Identifiez-vous ou Créez un compte

Romano Prodi

Groupe des 7, sommet de Denver, 1997
Groupe des 7, sommet de Denver, 1997

Homme politique italien (Scandiano, province de Reggio nell'Emilia, 1939).

Économiste (spécialiste des questions industrielles), éditorialiste dans différents journaux dont il Corriere della Sera, il est membre de l'aile gauche de la Démocratie chrétienne (accueillant notamment favorablement la perspective d'un compromis historique avec le parti communiste et défendant une laïcisation du parti) avant une brève expérience en tant que ministre de l'Industrie (novembre 1978-mars 1979) dans le quatrième gouvernement de Giulio Andreotti. De 1982 à 1989 puis de1993 à 1994, il préside l'Institut de la reconstruction industrielle (I.R.I.), vaste conglomérat public qu'il entreprend d'assainir et de restructurer, puis revient à la politique en 1995. Fondateur en février de cette année de la coalition de centre gauche, L'Olivier, qui rassemble notamment le parti démocratique de la gauche, le parti populaire italien et les Verts, il mène cette dernière à la victoire devant le Pôle des Libertés de Silvio Berlusconi lors des élections générales d'avril 1996, et prend la tête du premier gouvernement de centre gauche depuis l'écroulement de l'ancienne « partitocratie » au début des années 1990. Il se fait alors l'artisan de l'adhésion de l'Italie à la monnaie unique, au prix d'une politique de rigueur. Mais, non soutenu par ses alliés de Refondation communiste, il est contraint de démissionner en octobre 1998.

Après avoir fondé un nouveau parti politique, les Démocrates, il est nommé, en septembre 1999, à la présidence de la Commission européenne pour succéder à Jacques Santer. Au terme de son mandat, en 2004, il retrouve la scène politique italienne et conduit une coalition de neuf partis rassemblés autour de L'Olivier – L'Union –, aux élections générales d'avril 2006. Après la très courte victoire de L'Union sur la Maison des Libertés de S. Berlusconi, R. Prodi devient président du Conseil. Mais la grande fragmentation de la coalition et le pouvoir excessif des petits partis ont raison, une fois de plus, de son gouvernement. Affaibli une première fois par ses alliés de gauche (Refondation communiste et les Verts), il doit subir quelques mois plus tard la défection des centristes de l'Udeur (chrétiens-démocrates européens) et démissionne finalement en janvier 2008, après avoir été mis en minorité au Sénat par 161 voix contre et 156 en sa faveur.