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Mycènes

en grec Mykínai

Village de Grèce, dans le Péloponnèse (nome de l'Argolide), au N. d'Argos.

  • Population : 4 476 hab. (recensement de 2001)

Centre touristique et agricole.

— Sur une colline des environs, ruines de la ville antique.

HISTOIRE

Occupée dès le IIIe millénaire, Mycènes fut une ville florissante dès 1600 avant J.-C. Capitale des Atrides, qui s'y firent bâtir palais et nécropole, elle fut ruinée par l'invasion dorienne, au profit d'Argos.

On appelle civilisation mycénienne celle dont Mycènes fut le centre le plus florissant. Elle se développe au sein de l'âge du bronze dans un cadre chronologique subdivisé en deux périodes principales : l'helladique moyen (2000-1570) et l'helladique récent (1570-1100). Elle résulte de l'influence commerciale et culturelle de la civilisation crétoise sur l'Argolide, accompagnée d'une colonisation sporadique. À la fin du xiiie s., l'Argolide adopta les modes, les mœurs et les techniques de la Crète : cultes crétois, culture de la vigne et de l'olivier. Tout cela se superposa aux traditions achéennes antérieures et s'étendit progressivement à d'autres contrées de l'Hellade, à la Macédoine, à Chypre et à l'Asie Mineure. L'écriture garantissait la puissance économique des palais (Pylos).

ARCHÉOLOGIE

La colline est entourée d'une formidable enceinte cyclopéenne qui s'élève encore jusqu'à 17 m de haut sur une épaisseur moyenne de 6 m. Entre deux bastions s'ouvre la porte des Lionnes. Le périmètre fortifié englobe, outre des maisons, le premier cercle des tombes et le palais. Le deuxième cercle de tombes est à l'extérieur, ainsi que les tombes à tholos (dites de Clytemnestre et surtout le trésor d'Atrée) avec leur long dromos, leur porte monumentale et leur voûte à encorbellement.

Pour en savoir plus, voir l'article art mycénien.