Député (1988-1993, 1997-2004), maire de Bordeaux (1995-2004), il est secrétaire général (1988-1994) puis président du Rassemblement pour la République (RPR) de 1995 à 1997. Dans la perspective de l'élection présidentielle de 2002, le RPR se transforme en Union en mouvement (UEM) puis en Union pour un mouvement populaire (UMP) – un grand parti de la droite et du centre – dont il assure la présidence de 2002 à 2004.
Ministre délégué auprès du ministre de l'Économie, des Finances et de la Privatisation chargé du Budget (1986-1988), il acquiert, à la tête du ministère des Affaires étrangères (1993-1995) dans le gouvernement Balladur, une certaine popularité. Il devient lui-même Premier ministre de 1995 à 1997 : ses premiers mois sont marqués par les grèves après l'annonce de son projet de réforme de la sécurité sociale et des régimes spéciaux de retraite. Deux ans plus tard, il démissionne après la défaite de la droite aux législatives anticipées de 1997. Condamné en 2004 à dix-huit mois d'inéligibilité politique (peine commuée à un an l'année suivante) dans l'affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris, il quitte ses fonctions parlementaires, municipales et partisanes et décide de se retirer momentanément à Québec où il enseigne avant de revenir sur le devant de la scène politique en 2006. Réélu à la mairie de Bordeaux (octobre 2006), il prend la tête du ministère de l'Écologie, du Développement et de l'Aménagement durables au sein du gouvernement Fillon en mai 2007 mais doit renoncer à ce poste à la suite de sa défaite aux élections législatives de juin. Il parvient néanmoins rapidement à renforcer aussi bien sa position locale, en tant que maire de Bordeaux (où il largement réélu en mars 2008), que celle sur le plan national, avec son retour au gouvernement en tant que ministre d'État, ministre de la Défense et des Anciens combattants (novembre 2010), puis ministre des Affaires étrangères et européennes (2011-2012).
Pour en savoir plus, voir les articles France : vie politique depuis 1958, Ve République.