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PPI

sigle de parti populaire italien, anciennement parti de la Démocratie chrétienne

Giulio Andreotti
Giulio Andreotti

Parti politique italien se réclamant des principes de la démocratie chrétienne.

Origines

Fondé en 1919 par don Luigi Sturzo, accepté par le pape Benoît XV mais indépendant du Saint-Siège, il remporte d'emblée un grand succès, comptant 100 représentants au Parlement de 1919. Ce parti, dont le programme s'inspire du catholicisme social, se disloque sous les coups du fascisme (1926), auquel il s'oppose.

Pour en savoir plus, voir les articles fascisme, Luigi Sturzo.

Premier parti de l'Italie (1948-1992)

Après la chute du régime fasciste, il est reconstitué sous le nom de parti de la Démocratie chrétienne (PDC) par Alcide De Gasperi (1944), qui le conduit à la parité avec les deux partis de gauche en 1946 et à la majorité absolue à la Chambre en 1948 avec 48,4 % des voix. Devenue le premier parti de l'Italie, la Démocratie chrétienne assume dès lors la direction des affaires politiques et préside au « boom économique italien ». Favorable à l'« ouverture à gauche » (congrès de Naples, 1962), que réalise en 1963 Aldo Moro en faisant entrer dans son gouvernement des socialistes, elle connaît un certain déclin dans les années 1970 : elle recule aux élections de 1972 (38,8 % des voix) et subit un grave échec lors du référendum de 1974 sur le divorce, avec le succès des partisans du maintien de celui-ci dans la législation. Elle reste cependant le parti majoritaire à la Chambre et se maintient à la présidence du Conseil de manière quasi permanente de 1945 à 1992 (sauf entre 1983 et 1987).

Pour en savoir plus, voir les articles Aldo Moro, Alcide De Gasperi, compromis historique.

Le déclin

Après avoir dominé la vie politique italienne pendant près de 45 ans, la Démocratie chrétienne amorce son déclin en 1992, alors que la magistrature italienne met au jour par l’opération « mains propres », le vaste système de corruption de la classe politique dont elle a bénéficié avec d’autres partis, dont le parti socialiste, également fortement impliqué. Lors des élections législatives d'avril, elle subit un grave revers, n'obtenant que 29,5 % des voix. Ce déclin se confirme en 1994 lorsque, ayant repris son ancien nom de parti populaire italien (PPI), elle ne recueille que 11,1 % des voix. Des divergences au sein même du PPI, entre aile gauche et aile droite, aboutissent à une scission en 1995, affaiblissant encore le parti : l'aile gauche du PPI, restée majoritaire, s'allie au PDS (ex-parti communiste italien [PCI]) lors des élections régionales d'avril 1995 avant de rejoindre L'Olivier, vaste alliance de centre gauche qui remporte les élections législatives d'avril 1996, tandis que l'aile droite forme, en juillet 1995, le parti des Chrétiens-démocrates unis (CDU) jusqu’à la fusion des démocrates-chrétiens de centre droit dans l’Union du centre (UDC) en 2002.

Pour en savoir plus, voir les articles histoire de l'Italie, Italie : vie politique depuis 1945, parti communiste italien (PCI).