bahr el-Ghazal, comportent de vastes marécages. Des plateaux plus élevés flanquent cet ensemble du côté sud-ouest : Fouta-Djalon, plateau Bauchi, Adamaoua. Au centre, les importants massifs du Hoggar et du Tibesti approchent ou dépassent 3 000 m, ainsi que l'Ennedi et le Darfour.

2.2. La cuvette du Congo

La cuvette du Congo peut se rattacher par son altitude peu élevée à l'ensemble précédent. Elle en est toutefois nettement séparée par les hautes terres des plateaux de l'Adamaoua et de l'Oubangui.

2.3. L'Afrique de l'Est

L'Afrique de l'Est possède, au contraire des deux entités précédentes, une altitude moyennement élevée, généralement supérieure à 1 000 m. Le trait dominant est le système des rift-valleys, flanquées de chaque côté par des plateaux élevés. Dans la partie sud, il n'existe qu'une seule rift-valley principale, jalonnée par la vallée de la Shire au Malawi et par le lac Malawi. En Afrique orientale ex-anglaise, ce système se divise en une rift-valley occidentale, jalonnée par les lacs Tanganyika, Kivu, Édouard, Albert, et une rift-valley orientale avec les lacs Eyasi, Manyara, Natron, Naivasha, Nakuru, Baringo et Turkana. Entre ces deux grands faisceaux de cassures, le lac Victoria occupe la partie centrale déprimée d'une grande unité du socle déformée par des mouvements à grand rayon de courbure. Dans le nord, il n'existe plus de nouveau qu'une seule rift-valley, jalonnée par les lacs Chamo, Abaya, Shala et Zway ; large, à la latitude d'Addis-Abeba, d'une centaine de kilomètres, la zone du rift s'élargit considérablement dans le nord de la Somalie et l'est de l'Éthiopie, où elle inclut la plaine des Afars, la dépression Danakil et l'Érythrée. Les plateaux élevés flanquant les rift-valleys sont ceux de l'Iringa et du Rungwe en Tanzanie, les hautes terres du Kenya et de l'Ouganda occidental ; enfin la plus grande partie de l'Éthiopie est constituée par des hautes terres au-dessus de 2 000 m d'altitude.

2.4. L'Afrique australe

L'Afrique australe s'apparente a l'Afrique orientale par son altitude moyenne élevée. De part et d'autre de la cuvette centrale du Kalahari, les hautes terres du bourrelet marginal dominent brusquement la zone littorale par un grand escarpement de 1 500 à 2 500 m de commandement. Le Drakensberg est l'une des sections de ce grand escarpement, dominant la plaine côtière du Natal.

2.5. Le Maghreb

Le Maghreb possède une altitude moyenne élevée. C'est une région au relief heurté et compartimenté (Haut Atlas, Anti-Atlas, Moyen Atlas, chaîne du Rif au Maroc ; Atlas tellien et Atlas saharien enserrant des hauts plateaux, et chaîne de l'Aurès en Algérie et Tunisie) s'apparentant davantage à l'Europe méditerranéenne qu'à l'Afrique.

3. L'hydrographie

3.1. Le Nil

Le Nil a longtemps été un mystère pour les peuples méditerranéens, qui ne pouvaient expliquer ses crues, intervenant au moment où les autres fleuves méditerranéens s'assèchent. Long de 6 670 km, le Nil naît en effet de la convergence de plusieurs cours d'eau venus des régions équatoriales et tropicales. Si le Nil Blanc (Bahr el-Abiad) draine un volume d'eau faible mais constant, les affluents éthiopiens, dans l'Est, sont au contraire à l'origine de la puissante crue égyptienne, laquelle a lieu entre juillet et octobre. Son écoulement a été régularisé pasr la construction des barrages d'Assouan, le premier en 1902 et le second entre 1964 et 1971.

3.2. Le Congo

Le Congo, second fleuve mondial par son débit après l'Amazone, draine un très vaste bassin de 3 800 000 km2. Né sur le plateau du Katanga (ancien Shaba), il se jette dans l'océan Atlantique après avoir franchi une importante série de rapides (et les chutes Livingstone), qui représentent une entrave à la navigation fluviale.

3.3. Le Niger

Fleuve au régime tropical, le Niger prend sa source dans le massif peu élevé du Fouta-Djalon, en Guinée. Il se dirige vers le nord, avant d'effectuer une grande boucle pour se jeter dans le golfe de Guinée, au Nigeria.

3.4. Le Zambèze

Quatrième grand fleuve du continent, le Zambèze prend sa source sur les plateaux de Zambie, franchit les célèbres chutes Victoria et aboutit à l'océan Indien à travers un important delta.

3.5. Les barrages

Des barrages ont été édifiés pour valoriser le potentiel hydroélectrique et constituer des réserves d'eau. Qu'elles soient érigées sur la Volta, le Niger, le Sénégal ou le Nil, sur des lacs naturels ou artificiels (Kariba, Kossou, Volta…), ces constructions sont partout controversées en raison du bouleversement des écosystèmes qu'elles ont apporté et de la déstabilisation des sociétés traditionnelles qui vivaient à proximité des fleuves et des lacs.

