Ancien séminariste venu à Paris pour étudier le droit et les sciences naturelles, il adhéra à la Charbonnerie (1821), participa à la révolution de 1830, et fut condamné à plusieurs reprises pour ses activités d'opposant politique (1832-1834). Ses travaux scientifiques et ses soins généreux aux pauvres le rendirent populaire. Son expertise sur l'arsenic sauva Mme Lafarge, accusée d'empoisonnement. Il mit au point une thérapeutique par le camphre et écrivit des livres de vulgarisation médicale. En 1848, il fonda le journal l'Ami du Peuple, et il échoua peu après comme candidat socialiste à la présidence de la République. En 1849, il fut banni pour son rôle dans la journée de manifestation du 15 mai 1848. Il s'établit en Belgique jusqu'à son amnistie, en 1859.