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Téhéran

en persan Tehrān

Téhéran
Téhéran

Capitale de l'Iran, sur le glacis de piedmont au S. de la chaîne de l'Elbourz, à 1 100 m d'altitude.

  • Population pour l'agglomération : 8 154 051 hab. (recensement de 2011)

D'abord gros village de jardiniers dans la banlieue nord de la ville de Rey, aujourd'hui englobée dans le sud de l'agglomération, Téhéran se développe comme ville après la destruction de Rey par l'invasion mongole au xiiie s. Elle n'a encore qu'une quinzaine de milliers d'habitants lorsque la dynastie qadjar la choisit comme capitale en 1788, sans doute pour des raisons stratégiques, à une époque où les dangers russe et turkmène, respectivement à l'O. et à l'E. de la Caspienne, constituent les principales menaces pour l'Iran. La croissance, très lente pendant tout le xixe s. et le début du xxe s. (200 000 habitants en 1922), ne s'accélère vraiment qu'à partir de 1925, sous Reza Chah. C'est alors que Téhéran assume véritablement toutes les fonctions d'une capitale. La ville a connu depuis cette époque une très vaste extension, suivant un plan géométrique en damier, tandis que de grandes percées éventraient le noyau ancien. Elle a rejoint au N., au pied de l'Elbourz, les vieux villages d'été vers lesquels la Cour et la population migraient pendant la saison chaude, qui sont devenus aujourd'hui des quartiers résidentiels élégants, tandis que la ville du Sud, vers le désert, poussiéreuse et éloignée des eaux courantes issues de la montagne (pendant longtemps celles-ci ont été fournies exclusivement par des galeries drainantes souterraines et par un canal amenant dans le N. de la ville les eaux de la rivière Karadj, distribuées ensuite dans un réseau de rigoles suivant la pente du glacis), attirait les classes populaires. Les difficultés de l'alimentation en eau expliquent que pendant longtemps Téhéran ait été fort peu industrielle, vivant exclusivement de son rôle politique et administratif et de résidence des classes dirigeantes du pays. Une zone industrielle importante s'est cependant développée vers l'O., sur la route de Qazvin (construction d'automobiles). Université. Téhéran, qui jusqu'en 1960 n'attirait d'émigrants que du N. et du N.-O. du pays, a étendu depuis cette date son rayon d'attraction sur la quasi-totalité du Zagros et l'O. du Khorasan, mais son aire de drainage n'intéresse encore que fort peu les provinces du Sud (Fars), de l'Est et du Sud-Est (Baloutchistan).

Palais du Golestan, inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco depuis 2013 ; mosquées du xixe s.

Nombreux musées, notamment Archéologique, des Beaux-Arts, des Arts décoratifs, d'Art contemporain.