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John Sidney McCain

Homme politique américain (Coco Solo, Panamá, 1936).

Fils et petit-fis d'amiral de l'US Navy, pilote des « marines » (1958), il est grièvement blessé lors d'une mission de bombardement au-dessus du Nord Viêt Nam (octobre 1967) et fait prisonnier par le Viêt-cong. Libéré en 1973, après soixante-six mois de captivité pendant laquelle il est soumis à des actes de torture pour avoir refusé d'être libéré avant ses camarades, il retourne au pays auréolé d'une réputation d'intégrité et avec une stature de héros.

N'escomptant dans la Navy aucun avenir qui soit à la hauteur de ses ambitions, il s'engage dans la politique et est élu représentant républicain en 1982 puis sénateur de l'Arizona en 1986. Brièvement impliqué dans le scandale politique financier de Keating Five (1989) qui faillit mettre un terme à sa carrière, il milite, aux côtés d'un autre vétéran, le démocrate John Kerry, pour la réouverture des relations diplomatiques avec le Viêt Nam.

Rival malheureux de George Walker Bush à la course à l'investiture du camp républicain (2000), il affronte l'establishment du parti et parvient à faire adopter la réforme du financement des campagnes électorales (2002). À deux reprises, en 2001 et en 2003, il vote contre les baisses d'impôts bénéficiant essentiellement aux revenus les plus élevés. L'un des premiers à soutenir l'augmentation du nombre de troupes en Iraq, il fait adopter un amendement interdisant la torture (2005). Fort d'une affiliation incontestable et d'un bilan législatif qui lui confère un profil de non-conformiste appréciable dans un contexte de rejet dominant de l'administration sortante, l'« outsider » des primaires républicaines vient facilement à bout de ses concurrents (mars 2008) et est investi candidat à l'élection présidentielle du 4 novembre par son parti (septembre 2008).

Mais, après avoir fait sensation en révélant le choix de sa colistière Sarah Palin pour le poste de vice-président des États-Unis, tergiversé devant l'ampleur de la crise financière qui s'abat sur Wall Street, et finalement échoué à dissocier nettement les orientations de son programme de campagne de la politique menée par G. W. Bush, il suscite au sein de l'électorat un doute grandissant sur sa capacité à mener le pays par temps de difficultés économiques et internationales. Avec seulement 46 % des suffrages et 173 grands électeurs, il est perd la course à la Maison-Blanche face à son rival, le jeune sénateur de l'Illinois Barack Obama.

L'heure de la retraite politique n'a toutefois pas sonné pour ce sénateur plutôt modéré de 72 ans qui, au Congrès, compte bien faire entendre sa voix d'opposant à la majorité démocrate renforcée mais aussi, plus que jamais, continuer à jouer la carte du compromis.

Pour en savoir plus, voir l'article États-Unis : vie politique depuis 1945.