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Tony Williams

Tony Williams
Tony Williams

Batteur de jazz américain (Chicago 1945-? 1997).

Révélé par Miles Davis en 1963, il fonde en 1969 son propre groupe de jazz-rock, The Tony Williams Lifetime, en compagnie de Larry Young (orgue), Jack Bruce (guitare basse) et John McLaughlin (guitare). Son jeu de batterie très original influença tous les percussionnistes jazz-rock de l'époque. Depuis le milieu des années 1970, il renoue avec un jazz plus traditionnel. Parmi ses enregistrements, on peut citer Walkin'(avec M. Davis, 1963), Spring in Lifetime (1965) Emergency (1969), The Joy of Flying (1978), Warrior (1986), Young at Heart (1996).

« Il a dix-sept ans », soulignait André Francis dans sa présentation de Tony Williams, nouveau batteur du Miles Davis Quintet, ce 26 juillet 1963 à Antibes.

Tout est allé très vite pour le garçonnet qui tient, à l'âge de huit ans, la batterie dans l'orchestre de son père et qui fera le bœuf avec Art Blakey et Max Roach après des études à la Berklee School of Music de Boston avec Alan Dawson. Il est « découvert » par Jackie McLean, avec qui il enregistre One Step Beyond (30 avril 1963), et entre chez Miles un mois après. Il devient célèbre en quelques mois comme symbole de la batterie moderne pour la génération de 1970.

Respectant le schéma traditionnel de l'instrument, attaché à la beauté/pureté du son, Tony se distingue surtout par l'utilisation du 4/4 sur la cymbale charleston, qu'il maintient souvent ouverte, et un emploi raffiné des toms, imprimant à chaque élément de la batterie son propre traitement sonore, son propre vocabulaire. Procédant par vagues de sons, par taches sonores, il propose néanmoins un tempo immuable, subtilement suggéré (Eric Dolphy, dont il fut le batteur pour le disque Out to Lunch, disait de lui : « ce n'est pas un tempo qu'il crée, mais un pouls »). Dans des contextes purement binaires, il fait preuve d'une plus grande régularité métronomique ; ainsi, en 1968, il réinventera la batterie binaire avec Filles de Kilimandjaro et contribuera à la naissance et à l'évolution de cette musique qu'on appellera jazz-rock.

En 1965, Tony Williams signe les disques Spring et Lifetime ; à leur propos, le saxophoniste Sam Rivers, qui participe à l'enregistrement, déclarera : « Quelle que soit la fascination que peut provoquer sa technique, on reste toujours conscient de la sensibilité et de l'émotion que toute cette technique véhicule. » En 1969, après avoir quitté Davis, il forme le groupe Lifetime, avec notamment le guitariste John McLaughlin et l'organiste Larry Young (les disques Emergency et Turn it Over). Son Lifetime connaîtra quelques variations de personnel après une pause entre 1972 et 1975 ; il devra y renoncer faute de succès commercial. On le retrouve aux côtés de Gil Evans, McCoy Tyner, Sonny Rollins, avant qu'il intègre le V.S.O.P. Quintette de Herbie Hancock en 1976. Il suit des cours de composition à l'université de Berkeley, rejoint le pianiste Hank Jones et Ron Carter pour le Great Jazz Trio et invite dans son The Joy of Flying quelques jazzmen de toutes tendances, du rock au free, de Stanley Clarke à Cecil Taylor. Depuis 1980, il mène une double carrière entre jazz moderne et fusion.