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Pise

en italien Pisa

Pise
Pise

Ville d'Italie, en Toscane, chef-lieu de province, sur le cours inférieur de l'Arno.

  • Population : 87 215 hab. (recensement de 2011)
  • Nom des habitants : Pisans

Archevêché. Université fondée en 1343. Nœud de communications avec quelques industries.

L'HISTOIRE DE PISE

Les conditions de l'expansion

Le site, au confluent de l'Arno et d'un ancien bras du Serchio, était déjà occupé par les Ligures. Au iiie s. avant J.-C., Pise s'allie aux Romains, auxquels elle sert de base navale et militaire pour la conquête de la Gaule Cisalpine. Assujettie à Rome en 180 avant J.-C., érigée en cité romaine en 89 avant J.-C., puis en colonia Opsequens Julia Pisana par Octave, Pise est un port d'estuaire typique, bien situé à dix kilomètres à l'intérieur des terres en un point où un pont romain permet à la via Aurelia (qui unit Rome à Gênes) de franchir l'Arno, voie fluviale qui fait de cette ville le débouché naturel de la Toscane sur la mer Tyrrhénienne. L'huile, les vins, les fruits et le bois de chêne des collines toscanes et des Alpes Apuanes, les céréales et les produits de l'élevage des plaines littorales (Maremme, Versilia), le poisson de la Méditerranée, le fer de l'île d'Elbe, l'argile locale enfin permettent de nourrir une population nombreuse et de diversifier les activités artisanales : constructions navales, métallurgie, industries des cuirs et des peaux, briqueteries et tuileries. De telles activités fournissent à la ville non seulement les produits d'un important commerce d'exportation, mais encore les moyens d'en assurer le transport : le bateau.

La ville pallie son éloignement progressif de la mer et l'insuffisance du tirant d'eau à quai par la construction d'un avant-port : Porto Pisano, fréquenté dès le viiie s. par les marchands syriens et par les pèlerins qui se rendent à Rome. Elle repousse les incursions des Sarrasins des ixe et xe s. grâce à la construction d'une puissante flotte qui poursuit ceux-ci jusque dans leurs bases d'Afrique du Nord (première expédition en 828), elle les empêche même de prendre Salerne en 871 et leur inflige la défaite navale du détroit de Messine en 1005. En fait, la ville n'est impuissante que devant un seul ennemi : la malaria, qui sévit dans les marais mal drainés situés immédiatement en arrière du cordon littoral.

La conquête de la mer (xie s.)

Dotée d'un contado étiré parallèlement à la côte des bouches du Serchio à Piombino, administrée par un vicomte héréditaire représentant du marquis de Toscane et administrateur du domaine royal et comtal, résidence d'un évêque immédiat du Saint-Siège dont le diocèse semble avoir pratiquement la même superficie que le contado, Pise est en fait une ville tournée vers la mer, moins peut-être par le relief que par les raids des Sarrasins. Elle s'allie à Gênes et réussit d'abord à chasser définitivement les Sarrasins de la Sardaigne (1015-1016) et à imposer à l'île son hégémonie commerciale. Un raid sur Bône en 1034, la capture d'une flotte arabe dans le port de Palerme en 1063, un raid contre Mahdia en 1087, un autre contre Valence en 1092, menés d'ailleurs tous deux avec le concours de Gênes, enfin la fructueuse mais éphémère conquête d'Ibiza et de Majorque en 1114 lui assurent la maîtrise maritime du bassin occidental de la Méditerranée et lui fournissent les moyens financiers d'entreprendre la construction de la cathédrale dédiée non plus à la modeste santa Reparata, mais à la bienheureuse Vierge Marie. En remerciement de ces victoires, le pape loue la Corse à l'Église de Pise et érige cette dernière en archevêché au profit de l'évêque Daimbert, qui reçoit en outre juridiction sur tous les évêques de Corse.