3.6. L'hydrographie des déserts

Les déserts, où dominent les écoulements endoréiques (les eaux n'atteignent pas la mer et se perdent dans les dépressions intérieures), sont parcourus par des oueds, cours d'eau intermittents qui peuvent connaître de violentes crues, notamment lors de la fonte des neiges et des pluies de printemps en Afrique du Nord.

Les principaux fleuves d'Afrique

Les principaux fleuves d'Afrique

Cours d'eau

Longueur

Superficie du bassin versant

Débit moyen

Nil

6 670 km

3 000 000 km2

 

Congo

4 700 km

3 800 000 km2

39 000 m3/s

Niger

4 200 km

1 100 000 km2

7 000 m3/s (à Onitsha, en amont du delta)

Zambèze

2 260 km

1 240 000 km2

3 000 m3/s

Orange

2 250 km

 

 

Sénégal

1 700 km

 

 

4. Le climat

Traversée en son centre par l'équateur, l'Afrique a des climats déterminés essentiellement par le mouvement apparent du Soleil entre les tropiques.

Les grandes zones climatiques se répartissent en bandes subparallèles de part et d'autre de l'équateur. Aux solstices, les rayons du soleil sont à la verticale du tropique du Cancer le 21 juin, et du Capricorne le 21 décembre. C'est le moteur du balancement parallèle des grands anticyclones (zones de hautes pressions) tropicaux des Açores, du Sahara et d'Arabie dans l'hémisphère Nord, de l'Atlantique Sud, du Kalahari et du sud de l'océan Indien dans l'hémisphère austral. Ils se déplacent vers le nord de décembre à juin, et vers le sud de juin à décembre. Les vents anticycloniques (les alizés), attirés par les basses pressions équatoriales, soufflent vers le nord-ouest dans l'hémisphère Sud et vers le sud-ouest dans l'hémisphère Nord.

4.1. Le climat de l'Afrique occidentale

L'Afrique occidentale est soumise au vent sec et chaud du Sahara, l'harmattan, qui souffle vers le sud-ouest, et au flux maritime issu de l'anticyclone de Sainte-Hélène. La zone de convergence des alizés des deux hémisphères (convergence intertropicale, ou C.I.T.) est responsable d'une grande partie des précipitations. Après le solstice de juin, la convergence intertropicale se déplace du tropique du Capricorne vers l'équateur. Dès novembre, elle descend vers le tropique du Capricorne, jusqu'au mois de janvier (été austral).

4.2. Le climat de la zone équatoriale

La zone équatoriale est en permanence soumise aux pluies de la convergence intertropicale, et la saison sèche, aux solstices, y est brève. L'atmosphère y est très humide, et les précipitations, parfois torrentielles, excèdent 2 000 mm par an dans la cuvette congolaise. Le climat chaud présente de faibles écarts, tandis que l'amplitude thermique s'élève à 25 °C dans le Sahara algérien.

4.3. Le climat de la corne de l'Afrique

Dans l'Est, la corne de l'Afrique est une région aride qui reçoit moins de 50 mm de pluie, en raison du détournement des alizés issus de l'océan Indien. La sécheresse est également marquée sur les côtes du Mozambique et de la Tanzanie, les masses d'air se déchargeant d'une partie de leur humidité sur Madagascar.

4.4. Le climat de la zone tropicale humide et au-delà

Quand on s'éloigne de l'équateur, la durée de la saison sèche s'allonge, la hauteur des précipitations diminue et l'amplitude thermique augmente. La zone tropicale humide, ou pluvieuse, qui entoure la zone équatoriale s'étendant du golfe de Guinée aux grands lacs orientaux, possède la particularité de présenter deux courtes saisons sèches coupant la longue saison des pluies. Sa limite correspond à l'isotherme + 18 °C (pour le mois le plus chaud) et à l'isohyète 700 mm. Au-delà de cette zone, l'année voit se succéder une saison humide, appelée « hivernage » en Afrique de l'Ouest, et une saison sèche. Dans le Sud ivoirien, il tombe annuellement au moins 1 700 mm de pluie répartis sur dix mois, alors que dans le nord du pays la pluviométrie n'excède pas 1 500 mm et la saison sèche dure quatre mois. En Mauritanie, la saison sèche dure huit mois et les précipitations, en été, sont inférieures à 500 mm. Les pays bordant le Sahara connaissent des années de sécheresse accusée lorsque la C.I.T. remonte moins haut vers le nord.

4.5. Le climat désertique saharien

Le climat désertique saharien est lié à la présence d'un anticyclone qui provoque un important phénomène de subsidence. Dans l'hémisphère Sud, le désert côtier du Namib doit son origine à la présence du courant marin froid de Benguela qui refroidit les basses couches d'air. Il est prolongé vers l'intérieur du continent par celui du Kalahari, qui demeure toutefois moins aride que le Sahara.

