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Maxwell, dit Max Roach

Max Roach
Max Roach

Batteur de jazz américain (Newland, Caroline du Nord, 1924-New York 2007).

Dès 1942, il participe à la révolution bop en accompagnant les plus grands solistes, en particulier Charlie Parker. Il crée en 1954 un quintette avec le trompettiste Clifford Brown. Après la mort de celui-ci (1956), il continue à conduire des petites formations. Dans les années 1960, sa musique se charge d'un message politique, en particulier dans sa « Freedom Now Suite » qu'il enregistre en 1960 avec son épouse, la chanteuse Abbey Lincoln. Max Roach, à la suite de Sidney Catlett, a développé une conception mélodique de la batterie jazz. Il a notamment enregistré : Daahoud (avec Clifford Brown, 1955), We Insist, Freedom Now (1960), Caravan (avec Duke Ellington, 1962), Suid Afrika (avec Archie Shepp, 1976), Birth and Rebirth (avec Anthony Braxton, 1978), To the Max ! (1990-1991).

Tout en prolongeant les styles des batteurs classiques et les innovations de Kenny Clarke, Max Roach sera le premier à utiliser la batterie comme un instrument « mélodique » en composant des solos musicaux, de véritables phrases rythmiques avec une grande variété de timbres. Architecte de sons et de rythmes, il est l'un des premiers à faire swinguer ses tambours sur des rythmes 3/4 et autres mesures inhabituelles dans le jazz (5/4 sur 3/4) ou à superposer des figures complexes avec une prodigieuse rigueur, une infinie précision, une exploitation judicieuse du silence.

Diplômé ès-percussions en 1942, il remplace à l'occasion les batteurs des orchestres d'Ellington et de Basie et participe en 1945 aux séances historiques du quintette de Charlie Parker. On le retrouve à Toronto le 15 mai 1953 pour ce concert où Parker, Gillespie, Bud Powell jouent ensemble pour la dernière fois, en compagnie de Charles Mingus. Commence ensuite une longue collaboration avec Sonny Rollins et Clifford Brown, co-leader avec lui d'un des groupes les plus célèbres de hard bop (1954-1956), et enregistre avec Rollins un disque entièrement consacré à des valses ainsi que The Freedom Suite. À partir de 1960, il introduit dans son art une dimension politique, comme en témoigne We Insist, Freedom Now Suite, œuvre inscrite d'une certaine manière dans le mouvement free (hommage aux étudiants noirs, à l'Afrique, le chant-cri de la chanteuse Abbey Lincoln, son épouse…).

Septembre 1962 : avec Ellington et Mingus, il enregistre Money Jungle, admirable rencontre entre trois grands défricheurs et, renouant avec la formule du quintette, se retrouve en studio pour son Drums Unlimited (1966).

De 1970 à 1976, Max Roach refusera d'enregistrer aux États-Unis pour protester contre l'exploitation économique des musiciens, notamment dans le domaine de la réédition, et consacrera beaucoup de temps à l'enseignement. Il crée en 1973 un groupe de six batteurs-percussionnistes, Roy Brooks, Joe Chambers, Omar Clay, Warren Smith, Freddie Waits (tous pianistes) : M'Bo-om Re Percussion (avec cloches, marimbas et timbales), tout en se produisant avec son propre quartette (Cecil Bridgewater, trompette ; Odean Pope, saxophone ténor ; Calvin Hill, contrebasse), augmenté parfois d'un quatuor à cordes. Commence à partir de 1976 une série de rencontres avec des musiciens plus ou moins affiliés à l'esthétique free : Archie Shepp, Anthony Braxton, Cecil Taylor… Aux côtés d'Eddy Louiss, Bernard Lubat, Manu Dibango et Salif Keita, il joue pour la libération de Nelson Mandela.