À Daimbert revient l'honneur d'assurer à Pise la maîtrise du bassin oriental de la Méditerranée en complet accord avec les entrepreneurs de mer. Ceux-ci forment un groupe étroit de propriétaires fonciers et immobiliers appartenant à l'origine à l'entourage des marquis de Toscane ; dès la fin du xie s., ils associent leurs chefs, les consuls, au vicomte, représentant des autorités anciennes de la ville. En fait, en 1094, le premier consul n'est autre que le vicomte Pietro Visconte : la commune est née.

Avec l'aide de ces commerçants armateurs, Daimbert, promu cardinal et légat pontifical, arme une flotte d'au moins 120 voiles qui, après avoir pillé Leucade et Céphalonie en 1099, apporte un soutien naval non négligeable aux forces franques de Syrie du Nord (Laodicée) et de Palestine (Jaffa), tandis que son chef se fait élire patriarche de Jérusalem en 1100.

Le défi pisan

Pise apparaît alors comme une très grande ville d'Occident par le nombre de ses habitants (12 000 à 15 000 habitants environ). Mais c'est peu pourtant pour armer la flotte, pour fournir les hommes nécessaires à l'administration et à la défense d'un véritable empire colonial qui comprend : un quartier concédé par Alexis Ier Comnène à Constantinople en 1111 ; des établissements à Antioche (le quartier Saint-Sauveur), à Laodicée (le quartier de l'église Saint-Nicolas), à Jaffa, à Tyr, à Ascalon et, après les premiers revers des croisés, à Acre et à Tripoli (agrandis ou largement privilégiés respectivement en 1182 et en 1187) ; trois « fondachi » en Égypte, les plus anciens à Alexandrie et à Damiette, le dernier au Caire au moins dès 1153 ; des comptoirs en Afrique du Nord à Bône, Tripoli, Sfax et Bougie ; enfin de petites colonies à Narbonne, Nice, Arles, Saint-Gilles, Montpellier et Fréjus, à Salerne, à Gaète, à Messine et surtout à Naples, de même qu'une loggia à Gênes.

Privilégiés en outre dans les postes catalans, disposant par ailleurs grâce à la politique archiépiscopale de solides bases en Corse et en Sardaigne, bénéficiant enfin à la fin du xie s. du brutal déclin d'Amalfi, déclin qu'ils parachèvent par deux raids destructeurs en 1135 et en 1137, les Pisans contrôlent au xiie s. un important trafic d'importation des produits d'Extrême-Orient (épices, soie), d'Orient (coton, sucres), d'Afrique du Nord (cuirs au xiie s., laine au xiiie s.), compensé par des exportations de bois, de fer et de peaux fort appréciés des musulmans. Cette prospérité commerciale, qui est concrétisée par le privilège de 1139 par lequel l'empereur accorde aux Pisans le droit d'émettre une monnaie ayant cours dans tout le bassin méditerranéen, est en réalité menacée par l'ensablement du port de Pise ; celui-ci doit transférer après 1162 l'essentiel de ses activités maritimes à Porto Pisano. Mais elle est aussi menacée par les ambitions de Lucques, qui lui conteste la possession de la Garfagnana, de la Lunigiana, de la Versilia, et par celles de Gênes, avec laquelle elle entre en conflit à plusieurs reprises. Elle perd ainsi au terme d'une première guerre la Corse septentrionale (1119-1133), mais réussit à sauver l'essentiel de son contrôle sur la Sardaigne en 1165 à l'issue d'un autre conflit (1140-1149), qui a repris en 1162 à la suite de l'incendie du quartier génois de Constantinople par les Pisans, lesquels secourent les Florentins tandis que les Lucquois appuient leurs adversaires. Imposée par le pape – qui veut contraindre les chrétiens à unir leurs forces contre Saladin, qui vient de leur reprendre Jérusalem en 1187 –, la paix pisano-génoise de 1188 n'est en fait qu'une trêve, rompue dès 1194.