4.6. Le climat de la pointe sud-ouest de l'Afrique

La pointe sud-ouest de l'Afrique qui correspond à l'ancienne province du Cap, en Afrique du Sud, bénéficie d'un climat de type méditerranéen, dont on retrouve les caractéristiques (étés chauds et secs, hivers doux et humides) à l'extrémité nord du Maghreb.

5. Les sols

5.1. Les sols des régions équatoriales

Dans les régions équatoriales, bien arrosées, dominent des sols très profonds (souvent 15 m et davantage) de coloration dominante rouge : ce sont les sols latéritiques, dits aussi ferralitiques.

5.2. Les sols des régions tropicales

Dans les régions tropicales, le développement de la saison sèche permet la concentration et la fixation du fer dans les sols ferrugineux tropicaux. Lorsqu'il y a forte accumulation des oxydes de fer et d'alumine, et durcissement, apparaissent les sols à carapace, appelés aussi bowal en Afrique occidentale.

5.3. Les sols de la zone sahélienne

Dans la zone sahélienne, les sols les plus courants sont les sols bruns et châtains, contenant du fer, et les sols gris, généralement peu épais.

5.4. Les sols de la zone méditerranéenne

Dans la zone méditerranéenne, mieux arrosée, on retrouve des sols rouges, châtains ou gris, rappelant ceux des tropiques secs, et des sols à croûtes calcaires ou gypseuses.

6. Le monde vivant

6.1. Les forêts

La zone humide équatoriale est occupée par la forêt ombrophile, dite pluviale. Elle se caractérise par une très grande variété d'espèces, en général sempervirentes. Les arbres, peu enracinés et stabilisés par de puissants contreforts, peuvent atteindre 50 m de hauteur. Une végétation adaptée à l'ombre succède à cette première strate : arbres plus petits, fougères arborescentes, épiphytes et lianes. L'absence de sous-bois s'explique par le manque de lumière au sol. La faune y est représentée par des centaines d'espèces d'insectes, des oiseaux, des reptiles, des rongeurs, des singes, quelques félins, ainsi que des éléphants et des hippopotames. C'est un milieu à la fois hostile et très fragile, difficile à mettre en valeur et propice à la diffusion de maladies, notamment la malaria. Si l'on dénude le sol forestier, les fortes pluies emportent très rapidement l'humus, et la forêt ne peut plus se reconstituer. Les défrichements s'effectuent sur d'amples territoires, tant pour se procurer du bois de feu et de cuisine que pour pratiquer la culture sur brûlis.

À la forêt équatoriale, qui disparaît progressivement au-dessous de 1 200 mm de précipitations, succède dans les régions à saison sèche une forêt moins dense (appelée miombo en Afrique orientale), où la hauteur des arbres, en partie caducifoliés, ne dépasse pas 25 m. La lumière atteint plus facilement le sol, ce qui permet l'apparition d'un tapis de graminées après les défrichements par le feu. Dégradée par les brûlis des défricheurs, cette forêt se transforme en savane.

6.2. Les savanes et les steppes

Plus l'on s'éloigne de l'équateur, plus la végétation est clairsemée, et l'on passe graduellement aux paysages plus ouverts des savanes et des steppes, qui sont les formations végétales les plus courantes du continent.

La savane est une formation végétale de hautes herbes vivaces, caractéristique des régions à saison sèche accentuée (de quatre à huit mois). La plupart des savanes sont ponctuées d'arbustes et d'arbres disséminés (baobab, karité, fromager, palmier à huile…). C'est le domaine des grands herbivores (gazelle, antilope, girafe, buffle, phacochère) et de quelques carnivores comme le lion et la panthère. Elles sont sillonnées, le long des cours d'eau, par des « forêts-galeries ».

La steppe, formation où prédominent des herbes annuelles, est parfois parsemée d'arbres et de plantes (acacia, épineux, jujubier…) adaptés à l'aridité. Elle couvre le Sahel, à la limite du Sahara, les plateaux somaliens, le nord du Kenya, et est également très étendue en Afrique australe, dans le Kalahari (steppe boisée). Dans les montagnes tropicales, la forêt peut monter jusqu'à plus de 3 000 m sur les versants arrosés. Les pentes, entre 1 500 et 3 000 m, sont couvertes d'une forêt d'arbres de taille moyenne (cèdres, camphriers). Entre 2 700 et 3 000 m dominent les épiphytes puis les bambous. Au-dessus de 3 000 m, la prairie et la lande occupent des pentes parsemées de bruyères géantes et de fougères arborescentes.

6.3. Les déserts

Les déserts de pierre au Sahara (regs) et de sable (ergs) ne contiennent de l'eau qu'en profondeur et, sauf exception (lit des oueds, par exemple), ne permettent que des formes de vie bactériologiques. Les régions au climat méditerranéen portent des forêts dans leurs parties les plus arrosées, mais le feu les a fréquemment transformées en maquis et en garrigues.

Pour en savoir plus, voir les articles population de l'Afrique et activités économiques de l'Afrique.