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Arthur, dit Art Tatum

Pianiste de jazz américain (Toledo 1910-Los Angeles 1956).

Pratiquement aveugle depuis sa naissance, il débuta en 1932. Doté d'une invention harmonique inépuisable, Art Tatum est l'un des plus brillants virtuoses de l'histoire du piano jazz. Il a notamment enregistré : Tiger Rag (1933), Flying Home (1944), Tea for Two (1952).

Les pianistes, et pas seulement de jazz, n'ont pas de mots assez forts pour dire ce qu'ils pensent de Art Tatum : Wladimir Horowitz avoue être stupéfait par sa technique ; Samson François déclare : « Il était vraiment génial dans sa manière de composer en improvisant » ; Count Basie en fait la huitième merveille du monde, Oscar Peterson le meilleur instrumentiste de jazz de tous les temps, tandis que Herbie Hancock admet que personne ne peut l'égaler.

Héritier à la fois de la tradition stride et des innovations d'Earl Hines, il réussit à donner une égale importance à ses deux mains, chacune pouvant jouer des rythmes différents avec un sens raffiné de l'harmonie, se permettant des changements de tempos et d'impressionnants prestissimos. Les introductions a tempo préludent aux thèmes (de compositeurs allant de Gershwin à Kern, Dvórak ou Massenet) où abondent arpèges, citations et arabesques, multitude d'éléments qui semblent parfois submerger la mélodie.

Né presque aveugle dans une famille musicienne, Art Tatum commence très tôt des études classiques, puis joue dans des clubs et à la radio locale ; arrivé à New York en 1932, il enregistre l'année suivante quatre solos, dont un mémorable Tiger Rag qu'on croit être joué par deux pianistes. Il devient le premier soliste after hours à l'Onyx Club, dans la 52e Rue, avant de se produire dans d'innombrables clubs à travers les États-Unis, et forme un trio fort réputé avec le contrebassiste Slam Stewart et le guitariste Tiny Grimes. De 1953 à 1955, il enregistre cent vingt et un titres en piano solo au cours de quatre séances supervisées par Norman Granz, qui organisera d'autres sessions avec Ben Webster, Lionel Hampton, Benny Carter, Buddy Rich, Jo Jones…

Il donne un dernier concert en solo (1955) et continue d'enregistrer jusqu'à l'été 1956, avant de mourir d'une crise d'urémie.