Jusqu'à la fin du xiie s., Pise surmonte tous ces dangers grâce à l'appui constant de Frédéric Ier Barberousse et de ses successeurs ; cet appui est consacré par le diplôme du 6 avril 1162 qui autorise Pise à exclure de tous les ports de la côte les marchands des villes qui lui sont hostiles. En outre, cet acte lui permet d'étendre son contrôle jusqu'à Empoli à l'est, jusqu'à Porto Ercole au sud et lui accorde enfin en fief la moitié de Naples, Salerne, Messine, Palerme, la totalité de Gaète, Mazara et Trapani ainsi que le droit de commercer dans tout l'Empire.

Grandeur et décadence

La ville soutient son négoce international grâce à la diversification des activités artisanales de ses habitants, qui travaillent dans les constructions navales (fabri), dans la fabrication et la revente de drogues (spezarii), dans le conditionnement et la redistribution des matières tinctoriales, dans le travail des laines locales ou maghrébines, dans celui des peaux et fourrures de Russie importées via Constantinople (pelletiers, fourreurs). Désireux de défendre leurs intérêts matériels, ces artisans se groupent à la fin du xiie s. en corps de métier (arti), à l'exception des commerçants en gros, qui, dès 1162, sont administrés par 4 ou 5 consules mercatorum pisanorum désignés par les consuls de la commune pour en constituer le tribunal de commerce.

En fait, l'intensité de la vie commerciale, la multiplicité des contrats et les litiges qui en résultent ont favorisé dès la fin du xie s. le foisonnement des praticiens du droit – notaires et avocats – et par contrecoup depuis le milieu du xie s. l'enseignement de cette discipline, qu'illustre au xiie s. l'un des plus célèbres juristes du Moyen Âge : Burgundio de Pise (?-1193). Celui-ci rapporte de Constantinople des Pandectes, aidant ainsi à la renaissance du droit romain tout en l'adaptant aux nécessités du monde des affaires du xiie s. Ainsi se trouve favorisé l'éveil de Pise à une vie intellectuelle intense qui s'épanouit au début du xiiie s. grâce à Leonardo Fibonacci (?-1240), dont le Liber abbaci, composé en 1202, livre à l'Occident chrétien, par le relais arabe, les secrets de l'univers mathématique des Indiens (numération de position, zéro et chiffres dits « arabes », théorie des nombres entiers et des fractions, règle de trois, racines). Mais, affaiblie par des rivalités internes qui opposent marchands et chefs d'atelier aux milieux dirigeants traditionnels, contrainte de ce fait d'accepter la présence à la tête de la ville d'un podestat qui la gouverne d'abord conjointement avec les consuls (1191-1218), puis seul (1218-1254), Pise n'est plus capable par ailleurs de s'imposer seule à l'heure où un nouvel ennemi la menace : Florence, qui triomphe en 1222 d'une coalition qui l'unit pourtant à Arezzo et à Sienne. Attaquée simultanément sur terre et sur mer par Florence, Lucques et Gênes, elle remporte un ultime succès pour le camp gibelin lorsque sa flotte arraisonne en 1241 les navires génois qui transportent à Rome les cardinaux qui doivent condamner Frédéric II.

Mais, privé de tout appui extérieur par la mort de cet empereur, vaincu par la coalition guelfe qui, de 1251 à 1256, unit contre Pise les forces de Florence, Gênes et Lucques, qui amputent la ville d'une partie de son contado, le régime aristocratique s'effondre au profit de celui du peuple (1254-1284), au sein duquel l'ordo maris (armateurs) et l'ordo mercatorum (marchands) doivent désormais partager l'autorité avec les arts, dont l'organisation est doublée par celle des sociétés d'armes créées sur la base des quartiers. En fait, ce régime ne survit pas à la défaite de la Meloria, par laquelle Gênes abat à jamais la puissance navale pisane en 1284. Privée de milliers d'hommes qui achèvent leur vie dans les prisons génoises, victime de nombreuses crises intérieures dont la plus célèbre est marquée par la prise du pouvoir par l'ambitieux Ugolino della Gherardesca, décimée par la malaria, amputée de ses bases maritimes par Gênes, soumise à plusieurs reprises au xive s. au régime de la seigneurie personnelle, Pise est finalement annexée par Florence en 1406 ainsi que son avant-port Porto Pisano en 1421, tandis que ses hommes d'affaires se réfugient en Sicile.

