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Grenoble

Grenoble
Grenoble

Chef-lieu du département de l'Isère.

  • Population : 158 249 hab. (recensement de 2010)
  • Nom des habitants : Grenoblois
  • Population pour l'agglomération : 495 226 hab. (recensement de 2009)

GÉOGRAPHIE

Située à l'articulation du Grésivaudan et de la cluse de Voreppe, entre les bastions calcaires, boisés et neigeux de la Chartreuse et du Vercors et la massive barrière cristalline du Belledonne, au confluent de l'Isère et du Drac, à 214 m d'altitude seulement (mais près des champs de neige), Grenoble est la plus grande ville des Alpes. Elle dispose d'un site à la fois de carrefour (routier essentiellement), de pont et de confluent. Le cône de déjection caillouteux du Drac a longtemps suffi à son développement ; ce n'est que récemment qu'elle s'est étalée dans la cluse (Saint-Égrève) et dans le Sillon alpin (Meylan, Le Pont-de-Claix). Des armées d'Ancien Régime aux flux de skieurs, le site a défini une fonction de point de passage de portée plus régionale qu'internationale (obstacle du Pelvoux, passage plus facile par la Maurienne), expliquant l'ancienneté de la fonction administrative (université, justice, administrations régionales) et commerciale (distribution, transports, services). À Grenoble est également installée l'École des pupilles de l'air.

La ville actuelle est née de l'industrie qui a valorisé les ressources locales : calcaires et charbon (La Mure) dans les grandes cimenteries de la cluse et, surtout, à partir des travaux d'Aristide Bergès, l'énorme potentiel hydroélectrique alpin. Grenoble a à la fois équipé les sites (travaux publics, forges, fonderies, mécanique, chaudronnerie, turbines, matériel électrique) et utilisé l'énergie longtemps difficile à transporter (ferro-alliages, plate-forme chimique du chlore [Le Pont-de-Claix], aluminium, papeterie). Les secteurs traditionnels (alimentation, textile, confection) bénéficient alors de cet essor. Ces activités ont été relayées, à partir des années 1960, par les industries de pointe : électronique, nucléaire (synchrotron), informatique, soutenues par de nombreux laboratoires de recherche, l'université et un pôle consacré aux nanotechnologies. La très forte expansion démographique a été alimentée par des apports régionaux, étrangers (Italiens), puis nationaux (Paris, Lyon). La ville a bénéficié des efforts d'aménagement liés aux jeux Olympiques d'hiver de 1968 : équipements touristiques périphériques (Vercors), mais aussi remodelage intra-urbain : autoroutes, quartiers neufs, équipement hôtelier, sportif, culturel, et ce, le plus souvent, dans un cadre expérimental, toujours original et porteur d'avenir. Cour d'appel. Évêché. Académie.

HISTOIRE

Ancien bourg des Allobroges, sous le nom de Cularo, puis ville romaine, Grenoble fut le siège d'un évêché dès le ive s. Siège d'une université (1339), d'un Conseil delphinal (1340) érigé en parlement (1453), la ville devint en 1349 la capitale du Dauphiné, que le Dauphin céda à la France la même année.

BEAUX-ARTS

Églises Saint-Laurent (construite au-dessus d'un oratoire de la fin du vie s.) et Saint-André (xiiie s.). Cathédrale remontant aux xiie-xiiie s. Palais de justice en partie d'époques gothique et Renaissance. Musée dauphinois dans un ancien couvent du xviie s. Musée Stendhal dans l'ancien hôtel de ville (beaux décors du xviiie s.). Muséum d'histoire naturelle. Maison de la Culture par André Wogenscky (1968). Musée de Peinture et de Sculpture (dans un nouveau bâtiment en béton, 1993), riche en art ancien, moderne et contemporain. Le Magasin, centre national d'art contemporain.