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Willy Ronis

Photographe français (Paris 1910-Paris 2009).

D’origine ukrainienne par son père et lituanienne par sa mère, Willy Ronis reprit à son compte en 1932, sans réelle conviction alors, le petit atelier de photographie paternel. Après avoir découvert le reportage dans les Alpes, prenant de nombreux clichés qui parurent ensuite sur des affiches publicitaires, il fit ses débuts de photographe de presse en 1936, à l’époque du Front populaire dont il transmit de vibrants témoignages. Resté toute sa vie proche du monde ouvrier, il s’est attaché, selon ses propres termes, à « maîtriser le hasard » et à saisir « sur le vif » la condition humaine, en cherchant dans les gestes les plus simples à communiquer une vérité immanente plutôt qu’à susciter une émotion esthétique. Il est considéré, au même titre que les Robert Capa, Robert Doisneau ou Henri Cartier-Bresson, comme l’un des grands fondateurs de la photographie humaniste. L’un de ses portraits les plus célèbres demeure le Nu provençal (1949), qui est une photo de son épouse prise dans leur maison du Vaucluse.

Amoureux depuis toujours de Paris, Willy Ronis a immortalisé le XXe arrondissement dans Belleville-Ménilmontant (1954), puis a publié Sur le fil du hasard (1980), Mon Paris (1985) et encore Paris, éternellement (2005), qu’il a remplis de ces clichés en noir et blanc tout empreints de chaleur et de douceur. Refusant toute étiquette, il a travaillé pour la mode et pour l’industrie. En 1968, il a abordé une carrière de pédagogue, notamment au sein de l’ancien I.D.H.E.C. (aujourd’hui la F.E.M.I.S.).

Présent dans les plus grands musées du monde, Willy Ronis a été en 2009, juste avant de s’éteindre, l’invité d’honneur des Rencontres internationales de la photographie d’Arles, qui lui ont consacré une importante rétrospective.