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Orléans

Orléans
Orléans

Chef-lieu de la Région Centre et du département du Loiret, à 115 km au S. de Paris.

  • Population : 117 833 hab. (recensement de 2010)
  • Nom des habitants : Orléanais
  • Population pour l'agglomération : 268 922 hab. (recensement de 2009)

GÉOGRAPHIE

Au point où, sur la Loire, s'articulent trois axes majeurs de circulation intérieure, vers le N. (Paris), le S. (Toulouse) et le S.-O. (Bordeaux), Orléans commande une position de carrefour consacrée dès l'Antiquité, appuyée au temps de la Loire navigable sur un entrepôt actif, desservie aujourd'hui par le rail (triage des Aubrais) et le transit routier (autoroute Aquitaine). Ancienne capitale de l'Orléanais, centre d'échanges entre Beauce, Val de Loire et Sologne, Orléans a gardé de ses avantages de situation un secteur tertiaire prépondérant (60 % de ses actifs), valorisé par sa promotion, en 1960, de chef-lieu de la Région Centre et par la décentralisation (cour d'appel, évêché, académie, université, recherche, chèques postaux, École nationale de sous-officiers du service de santé de l'armée de terre). Elle doit à divers apports aussi un large éventail industriel (fonderies, pièces automobiles, matériel agricole et électroménager, machines-outils, palans et moteurs, pneumatiques, spécialités pharmaceutiques, conserveries, verrerie, lingerie, parfums). Une ville dite « nouvelle », la Source (campus universitaire, parc floral), a été développée au sud (roseraies et pépinières d'Olivet). Orléans est le centre d'une communauté d'agglomération, Orléans Val de Loire, qui englobe 22 communes.

L'HISTOIRE D'ORLÉANS

L'antique Genabum, capitale des Gaulois Carnutes qui se soulevèrent contre Jules César en 52 avant J.-C., devint le centre de la Civitas Aurelianorum. Siège d'un évêché au ive s., elle dut son salut en 451 à son évêque saint Aignan, qui la défendit contre les Huns d'Attila.

Clovis s'en empara en 498 et y tint la première assemblée de l'Église de Gaule (511). Capitale d'un petit royaume franc aux vie et viie s., Orléans fut atteinte par les invasions normandes à la fin du ixe s.

Chef-lieu d'un comté sous les Carolingiens, elle passa ensuite en fief aux Capétiens, qui montèrent sur le trône en 987. Au Moyen Âge, sa faculté de droit et son université (créée en 1305-1312) étaient célèbres. Durant la guerre de Cent Ans, Orléans, devenue duché-pairie en 1344 et où le duc Louis avait été assassiné en 1407 par les Bourguignons, prit parti pour les Armagnacs et subit les attaques de l'envahisseur anglais. En octobre 1428, l'armée anglaise commença le siège de la ville, qui fut délivrée grâce à Jeanne d'Arc le 8 mai 1429.

En 1560, après la mort de François II, Catherine de Médicis convoqua les états généraux à Orléans et s'y fit donner les pleins pouvoirs pour toute la durée de la minorité du jeune Charles IX. Durant les guerres de Religion, la ville devint en 1562 le quartier général des protestants. Le duc François Ier de Guise, qui vint l'assiéger avec l'armée catholique, y fut assassiné sous ses murs par un gentilhomme huguenot, Poltrot de Méré, en février 1563. Les massacres de la Saint-Barthélemy le 24 août 1572 y furent particulièrement meurtriers. Place de sûreté de la Ligue catholique sous Henri III, la ville se rendit à Henri IV en 1594.

Au cours de la guerre franco-allemande de 1870, elle fut le centre stratégique de la Ier armée de la Loire, commandée par le général d'Aurelle de Paladines, qui tentait de délivrer Paris, assiégé par les Prussiens. Après des succès initiaux (bataille de Coulmiers du 9 novembre), les Allemands durent l'évacuer, mais, les troupes de Paris n'ayant pu faire jonction avec l'armée de la Loire, le prince Frédéric-Charles la reprit au début de décembre 1870.

Lors de la Seconde Guerre mondiale, Orléans subit des destructions considérables.

L'ART À ORLÉANS

Orléans a beaucoup souffert des bombardements de la Seconde Guerre mondiale ; sa reconstruction a été réalisée dans la tradition de l'urbanisme classique, qui lui avait donné au xviiie s. son visage moderne.

Les fouilles entreprises dans la crypte romane de la cathédrale ont permis de dégager les vestiges d'une église gallo-romaine et des sarcophages d'évêques. Tout à côté, la construction de deux parcs à voitures souterrains, en 1978-1979, a révélé d'autres vestiges (thermes gallo-romains) et a conduit à la destruction des restes de l'ancien cimetière médiéval. Commencée au xiiie s., incendiée par les huguenots en 1568, la cathédrale Sainte-Croix a été reconstruite de 1601 à 1690, dans le style gothique (fait remarquable), par les architectes Étienne Martellange et Robert de Cotte. La façade occidentale et ses tours sont l'œuvre du xviiie s. (de Cotte, Guillaume Hénault, J. V. Gabriel et finalement L. F. Trouard). La flèche de la croisée du transept est du xixe s. (Boeswillwald). Boiseries du xviiie s. dans le chœur ; trésor.

Les églises Saint-Aignan, Saint-Pierre-le-Puellier, Saint-Euverte ont été rebâties en style gothique après la guerre de Cent Ans, sur des parties romanes.

N.-D.-de-Recouvrance, les hôtels « de François Ier » (où mourut François II ; aujourd'hui hôtel de ville), de la Coquille, d'Euverte-Hatte, Cabu, d'Alibert et la salle de thèses de l'ancienne université sont de style Renaissance. L'hôtel des Créneaux (xve-xvie s., ancien hôtel de ville) a longtemps abrité le musée des Beaux-Arts ; l'ancien évêché (xviie s.) est devenu la Bibliothèque municipale ; le monastère des bénédictins, la préfecture.

C'est sous l'égide de l'ingénieur Jean Hupeau qu'a été entrepris en 1751 l'ensemble d'urbanisme (reconstitué depuis la Seconde Guerre mondiale) que forment la place du Martroi, la rue Royale et le pont sur la Loire.

La statue de Jeanne d'Arc érigée sur la place du Martroi est de Foyatier (1855), celle de Jeanne d'Arc en prière, sur le perron de l'hôtel de ville, de Marie d'Orléans, fille de Louis-Philippe.

Orléans est inscrit sur la liste du site Val de Loire, entre Sully-sur-Loire et Chalonnes, du patrimoine mondial de l'Unesco depuis 2000.

LES MUSÉES D'ORLÉANS

Le musée des Beaux-Arts, inauguré en 1825, est installé depuis 1984 dans une construction nouvelle de style classique face à l'hôtel de ville ; il est principalement riche de peintures françaises du xviie s., d'une collection de portraits par Drouais, Tocqué et surtout Perronneau, d'un Saint Thomas par Velázquez, de sculptures (G. Pilon, Houdon, Pigalle, Gaudier-Brzeska, Malfray), de nombreux dessins et de 35 000 estampes.

Le Musée historique et archéologique de l'Orléanais est installé depuis 1862 dans l'hôtel Cabu (trésor de Neuvy-en-Sullias, pièces médiévales, arts décoratifs, imagerie orléanaise, etc.). Il possède notamment une fontaine en forme de Bacchus, datée de 1668, la plus ancienne faïence orléanaise connue.

On citera également le centre Charles Péguy, installé dans une maison Renaissance dite d'Agnès Sorel, et le muséum d'Histoire naturelle.