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Medellín

Ville de Colombie, au N.-O. de Bogotá.

  • Population pour l'agglomération : 3 594 977 hab. (estimation pour 2010)

En Colombie, pays très montagneux où la cordillère des Andes divise, par trois sierras, l'espace en zones relativement indépendantes, chaque vallée a pu donner naissance à une véritable capitale régionale, telle Medellín, capitale de la vallée de l'Aburra, dans la cordillère centrale, et deuxième ville de Colombie, après Bogotá et devant Cali.

Métropole économique du centre N.-O. du pays, chef-lieu de département, Medellín est bâtie à environ 1 500 m d'altitude au centre de la riche région agricole du plateau d'Antioquia (caféiculture). Bien située, desservie par des voies de communication modernes (voie ferrée, routes, aéroport international), c'est un centre industriel (textile, mécanique, chimie), commercial, intellectuel (université, écoles supérieures) et religieux (archevêché), qui a connu récemment un essor rapide.

Medellín ne comptait que 12 000 habitants en 1825 et 65 000 en 1912. Son essor a d'abord reposé sur sa fonction de centre d'une zone de culture intensive du café, et la début de sa prospérité tient à la commercialisation de ce produit et à la résidence des propriétaires des plantations. Il s'y est ajouté un rôle de chef-lieu administratif, des fonctions religieuses et culturelles par l'installation du siège d'un archevêché catholique et d'une université. Le grand essor urbain est lié à une industrialisation relativement précoce et importante. L'isolement relatif de la ville a favorisé la croissance sur place d'une industrie de biens d'usage et de consommation fondée sur le marché régionale, financée par les capitaux d'une bourgeoisie urbaine enrichie par la culture du café et servie par la présence d'une main-d'oeuvre bon marché. Tournée d'abord vers les textiles et l'alimentation, cette industrie s'est ensuite diversifiée en cherchant, d'une part, à produire les machines qui lui était nécessaire et, d'autre part, à conquérir un marché élargi par ses usines métallurgiques, mécaniques et chimiques, en profitant de son avance par rapport à la plupart des villes colombiennes.

Ville modeste avant l'essor industriel, Medellín ne conserve, dans sa partie centrale, que quelques vestiges de ses paysages anciens.

Deux lignes de téléphériques relient désormais le quartier populaire de Santo Domingo, perché sur la montagne au nord-est, et les quartiers ouest au centre ville.