Accueil > langue française > dictionnaire > monstre n.m. - monstre adj. - monstres n.m.pl.

monstre

nom masculin

(latin monstrum, phénomène singulier)

  • 1. Être vivant présentant une importante malformation : La tératologie est l'étude des monstres.
  • 2. Être fantastique des légendes, de la mythologie : Un centaure était un monstre moitié homme, moitié cheval.
  • 3. Animal effrayant ou gigantesque par sa taille, son aspect.
  • 4. Objet, machine effrayants par leur forme énorme : Une petite voiture coincée entre deux monstres.
  • 5. Personne d'une laideur effrayante.
  • 6. Personne qui suscite l'horreur par sa cruauté, sa perversité, par quelque vice énorme : Un monstre d'ingratitude.
  • 7. Familier. Enfant insupportable.

monstre

adjectif

monstres

nom masculin pluriel

  • Ciseaux à larges anneaux, dans lesquels on peut passer les doigts d'une main.

Expressions avec monstre

monstre

nom masculin

  • Monstre sacré,

    vedette hors série, personnage hors du commun dans quelque domaine.

Difficultés de monstre


  • GENRE

    Toujours masculin, même pour parler d'une femme : dans son réquisitoire, le substitut a présenté la jeune femme comme un monstre.

  • ACCORD

    Employé comme adjectif, monstre s'accorde en nombre avec le nom auquel il se rapporte : des soldes monstres ; les parades monstres des élections américaines. Registre familier.


Citations avec monstre


  • Pierre Corneille (Rouen 1606-Paris 1684)
    Qu'un monstre tel que vous inspire peu de crainte !
    Psyché, III, 3, Psyché à l'Amour

    Commentaire
    On sait que le plan de Psyché est de Molière, mais que Corneille a écrit plus de la moitié des vers de cette tragédie-ballet.

  • Eugène Fromentin (La Rochelle 1820-Saint-Maurice, commune de La Rochelle, 1876)
    Sais-tu quel est mon plus grand souci ? C'est de tuer l'ennui. Celui qui rendrait ce service à l'humanité serait le vrai destructeur des monstres.
    Dominique
  • Blaise Pascal (Clermont, aujourd'hui Clermont-Ferrand, 1623-Paris 1662)
    S'il se vante, je l'abaisse ; s'il s'abaisse, je le vante ; et le contredis toujours, jusqu'à ce qu'il comprenne qu'il est un monstre incompréhensible.
    Pensées, 420

    Commentaire
    Chaque citation des Pensées porte en référence un numéro. Celui-ci est le numéro que porte dans l'édition Brunschvicg - laquelle demeure aujourd'hui la plus généralement répandue - le fragment d'où la citation est tirée.

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