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Bagdad

en arabe Baghdād ou Barhdād Baghdād

Capitale de l'Iraq.

  • Population pour l'agglomération : 6 035 580 hab. (estimation pour 2011)

GÉOGRAPHIE

La ville occupe une situation privilégiée au centre de la cuvette mésopotamienne, sur le Tigre, à l'endroit où l'Euphrate s'en rapproche le plus (moins de 40 km), et au N. de vastes marais. Ici, le vaste cône de déjection de la Diyala permet, à l'E., de gagner à pied sec les chaînes du Zagros. Toutefois, le site est beaucoup moins favorable sur le bourrelet des levées alluviales du fleuve. Malgré des déplacements successifs, dans les premiers siècles, pour rechercher l'élévation maximale mettant la ville au-dessus du niveau moyen des crues, malgré l'exhaussement progressif de la cité sur ses propres déchets, celle-ci est restée exposée à des catastrophes jusqu'à l'époque contemporaine (9 000 maisons détruites en une nuit en 1831) et a constitué en période de crues une île entourée de toutes parts par les eaux. Bien qu'une digue sur la rive gauche (Eastern Bound) eût quelque peu élargi, entre les deux guerres mondiales, le périmètre protégé, la ville n'a pu réellement briser ce carcan que lors de l'édification du barrage de Samarra et du déversoir du Wadi Tharthar en 1956, assurant le contrôle des crues du fleuve. Ce fait explique une physionomie urbaine très particulière, la ville s'étant, depuis le début du xxe s., modernisée sur place, à partir de grandes percées entaillant le vieux tissu urbain central, sans pouvoir, comme les autres grandes villes islamiques, développer des quartiers neufs. C'est seulement depuis 1956 que d'immenses lotissements se sont étendus dans les anciennes cuvettes inondables. La croissance démographique rapide (environ 500 000 habitants en 1947) a été liée essentiellement au rôle administratif et culturel, bien que l'industrialisation se soit amorcée depuis les années 1960, financée par les ressources pétrolières du pays. Le rôle administratif et culturel de Bagdad a été ruiné par les guerres de 1991 et de 2003. Les activités économiques de l'agglomération, qui concentre plus du cinquième de la population du pays, sont également à reconstruire.

HISTOIRE

Bagdad occupe un site déjà aménagé pour le commerce fluvial sous Nabuchodonosor II. Peuplée plus tard d'Araméens chrétiens, la cité n'a qu'un rôle secondaire jusqu'aux Abbassides. Résidence du deuxième calife abbasside, al-Mansur, en 762, elle prend dès lors un essor rapide. Célèbre comme capitale religieuse du califat abbasside (califat de Bagdad) et comme centre du commerce caravanier entre le golfe Persique, l'Iran et le Levant méditerranéen, parsemée de vastes palais et entourée de jardins, Bagdad atteint son apogée sous Harun al-Rachid. Enjeu de la lutte entre ses fils, puis troublée par des heurts entre la population et les mercenaires turcs, Bagdad perd sa fonction de capitale de 836 à 892, au profit de Samarra, mais son activité économique n'en souffre pas : sous les Buwayhides (945-1055), la ville connaît une période de troubles et d'émeutes, qui cessent avec l'intervention des Seldjoukides, au milieu du xie s. Bagdad est conquise par l'armée mongole de Hulagu en 1258. Le mouvement d'indépendance des Djalayirides (1339-1410) attire la réaction de Timur Lang (Tamerlan), qui prend deux fois la ville et la ravage en 1401. Bagdad n'est plus ensuite qu'un chef-lieu de province turque. Elle se relève sous l'administration de Midhat Psa (1869-1872) et surtout à la suite de la construction du chemin de fer qui la relie à Constantinople. Prise par les Anglais en 1917, Bagdad devient la capitale de l'Iraq en 1921.

BEAUX-ARTS

Parmi les monuments médiévaux, citons : le mausolée de Suhrawardi (1234), la madrasa Mustansiriyya (1233) ; le palais des Abbassides et la porte du Milieu remontent au xive s. ; mausolées des imams (xixe s.). Musée archéologique de l'Iraq, riche en trésors des civilisations mésopotamiennes (dévalisé en 2003).