Sous-préfecture du département de la Méditerranée en 1808, dotée de l'École normale supérieure italienne en 1813 par Napoléon Ier, Pise est ensuite rattachée au grand-duché de Toscane puis, en 1860, au nouveau royaume d'Italie.

L'ART À PISE

Port florissant au xiie s., la ville s'agrandit et manifeste sa richesse dans la création architecturale. Les Pisans achèvent la construction de leur cathédrale, située au nord-ouest et un peu à l'écart de l'agglomération : ce monument, dont le style résulte d'influences byzantines et lombardes, sera un modèle pour les architectes de la région (Lucques). La république réédifie dans le même style et revêt de marbre la plupart de ses églises (telle San Paolo a Ripa d'Arno). Ainsi naît l'architecture romane pisane, qui rayonnera en Toscane et en Sardaigne. À côté de la cathédrale s'élèvent ensuite le baptistère, le campanile et le Camposanto, ensemble de la piazza dei Miracoli qui témoigne toujours avec éclat de la grandeur ancienne de Pise.

Commencée en 1063 par l'ingénieur et architecte Buscheto et continuée par Rainaldo, la cathédrale fut consacrée en 1118, mais son achèvement complet se situe vers la fin du xiie s. seulement et elle a subi d'importantes restaurations après l'incendie de 1595. Au-dessus des grands arcs engagés de l'étage inférieur se développe l'invention pisane d'une façade entièrement couverte de galeries superposées à petites arcatures. Seule la porte de bronze du transept sud est du xiie s. (Bonanno Pisano). À l'intérieur, le plan est celui des basiliques romaines : immense croix latine divisée en cinq nefs à arcs en plein cintre et colonnes corinthiennes, terminée par une grande abside. Les deux bras du transept, traversés par les tribunes qui surmontent les nefs latérales, sont eux-mêmes à trois nefs et se terminent par des absides. Commandant toute cette organisation, une coupole surmonte la croisée du transept, tandis que la nef principale a un plafond Renaissance à caissons dorés. Les nefs latérales, voûtées, sont séparées par des colonnes en porphyre et granit rouge, portant des arcs en plein cintre de marbre blanc et noir. Du décor original subsistent quelques mosaïques, dont celle de l'abside principale (le Christ, la Vierge et Saint-Jean-Baptiste), exécutée autour de 1300.

Le baptistère, rotonde de marbre blanc couverte d'une coupole, fut commencé en 1153 sur les plans de Diotisalvi, repris à partir de 1250 environ et achevé au xive s. À l'extérieur, l'étage inférieur est une muraille circulaire renforcée, comme à la cathédrale, d'arcs portant sur des colonnes. Gables et pinacles gothiques tapissent les étages suivants. Les restes de la sculpture monumentale qui illustrait cet ensemble ont été recueillis par le Musée national de Pise, notamment les statues d'évangélistes de Giovanni Pisano, dont la contribution aux portails de la cathédrale fut aussi importante. L'intérieur est à deux étages de douze arcades en plein cintre, le premier comprenant, outre des piliers, des colonnes antiques réemployées ; l'originale terminaison conique de la coupole renforce encore l'impression d'une dilatation de l'espace dans le sens vertical. Les fonts baptismaux, bassin octogonal à panneaux de marbre ciselés et incrustés que trois marches exhaussent, datent de 1246 et sont l'œuvre de Guido Bigarelli, de Côme. À côté de ce décor abstrait et délicat, la chaire de Nicola Pisano, terminée en 1260, marque de façon révolutionnaire la naissance de la grande sculpture pisane, et même toscane, influencée par le naturalisme gothique.

