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Jules Romains

pseudonyme littéraire devenu ensuite le nom légal de Louis Farigoule

Jules Romains
Jules Romains

Écrivain français (Saint-Julien-Chapteuil, Haute-Loire, 1885-Paris 1972).

Fils d'instituteurs, élevé dans le respect de l'idéal laïque et rationaliste de la IIIe République, il fut reçu à l'École normale supérieure en 1906, et obtint l'agrégation de philosophie en 1909. À l'issue de la Première Guerre mondiale, il renonça à sa carrière dans l'enseignement pour se consacrer exclusivement à la littérature.

Il se lia avec le groupe de l'Abbaye, et toute son œuvre devait être marquée par une idée maîtresse, conçue lors de ses années de jeunesse : celle de l'unanimisme, expression de l'âme collective d'un groupe social. Cette théorie, qu'il fit passer dans sa poésie (la Vie unanime, 1908 ; Odes et prières, 1913 ; Chant des dix années, 1928), puis dans son théâtre, caractérisé également par une verve satirique (Monsieur Le Trouhadec saisi par la débauche, 1923 ; Knock ou le Triomphe de la médecine, créé par Louis Jouvet en 1924 ; Musse ou l'École de l'hypocrisie, 1930), imprègne aussi son œuvre romanesque. Celle-ci, dans laquelle, après Mort de quelqu'un (1911), l'on retrouve, avec les Copains (1913) et Donogoo-Tonka (1920) toute la cocasserie qui fit le succès de son théâtre, devait trouver son expression accomplie dans la somme que constituent les 27 volumes des Hommes de bonne volonté (1932-1946), vaste fresque dans laquelle, à travers le récit de destins croisés, Jules Romains brosse un tableau de l'évolution de la société française entre 1908 et 1933.

Parmi ses autres œuvres théâtrales, on peut encore citer : Amédée ou les Messieurs en rang (1923), le Mariage de monsieur Le Trouhadec (1926), le Déjeuner marocain (1926), Démétrios (1926), Jean le Maufranc (1926), le Dictateur, (1926), Boën ou la Possession des biens (1930).

Outre son œuvre romanesque et théâtrale, il a encore publié des essais (Europe, 1916 ; l'Homme blanc, 1937 ; Pour raison garder, 1960-1963 ; Lettre ouverte contre une vaste conspiration, 1966), des romans et des souvenirs (Amitiés et Rencontres, 1970).

Il fut élu à l'Académie française en 1946.