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Alassane Ouattara

Homme d'État ivoirien (Dimbokro, région du N'zi-Comoé, 1942).

1. Premier ministre de Félix Houphouët-Boigny

Éduqué au Burkina-Faso puis aux États-Unis, cet ancien gouverneur de la Banque centrale des États d'Afrique de l'Ouest et haut fonctionnaire du Fonds monétaire international (FMI), entre en politique en 1990 lorsque Félix Houphouët-Boigny, qui vient de l’emporter sur Laurent Gbagbo à l’élection présidentielle, le nomme au poste de Premier ministre.

2. Dans l’opposition

En 1993, à la mort d’Houphouët-Boigny, alors que Henri Konan Bédié, président de l’Assemblée nationale et dauphin choisi par le « Vieux », succède à ce dernier, Alassane Dramane Ouattara, dit ADO, entre dans l’opposition au sein du Rassemblement des Républicains (RDR), né d’une scission au sein de l’ancien parti unique, le PDCI. Nommé directeur adjoint du FMI (1994), Ouattara n’abandonne pas son ambition présidentielle et, une fois élu à la tête du RDR (1999), se présente au scrutin de 2000. C'était sans compter avec la réforme du code électoral adoptée en 1994 (imposant notamment aux candidats d’être nés ivoiriens de parents également nés ivoiriens) : se voyant reprocher son « ivoirité douteuse », il doit retirer pour la seconde fois sa candidature. L. Gbagbo s’étant imposé à la tête de l’État, les partis d’opposition, dont le RDR et le PDCI, parviennent à s’unir en 2005, tandis que le pays est au bord d’une guerre civile ouverte entre le Nord, favorable à Ouattara, et le Sud, davantage fidèle à Gbagbo.

3. L’accession à la présidence de la République

L’obstacle de sa nationalité définitivement levé, A. Ouattara peut disputer l’élection d’octobre-novembre 2010 et rassembler sur son nom les mouvances « houphouëtistes » au second tour de scrutin, l’emportant sur le président sortant qui refuse cependant d’accepter ce résultat, reconnu par la communauté internationale. Ce n’est qu’au terme d’un long bras de fer entre les deux prétendants que A. Ouattara finit par s’imposer à la suite de l’offensive militaire de ses alliés des « Forces républicaines de Côte d’Ivoire » (ex-rébellion du Nord) qui parviennent à mettre la main sur L. Gbagbo le 11 avril avec l’appui militaire de la France et des troupes des Nations unies. Fort d’un bilan économique encourageant, il est réélu pour un second mandat en novembre 2015.

Pour en savoir plus, voir l'article Côte d'Ivoire : histoire.