La chaire du baptistère inspire celle que Giovanni Pisano termina vers 1310 pour la cathédrale, où l'animation et le sens dramatique des scènes de l'Évangile atteignent une étonnante tension, en contrepoint avec la fermeté architectonique de l'édicule dans son ensemble. L'histoire de la sculpture pisane se poursuit au xive s. avec Andrea et Nino Pisano. Des sculptures de Nino sont notamment conservées à l'église de Santa Caterina, qui marque le passage du roman au gothique dans l'architecture de Pise. D'autres sculptures dues aux ateliers locaux participent à l'exubérant décor gothique des parties hautes de la petite église Santa Maria della Spina.

Le campanile de la piazza dei Miracoli (la « Tour penchée ») fut entrepris, avec la participation de l'architecte et sculpteur Bonanno Pisano, en 1174. La construction fut interrompue par un affaissement du sol, qui, malgré une légère correction dans la suite des travaux, repris et terminés pour l'essentiel par Giovanni di Simone à partir de 1275, donna à l'édifice son inclinaison célèbre et devenue préoccupante au fil des siècles. Tour de marbre cylindrique, l'édifice reprend les dispositions de la cathédrale : un premier niveau d'arcades pleines au tympan orné d'un losange évidé et marqueté, au-dessus duquel s'élèvent des étages de galeries à petites arcatures sur colonnettes. L'étage des cloches porte l'ensemble à une hauteur de 54 m. Au début des années 1990, ont été entrepris des travaux de consolidation de la tour afin d'éviter son risque d'effondrement. Achevés en 2001, ils ont redressé l'édifice de 45 cm et lui ont redonné l'aspect qu'il présentait en 1838, avec une inclinaison de 4,5 m par rapport à son axe vertical.

Au nord de la cathédrale, le Camposanto offre, autour de son aire de sépulture, une très vaste galerie rectangulaire (129,5 x 44,5 m) commencée par Giovanni di Simone en 1278 et agrandie au xive s. Couverte d'une charpente, elle comporte un mur d'enceinte à hautes arcatures aveugles vers l'extérieur, revêtu de fresques à l'intérieur, tandis qu'elle s'ouvre sur l'espace interne par de grandes baies qui ont reçu au xve s. leur organisation à quatre lancettes gothiques. Détériorées par un incendie en 1944, détachées et réparées depuis, les fresques constituent un ensemble exceptionnel, confié dans la seconde moitié du xive s. à des artistes pour la plupart étrangers à Pise. La plus célèbre de ces œuvres, d'attribution discutée, est l'allégorie du Triomphe de la Mort, qui enchaîne ses épisodes avec une puissance expressive soutenue par le sens naturaliste, la vigueur du dessin et de la couleur. Le cycle du Jugement universel de l'Enfer et du Paradis revient peut-être au Pisan Francesco Traini ; l'Histoire de Job est due à Taddeo Gaddi, celle de saint Rainier, patron de la ville, à Andrea da Firenze et à Antonio Veneziano ; etc. Au xve s., enfin, Benozzo Gozzoli exécuta de nombreuses scènes de l'Ancien Testament, dont subsistent, altérées, les Vendanges et l'ivresse de Noé ainsi que la Tour de Babel.

Le quattrocento voit la ruine de Pise au profit de Florence. Au xvie s. se dessine un redressement : les Florentins enrichissent la cathédrale d'œuvres d'art (peintures d'Andrea del Sarto et du Sodoma, bronzes de Giambologna, lampe en bronze dite « de Galilée »), et Vasari collabore à la parure architecturale de la piazza dei Cavalieri, centre de la vieille ville. L'âge baroque a peu touché celle-ci.

Le Musée national, installé dans le couvent San Matteo, rassemble des peintures toscanes (S. Martini, Masaccio, etc.) et surtout pisanes (le Maître de San Martino, Traini, etc.) du xiiie aux xive s. et xve s., et des sculptures de Giovanni Pisano (œuvres nombreuses provenant du baptistère et de la cathédrale), d'Andrea Pisano, etc.