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Padoue

en italien Padova

Donatello, statue équestre du Gattamelata, Padoue
Donatello, statue équestre du Gattamelata, Padoue

Ville d'Italie, en Vénétie, chef-lieu de province.

  • Population : 205 573 hab. (recensement de 2011)
  • Nom des habitants : Padouans

Évêché. Université (fondée en 1222). Au carrefour des routes de Milan à Venise et de Bologne vers les Alpes, c'est un centre commercial qui s'est industrialisé (constructions électriques et mécaniques, industries alimentaires, chimiques et textiles).

L'HISTOIRE DE PADOUE

Suivant une légende recueillie dans l'Éneide, Padoue aurait été fondée par le Troyen Antenor, frère de Priam. Soumise aux Étrusques, puis romaine (sous le nom de Patavium) [49 avant J.-C.], c'est une ville marchande très prospère à l'époque impériale.

Pillée par Attila et par les Lombards, elle fait partie du royaume carolingien d'Italie. Constituée en commune au xie s. (autonomie confirmée par Otton Ier), elle lutte contre Vérone et Venise, puis s'unit à elles contre l'empereur Frédéric Barberousse et fait partie de la ligue Lombarde (1167). Devenue république indépendante, elle choisit des podestats dans la maison d'Este, puis tombe sous le pouvoir d'Ezzelino III da Romano, qui est nommé vicaire d'Empire par Frédéric II (1237-1256). Une université est fondée en 1222, qui connaît un rapide développement. En 1318, la ville passe sous la tutelle éclairée des Carrara.

Les Vénitiens l'annexent en 1405 jusqu'en 1797. Elle est cédée à l'Autriche par le traité de Campoformio et subit la domination autrichienne jusqu'en 1866. Cette même année, elle est annexée au nouveau royaume d'Italie.

C'est à Padoue que les Autrichiens signèrent le 3 novembre 1918, l'armistice mettant fin sur le front italien à la Première Guerre mondiale.

L'ART À PADOUE

Ville d'art (patrie de Mantegna) et de pèlerinage (dédié à saint Antoine), Padoue a plusieurs fois dans son histoire joué un rôle créateur et servi de relais entre la Toscane et l'Italie du Nord (Giotto, puis Donatello y travaillèrent). Dans le patrimoine artistique de Padoue, il faut citer notamment : la cathédrale, du xvie s., et le baptistère, du xiiie s. ; la basilique Sant Antonio, dite « Il Santo », qui abrite le tombeau du Saint, bâtie au xiiie s., avec des coupoles d'inspiration byzantine (bas-reliefs en bronze de Donatello au maître-autel) ; la chapelle des Scrovegni, dite aussi de l'Arena, ornée des célèbres fresques de Giotto ; celle des Eremitani, où un bombardement (1944) a détruit presque entièrement les fresques de Mantegna ; les églises Santa Sofia (en partie du xie s.), Santa Guistina (tableau de Véronèse), etc. ; l'oratoire de San Giorgio (fresques d'Altichiero).

Les édifices civils les plus remarquables sont le palazzo della Ragione (xiiie-xve s. ; fresques du xve s. dans le « Salone »), l'hôtel de ville, la loggia del Consiglio et l'université, tous trois du xvie s., la scuola del Santo (fresques de la Vie de saint Antoine, certaines par Titien), l'illustre café Pedrocchi, néoclassique (1816-1817).

Devant le Santo s'élève la statue du Gattamelata, de Donatello.

Le Musée municipal est riche en peintures vénitiennes (Giotto, Véronèse, Tintoret, etc.).